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Fortification et Mémoire - glossaire technique
Catégorie: Défense
Date & Pays: 30/07/2015, Fr.
Mots: 95


Affût
Assemblage, en bois puis en métal, supportant le tube d'une arme à feu lourde, au moins lors du tir.

Angle
Angle flanquant : angle par lequel le flanc d'un bastion se rattache à la courtine.

Apparaux
Matériels nécessaires aux manœuvres des canons.

Appareil
Technique pour tailler, disposer, dresser et assembler les blocs de pierre constituant un ensemble maçonné. Suivant la manière dont les pierres sont agencées, on distingue appareil irrégulier ou régulier, polygonal, en arête de poisson, en carreaux et boutisses, en moellons dressés et en pierres de taille.

Ardillon
Petit piquet aiguisé dépassant du sol de presque 25 centimètres. Il se présente comme la version contemporaine du stimuli des Romains (entre autres). Les ardillons disposés entre les piquets de réseaux, qui servaient de point d'ancrage au barbelé, étaient également des obstacles particulièrement dangereux. Ils sont maintenant souvent invisibles, cachés par les herbes, mais peuvent occasionner de graves blessures aux promeneurs inattentifs.

Armée de secours
Dans tous les sièges, une armée de secours est attendue dans les trois mois afin qu'elle débloque de l'extérieur les assiégés malgré la ligne de circonvallation et puisse faire pénétrer dans la place forte assiégée : renfort, munitions et vivres par la porte dite « du secours ».Dans le sens premier du terme, un arsenal est un établissement militaire, qui peut être « royal » ou « national », un lieu où l'on construit, entretient, répare et préserve les navires de guerre et où leurs équipements et avitaillements sont assurés. Dans un sens moderne datant du XVIIe siècle, en dehors de toute référence exclusive au monde maritime, l'arsenal désigne un lieu de fabrication des armes et des munitions. Il indique par extension au siècle suivant un dépôt de matériel militaire et d'armes, ou, de façon triviale, une grande quantité d'armes.

Arsenal
Dans le sens premier du terme, un arsenal est un établissement militaire, qui peut être « royal » ou « national », un lieu où l'on construit, entretient, répare et préserve les navires de guerre et où leurs équipements et avitaillements sont assurés. Dans un sens moderne datant du XVIIe siècle, en dehors de toute référence exclusive au monde maritime, l'arsenal désigne un lieu de fabrication des armes et des munitions. Il indique par extension au siècle suivant un dépôt de matériel militaire et d'armes, ou, de façon triviale, une grande quantité d'armes.

Avant-cuirasse
Dans la fortification bétonnée et cuirassée (après 1885), c'est l'anneau de fonte dure isolant la tourelle du massif de maçonnerie où elle est emboîtée; cela afin d'éviter que la maçonnerie désintégrée ne coince la tourelle.

Bandeau
Assise de pierre saillante, à profil rectangulaire ou arrondi, formant une bande horizontale continue le long d'un mur, destinée à protéger le mur du ruissellement des eaux de pluie. Pourtournant horizontalement un édifice, il est souvent employé pour en marquer les différents étages.

Barbacane
Le terme barbacane désignait pendant le Moyen Âge un ouvrage de fortification avancé qui protégeait un passage, une porte ou poterne, et qui permettait à la garnison d'une forteresse de se réunir sur un point saillant à couvert, pour faire des sorties, pour protéger une retraite ou l'introduction d'un corps de secours.

Barbelé
Le mot barbelé vient de l'ancien français barbele qui désignait des objets hérissés de pointes (probablement issu du mot barbe). Appelé aussi ronce artificielle ou barbelé, c'est une forme de fil de fer fabriqué de sorte à être piquant avec des pointes ou des angles parfois coupants disposés à intervalle régulier. Le fil barbelé a été beaucoup utilisé sur les champs de bataille. Déroulé et déposé simplement sur le terrain, il freine la progression des soldats, qui peuvent même s'y emmêler. Dans ce cas, le fil est composé de lames coupantes. Le 24 novembre 1874, l’Américain Joseph Glidden de DeKalb (Illinois), déposa le brevet du fil de fer barbelé le plus répandu et construisit la première machine capable de le produire en grande quantité.

Barbette
En artillerie, une barbette est un blindage complet entourant une arme et ses servants. Il s'agit d'un mur de blindage fixe, en forme de cône, sur le pont d'un navire de guerre, en débord, ou en porte à faux, sur la coque, au fuselage d'un avion ou au bâti d'une fortification. L'arme y est montée sur un pivot et l'opérateur tourne avec elle. Pour des raisons évidentes, la barbette est à ciel ouvert, afin de laisser à l'arme un débattement optimal.

Bastille
Ouvrage extérieur placé en avant d'une fortification pour en défendre les accès; la bastille se distingue de la barbacane par son plan fermé et par la présence d'une garnison propre.

Bastion
Son invention au début du XVIe siècle est une réponse au développement de l'artillerie et de l'emploi des mines. On attribue les premiers essais de construction de fortifications bastionnées à Francesco di Giorgio Martini.

Batardeau
Le batardeau est, dans la fortification, un massif de maçonnerie qui traverse toute la largeur du fossé : on le place ordinairement vis-à-vis les angles saillants des bastions et des demi-lunes, et sur le prolongement des capitales de ces ouvrages.

Batterie
Groupement de pièces d'artillerie installées tant pour l'attaque que pour la défense. A l'origine, la batterie se composait d'une terre-plein où les pièces étaient alignées sur des plate-formes derrière une masse couvrante, appelée épaulement ou coffre et précédée d'un fossé creusé surtout pour fournir la terre nécessaire. Si elle constitue un petit ouvrage à ciel ouvert, c'est la batterie casematée. Certains de ces ouvrages prennent la forme de tours, comme les tours anglaises Martello. Les batteries cuirassées sont des ouvrages revêtus de fer ou d'acier comme les coupoles ou tourelles des forts détachés. Jusqu'à l'avènement du canon de 75 à tir rapide, les batteries de campagne françaises étaient composées de six pièces d'artillerie avec leurs caissons à munitions et voitures de service. A partir de 1899, elles furent ramenées à quatre pièces (artillerie lourde comprise). En outre, l'artillerie lourde à grande puissance (ALGP) comme l'artillerie lourde sur voie ferrée (ALVF) n'en comportaient que deux (obusiers de 340 et 400 mm).

Berme
Passage étroit séparant une tranchée des terres de déblai provenant de son creusement. En fortification, espace ménagé entre entre l'escarpe du fossé et le pied du rempart. La berne permet de circuler autour de l'ouvrage et empêche que ne les éboulements provoqués par un bombardement ne comblent le fossé. Dans la fortification bastionnée, espace ménagé entre le pied du talus extérieur et le sommet du mur d'escarpe. Il sert à reporter en arrière le poids des terres et empêche qu'elles ne se déversent dans le fossé.

Bombe
(sous Vauban) Les premières bombes ont été réalisées dans les États allemands, mais c'est Jean Bureau, grand maître de l'artillerie de Charles VII, qui en perfectionnera la fabrication. Les premières seront utilisées en 1452 au siège de Bordeaux. Elles sont constituées par deux hémisphères de métal reliés après remplissage de poudre noire ; on les amorcera initialement avec une simple mèche de soufre et de salpêtre.

Bonnette
Passage étroit séparant une tranchée des terres de déblai provenant de son creusement. En fortification, espace ménagé entre entre l'escarpe du fossé et le pied du rempart. La berne permet de circuler autour de l'ouvrage et empêche que ne les éboulements provoqués par un bombardement ne comblent le fossé. Dans la fortification bastionnée, espace ménagé entre le pied du talus extérieur et le sommet du mur d'escarpe. Il sert à reporter en arrière le poids des terres et empêche qu'elles ne se déversent dans le fossé.

Bossage
Saillie brute ou façonnée (bombée ou demi-sphérique) donnée à la partie visible des blocs composant certains murs appareillés. Cette taille de la pierre (déjà employée par les Croisés) outre, de donner au mur un motif décoratif en relief présente la particularité d'être très résistante aux divers projectiles, tout en les empêchant de ricocher. Employé uniquement dans l'architecture militaire jusqu'au XVe siècle. Le bossage devient décoratif à partir du XVIe siècle, on parle alors de bossage vermiculé à table saillante, en pointe de diamant. Voir aussi : http://bossage.e-monsite.com/pages/pages-masquees/le-bossage.html

Boulevard
Dans les fortifications, le boulevard est un terre-plein à l'extérieur du corps de place, rempart élevé en terre gazonnée en avant d'une fortification antérieure non prévue pour le tir au canon. Il passe ensuite à l'état de terrassement permanent revêtu de pierre ou de maçonnerie épaisse, défendu par des fossés, des batteries couvertes et à barbette. Le boulevard devient alors la principale défense des places, il protège les anciens murs, forme un saillant considérable et n'est relié à l'ensemble de la forteresse que par des lignes étendues. Au XVIe siècle, le mot italien baluardo, boulevard, désigne un bastion, une rondelle, un bastillon ou un cavalier. Les promenades plantées d'arbres remplaçant les anciennes fortifications remplaçant les anciennes fortification...

Boyau
Fossé en zigzag édifié dès l'apparition de l'arquebuse (début du XVIe siècle). Il permet des mouvements de troupe et le ravitaillement de l'arrière à la première ligne sans être (trop) exposé au tir ou à la vue de l'ennemi.

Braie
(fausse) Organe apparu avec l'artillerie et conçu pour la défense des fossés. On la dispose en avant du rempart principal. Elle est constituée d'un mur assez bas pour être masqué par le relief de la contrescarpe. Dans la fortification moderne, elle se transforme en contre-garde et couvre-faces. Ces défenses seront abandonnées au profit du boulevard.

Bretèche
Une bretèche est un petit avant-corps rectangulaire ou à pans coupés, plaqué en encorbellement sur un mur fortifié au Moyen Âge (mur de château fort, forteresse, ville, ferme, manoir ou église fortifiés), défendant par un flanquement vertical la base de la muraille (bretèche de façade), une ouverture dans ce mur (porte, poterne) ou un angle (bretèche d'angle).

Bunker
De l’allemand Bunker, lui-même emprunté, au XIXe siècle, à l’anglais bunker au sens de « entrepôt à charbon dans une usine, soute à charbon dans un navire. ». Le bunker devient la « soute où dorment les marins » puis « soute » puis « entrepôt », réemprunté à l’allemand au sens militaire. Il désigne une soute, une casemate ou un réduit fortifié bétonné. Il est plus particulièrement employé dans la ligne fortifiée Siegfried et le Mur de l'Atlantique. Le bunker est souvent profondément enterré et puissamment bétonné. En français, il fait double emploi avec blockhaus et peut pratiquement toujours être rendu par casemate ou fortin.



Calibre
Le calibre d'une arme à feu désigne le plus souvent le plus grand diamètre de ses projectiles, mais aussi parfois celui du canon. Dans le cas des canons rayés il est alors mesuré soit au plus profond (gorge) soit au sommet (crête) des rayures.

Cannonière
Avec l'apparition des armes à feu, on transforme ou on remplace progressivement les meurtrières et les archères par des canonnières, afin de tirer avec les premières bombardes à main ou couleuvrines.

Capitale
Axe principal d'un ouvrage. C'est une ligne passant successivement par les saillants d'un ouvrage et de son chemin couvert, qui dans un ouvrage régulier en constitue la bissectrice. La capitale d'une tour est perpendiculaire à sa gorge. La capitale d'un bastion est la bissectrice d'un angle saillant.

Caponnière
Apparue au milieu du XVe siècle sous la dénomination initiale de moineau puis de caponnière à peine cinquante plus tard, la caponnière « première définition » était une alternative aux tours médiévales. Sa conception avait été stimulée par les constants progrès de l'artillerie à poudre auxquels les ingénieurs militaires se devaient d'apporter rapidement des parades efficaces. On constata à cette époque que le franchissement du fossé constituait une des phases les plus cruciales d'un siège et qu'un fossé intelligemment conçu et bien défendu pouvait constituer, à moindres frais, un obstacle redoutable. Plus limitées dans leur usage tactique (puisqu'elles ne servaient qu'à la défense le fossé) mais bien moins coûteuses à construire que...

Caronade(ou Carronade)
Une caronade ou carronade est une pièce d'artillerie courte développée par la fonderie écossaise Carron à partir de 1779. Elle est mise en service sur tous les navires de la Royal Navy trois années après les essais sur le HMS Duke (vaisseau de 2e rang de 90 canons). Les carronades n'étaient pas comptées dans le nombre de canons d'un vaisseau mais pouvaient constituer l'armement principal d'une frégate ou d'un brick.

Casemate
Une casemate, également appelée bunker ou blockhaus, est un local, souvent partiellement enterré, d'une fortification, d'un fort voire d'une tranchée, qui est à l'épreuve des tirs ennemis. On peut classer les casemates en deux catégories : les casemates passives destinées à abriter la troupe ou du matériel, comme, dans un casernement de fort Séré de Rivières ou dans le Führerbunker, le bunker protégeant Hitler des ennemis et des tirs d'obus, et les casemates actives protégeant ainsi des organes de tir (casemate d'artillerie ou d'infanterie).

Caserne
La caserne, du latin castra, est un bâtiment spécifiquement destiné au logement des troupes. Aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle, les soldats de l'armée française étaient « casernés » chez les habitants de leur ville de garnison. Les premières casernes ont été construite sous le règne de Louis XIV. Par règlement royal du 3 décembre 1691, on construisit des casernes pour abriter les Gardes-Françaises. C'est au début du XIXe siècle (vers 1820) que le territoire français aura assez de casernes pour loger l'ensemble des troupes.

Cavalier
Ouvrage intérieur au corps de la place, inventé pour dominer les courtines de manière à y placer de l'artillerie pour augmenter leur champ de tir. Le cavalier devient un élément de la fortification bastionnée. A cause des progrès de l'artillerie, cet ouvrage, devenu trop exposé, est abandonné après 1895.

Chambre de tir
Local d'un ouvrage défensif où sont placés un ou plusieurs canons.

Chemin couvert
Avancée de corps de place ménagée sur la contrescarpe derrière un relief de glacis, de hauteur suffisante pour permettre la circulation des défenseurs à l'abri des coups et des vues de l'ennemi. Il peut être coupé de distance en distance par des places d'armes servant aux rassemblements. Cette disposition importante dans le tracé bastionné est toujours présente dans le tracé polygonal.

Circonvallation
(ligne de) Du verbe latin circumvallo (« faire la circonvallation »), composé de circum- (« autour ») et vallum (« palissade »), littéralement « faire une palissade autour ». Tranchée à parapet, à redoutes, à place d’armes, etc., que des assiégeants font autour de leur position pour se garantir des attaques du dehors et pour empêcher qu’il n’entre du secours dans la place assiégée. Les ouvrages réalisés par Jules César lors du siège d'Alésia, ou par Vauban pour le siège de Maastricht en sont une bonne illustration.

Citadelle
Le terme de citadelle peut désigner deux formes de fortifications différentes. L'acception la plus courante est la partie fortifiée d'une ville. Un assaillant qui capture la ville reste en effet dans une situation précaire tant qu'il n'a pas pris la citadelle, exposé à des sorties des défenseurs ou à des tirs d'artillerie. Parce qu'elle est naturellement l'endroit où siège la garnison et parfois l'autorité politique, elle peut également avoir un rôle dissuasif pour éviter des révoltes. Une citadelle est généralement dans la ville elle-même, mais peut aussi être en dehors si la position est plus intéressante (sur une colline par exemple).

Coffre de contrescarpe
Remplaçant des caponnières, le coffre de contrescarpe est un organe de flanquement du fossé d'un fort. Intégré à la contrescarpe du fossé, et situé aux saillants d'un fort, il peut être simple ou double tirant ainsi dans une ou deux parties du fossé. Le plus souvent mais pas nécessairement, le coffre de contrescarpe est relié au reste du fort par une galerie passant sous le fossé. Sa position avancée vers l'ennemi, le rend vulnérable au travail de sape, il est ainsi, fréquemment, le point de départ pour des galeries de contre-mines.

Contre-garde
Ouvrage extérieur détaché, dérivant de la fausse-braie. En avant d'une demi-lune, elle est destinée à couvrir celle-ci. Elle est généralement la même forme que le redan et comme lui est ouverte à la gorge. La contre-garde peut être en forme de V inversé ou de fer à cheval.

Contrebattre
Répondre par un tir d'artillerie à une attaque d'artillerie.

Contrescarpe
Talus du fossé regardant la place et faisant face au rempart. Dans la fortification moderne, on l'a revêtue d'un mur de soutènement. L'organisation de la contrescarpe donne naissance au chemin couvert et au glacis.

Corbeau
Grosse pierre, pièce de bois ou de fer mise en saillie sur un mur et servant à supporter une poutre, une corniche ou un encorbellement.

Courtine
Mur de fortification continue entre deux tours ou deux bastions. Une enceinte est une alternance de courtines et de points forts (bastions ou tours).

Créneau
Ouverture réservée au-dessus d'un parapet entre deux merlons. Le crénelage est une succession de créneaux et de merlons, les défenseurs pouvant ainsi tirer et se mettre à couvert. Dans la fortification moderne, on appelle créneaux, les ouvertures de tir verticales ou horizontales (exemple, les créneaux de fusillade des fortifications du XIXe siècle).

Dame
En fortification, il s'agit d'un obstacle massif en forme de tourelle, à cheval sur le faîte d'un batardeau, d'un chemin couvert, d'une caponnière, empêchant l'ennemi de s'en servir de cheminement. Voir batardeau.

Défiler
Défiler un ouvrage, c'est le disposer de telle sorte que les crêtes et, à leur défaut, des masses couvrantes, dérobent aux vues de l'assaillant, le personnel et le matériel placés à l'intérieur. Le défilement n'est jamais absolu. On le définit d'ailleurs par la mesure de la tangente de l'angle maximal de chute des projectiles, angle au-delà duquel la protection n'est plus assurée (exemple défilement au 1/2, au 1/4). La zone protégée se nomme la zone défilée.

Défiler
Défiler un ouvrage, c'est le disposer de telle sorte que les crêtes et, à leur défaut, des masses couvrantes, dérobent aux vues de l'assaillant, le personnel et le matériel placés à l'intérieur. Le défilement n'est jamais absolu. On le définit d'ailleurs par la mesure de la tangente de l'angle maximal de chute des projectiles, angle au-delà duquel la protection n'est plus assurée (exemple défilement au 1/2, au 1/4). La zone protégée se nomme la zone défilée.

Demi-lune
Une demi-lune constitue avec la tenaille, située derrière elle, les éléments des fortifications classiques qu'on appelle les dehors. Elle alterne avec les bastions, pour croiser ses feux avec ceux-ci. Placée devant la courtine du corps de place et plus haute qu'elle, elle dérobe celle-ci aux vues et aux tirs de l'assaillant. Détachée du corps de place et non protégée sur l'arrière, sa prise ne constitue pas un avantage déterminant pour l'attaquant qui a des difficultés pour s'y maintenir et amener de l'artillerie pour attaquer la place elle-même. Vauban la dote d'un réduit qui complique encore sa capture. Elle sert en outre souvent à protéger les portes de la place.

Ebrasement
Élargissement en ligne biaise des murs encadrant une baie et permettant aux battants de s'ouvrir plus facilement ou à la lumière de pénétrer plus largement.

Echauguette
L’échauguette désignait, du XIVe au XVIe siècle, la sentinelle. Actuellement, le terme désigne la petite construction destinée à abriter, dans un château fort ou une fortification, le veilleur surveillant le pays sur un large horizon.

Encuvement
Vaste aire circulaire bétonnée construite au niveau du sol ou légèrement enterrée avec, en son centre, un pivot coulé dans une plaque de béton permettant de fixer l'affût du canon et de permettre ainsi sa rotation. Parfois, la rotation s'effectue grâce à une couronne montée sur roulements de galets. Un parapet muni de niches sert à stocker les munitions et suivant la taille des niches, de protection pour les servants de la pièce.

Epaulement
Sorte de rempart fait de fascines et de terre, etc., qui sert principalement pour garantir du feu de l’ennemi une troupe ou une batterie.

Escarpe
L'escarpe est celui des deux talus d'un fossé qui se trouve du côté de la place, le talus opposé étant la contrescarpe. L'escarpe est soit en terre, soit revêtue en maçonnerie. Les premières escarpes, hautes et verticales, rappelaient les murailles antérieures où le rôle de la contrescarpe était insignifiant. L'emploi de l'artillerie tirant de loin fit sentir le besoin de défiler les escarpes contre les coups, d'où l'idée de les réduire et de les enterrer dans un fossé.

Fascine
Une fascine peut servir à : combler les fossés avant une attaque, protéger les combattants, comme les engins et les pièces d'artillerie.

Flanquement
Dans le tracé d'une fortification, c'est l'action de flanquer, de défendre un ouvrage ou une partie d'ouvrage par d'autres ouvrages latéraux. Une tour, un saillant, une caponnière ou un coffre assurent un flanquement horizontal. Un tir fichant à partir d'un mâchicoulis, d'une bretèche ou d'un créneau de pied assure le flanquement vertical du pied des murs. Le rôle du flanquement est d'annuler les angles morts. Il y a flanquement intégral quand toutes les parties d'une enceinte sont battues.

Flanquer
Action de défendre un ouvrage, une position ou une unité par des interventions de troupes sur les flancs ou par des feux parallèles à la position ou au front ami.

Fortification polygonale
Le marquis Marc René de Montalembert (1714-1800) conçoit un nouveau système de défense, la fortification polygonale en rupture totale avec la fortification bastionnée. Il substitue la notion de camp retranché entouré d’une couronne de forts à celle de place vouée à la défense d’un point stratégique isolé qui a progressivement perdu toute valeur militaire. En effet, les progrès de l’artillerie, notamment en portée et en précision, permettent de s’affranchir du tracé bastionné, voué à la sûreté rapprochée. Le flanquement ‘’perpendiculaire’’ en déployant sur un front un plus grand nombre de pièces aux performances accrues, assure à la fois de pouvoir contrebattre à longue distance l’artillerie de l’assaillant et se flanquer par l’appui mutuel d...

Fossé
Principal obstacle de la fortification, il comporte trois paramètres principaux : largeur, profondeur, mur d'escarpe. Fortement recommandé par les ingénieurs grecs dès la fin du IVe siècle avant J.C., le fossé n'était souvent que le résultat du prélèvement des terres nécessaires à l'édification de la levée. Il devient de règle après les Croisades, rendant l'approche des machines de siège plus difficile, forçant l'ennemi à faire des comblements et compliquant considérablement l'usage des mines. Sa grande largeur au Moyen Age (de 12 à 20 mètres) est parfois exceptionnelle comme à Paris (30 mètres pour les douves de Charles V, non compris un dos de 5 à 6 mètres séparant un fossé sec de 15 mètres), diminue et se soumet à des règles strictes...

Fossé diamant
Dans la fortification moderne, le fossé diamant est un petit fossé affectant la forme d'un diamant taillé (formes anguleuses), situé en avant des ouvrages. Ce fossé est large d'un mètre à cinq mètres et profond de trois mètres à quatre mètres. Il est situé en avant de toutes sortes d'ouvrages tels que : caponnières, poternes, entrées, casemates, blocs... . Ce fossé précéde les embrasures d'un organe de défense de façon à empêcher toute approche de ces dernières. Il était demandé que le fond du fossé diamant se situe à trois mètres au moins en dessous du niveau inférieur des embrasures. le fossé diamant sert aussi à éviter que les amas de débris de maçonnerie pouvant être provoqués par les tirs au pied des ouvrages ne viennent rapidement obturer les embras...

Gabion
Le mot provient de l’italien gabbionne signifiant « grosse cage ». Le gabion était originellement un système défensif utilisé pour rapidement protéger une position de tirs d’artillerie ou de balles.

Gargousse
C'est la charge de poudre d'une bouche à feu contenue dans une enveloppe de tissu ou de papier.

Glacis
Raccorde la crête du chemin couvert au terrain extérieur. Il se présente en pente assez douce pour que son plan passe en dessous de la crête du parapet afin que les défenseurs puissent l'apercevoir complétement et le battre de leurs feux. Vu de la campagne, il masque les chemins couverts et l'escarpe.

Gorge
Partie d'un ouvrage placée du côté du terrain sur lequel l'ennemi à le moins de chance de venir s'établir. Dans l'architecture bastionnée, les ouvrages dont la gorge n'est munie d'aucun parapet sont dits : ouverts à la gorge. Ceux dont la gorge est défendue sont dits : fermés à la gorge. La gorge d'un fort du système polygonal se trouve du côté opposé à l'ennemi, on parle alors de front de gorge. C'est là que l'on trouve ses éléments les plus sensibles: entrées, puits, télégraphe, réserves... .

Haha
Interruption, coupure (d'au moins quatre mètres et profonde) pratiquée dans un passage à l'exemple d'une poterne, dans une rampe, un escalier...que l'on franchit sur un pont mobile, des poutrelles ou des madriers faciles à ôter en cas de besoin.

Hourds
Dans l'architecture militaire du Moyen Âge, c'est un ouvrage en bois, dressé en encorbellement au sommet des courtines ou des tours, destiné à recevoir des défenseurs, surplombant par une avancée le pied de la maçonnerie et donnant un flanquement plus étendu, une saillie très favorable à la défense. À la fin du Moyen Âge, les hourds, qui sont des constructions provisoires, vulnérables au feu, sont remplacés par leur équivalent en pierre : un encorbellement couronne systématiquement le sommet des murailles et des tours, les créneaux sont plus étroits, des meurtrières sont pratiquées dans les merlons. La protection est ainsi permanente, invulnérable au feu, résiste mieux aux projectiles envoyés par les catapultes diverses, protège mieux les défenseurs, et ne risque ...

Lunette
Ouvrage avancée ou détachée de architecture bastionnée. On l’emploi le plus souvent pour couvrir un passage. Dans l'organisation des places fortes (période 1870 à 1885, c'est la forme qui remplit les meilleures conditions pour les forts détachés de la fortification permanente sur un terrain idéal. Il suffit de donner à chacun des côtés de l'ouvrage une longueur d'autant plus grande que le but qu'il doit battre est plus important. Petit ouvrage avancé sur les dehors, pour surveiller des approches cachées à la place. Elle est souvent placée sur la capitale (axe de symétrie) d’un bastion.

Lunette d'Arçon
C'est un ouvrage avancé composé de deux faces et de deux flancs, une sorte de bastion qui serait détaché du reste de la place. L'ouvrage peut être ouvert à la gorge pour que l'on puisse battre facilement son intérieur à partir des parapets du chemin couvert situés en arrière. La lunette d'Arçon a pour particularité de disposer d'un réduit de sureté construit à l'intérieur, à proximité de la gorge. Celle-ci n'a pas une forme angulaire, comme on pourrait s'y attendre mais prend l'aspect d'une tour ronde à deux niveaux, l'un servant d'abri l'autre pour le combat. La tour est couronnée de mâchicoulis ce qui lui donne un petit air de donjon médiéval. Les contrescarpes des fossés sont casematées pour permettre les tirs de revers. Des galeries souterraines mettent en comm...

Mâchicoulis
Un mâchicoulis est une structure de pierre faisant encorbellement, dotée d'ouvertures, et placée au sommet d'une tour ou d'une courtine, ce qui permet un tir fichant.

Mâchicoulis
Un mâchicoulis est une structure de pierre faisant encorbellement, dotée d'ouvertures, et placée au sommet d'une tour ou d'une courtine, ce qui permet un tir fichant.

Mantelet
Un mantelet est une espèce de table mobile à roues, composée de madriers, qu’un homme peut faire avancer verticalement devant lui par deux timons.

Merlon
Partie pleine au-dessus d'un parapet, entre deux créneaux (ou entre deux embrasures dans la fortification terrassée).

Moineau
Le moineau est un petit ouvrage fortifié apparu dans l'architecture militaire au XVe siècle afin de compléter le dispositif défensif des systèmes de fortification.

Musoir
Extrême pointe d'une jetée ou d'une digue. - Synonyms: Musoirs

Névrobalistique
Artillerie antérieure à la poudre, dont le mécanisme de lancement est basé sur des cordages tordus puis détendus par ressorts et contrepoids.

Névrobalistique
Artillerie antérieure à la poudre, dont le mécanisme de lancement est basé sur des cordages tordus puis détendus par ressorts et contrepoids.

Orillon
Le terme désigne une pièce ou appendice saillant ayant la forme d'une oreille.

Ouvrage à cornes
Un ouvrage à cornes est une fortification consistant en un ouvrage avancé hors du corps de la place, et qui est composé d'une courtine et de deux demi-bastions. Ce type d'ouvrage est un élément de la fortification bastionnée et applique les principes du tracé à l'italienne.

Parados
Terrassement protégeant les défenseurs d'un rempart et/ou d'une tranchée contre les attaques de revers. C'est également une élévation de terre disposée derrière les batteries pour mettre les servants à l'abri des projectiles arrivant à revers.

Pas-de-souris
Petit escalier de communication dans la contrescarpe du fossé, vers le chemin couvert ou un ouvrage extérieur. La marche inférieure peut être à 1,50 mètre du fond du fossé, permettant de conserver la fonction d’obstacle, et être remplacée par une échelle mobile en bois.

Place forte
Une place forte, ou communément en langage militaire, une place, est un ensemble cohérent de fortifications visant à protéger non seulement le terrain enclos, mais aussi le terroir environnant et un territoire situé en arrière (vis-à-vis d'un ennemi) de la place. Les places fortes s'établissent sur les voies géographiques les plus aisées, les points de passage les plus fréquentés : soit des franchissements (site-pont, col de montagne), soit des atterrissages ou des points d'accostage (en bord de mer, de lac ou de rivière), soit tout point d'une route fréquentée.

Poliorcétique
La technique du siège, aussi bien celle de la défense que celle de l'attaque, se nomme la poliorcétique. Ces opérations comprennent souvent un blocus, qui permet d’affaiblir la place en la coupant de tout soutien. L’objectif est d’obtenir sa reddition ou de réaliser sa prise plus facilement. Le terme poliorcétique vient du grec poliorketikos, qui désigne ce qui est relatif à la technique du siège des villes et places fortes, ou l'art et la technique du siège. On l'applique aussi à la défense des villes contre les sièges.

Pont dormant
Il s'agit d'une œuvre d'architecture défensive, intégrée à une structure fortifiée, dont il est généralement un des rares accès possibles et pouvant être facilement contrôlé. Il peut être soit : un pont établi sur un fossé et qui est fixe, contrairement au pont-levis,ou la partie fixe du pont à laquelle est rattaché le pont-levis. Sa position est dite dormante. L'appellation dormant ou dormante fait donc référence à l'immobilité de cette structure d'accès, par opposition à la mobilité du pont-levis. Il doit nécessairement se trouver sous les feux des bastions ou des caponnières.

Poterne
Une poterne est une petite porte qui est intégrée aux murailles d'une fortification, de façon discrète et qui permettait aux habitants du château de sortir ou rentrer à l’insu de l’assiégeant. Placée dans le bas des courtines, au niveau des fossés, elle était généralement sous la protection des meurtrières d'une tour proche ou d'une bretèche.

Ravelin
Nom donné aux XVe et XVIe siècles à la demi-lune ou barbacane. Sa forme peut être circulaire, en fer à cheval (Brest) ou en V conforme au tracé bastionné. Dans ce tracé, le ravelin se distingue de la contre-garde en ce qu'il est situé devant la courtine, l'autre se situant devant les coins ou angles flanqués des bastions.

Redan
Se dit des lignes, des faces qui forment des angles saillants et rentrants, de manière à se flanquer réciproquement.

Redoute
Ouvrage de fortification extérieur ou détaché d'une fortification permanente ou passagère, de faible capacité , complètement fermé et ne présentant pas d’angles rentrants. Si l’ouvrage présente des angles rentrants, c’est un fort.

Réduit de demi-lune
Ouvrage construit à l'intérieur d'un autre pour permettre aux défenseurs de s'y réfugier lorsque l'ouvrage principal est investi. Dans la fortification moderne, le réduit de demi-lune contribue à la défense de la demi-lune qui le contient.

Réduit de demi-lune
Ouvrage construit à l'intérieur d'un autre pour permettre aux défenseurs de s'y réfugier lorsque l'ouvrage principal est investi. Dans la fortification moderne, le réduit de demi-lune contribue à la défense de la demi-lune qui le contient.

Rue du rempart
C'est le chemin qui, dans les forts à batterie basse, relie entre elles l'ensemble des traverses-abris. Elles servent de chemin de circulation pour les pièces d'artillerie.

Taluté
Relevé en talus en parlant de la terre. En fortification, les talus de rempart sont les plans inclinés qui déterminent le profil du repart d'un ouvrage (talus de banquette, d'escarpe, de contrescarpe, de remparts intérieur ou extérieur, etc..).

Tenaille
Dehors bas placé devant la courtine d'un front bastionné et composé de deux faces en angle rentrant, qui sont généralement dans le prolongement des faces des demi-bastions d'encadrement. Comme ouvrage de complément d'un front bastionné, la tenaille peut avoir des tracés divers : la tenaille bastionnée a le tracé d'un front bastionné. Dans la tenaille à pan-coupé, les deux faces, au lieu de se rencontrer en angle, sont réunies par un petit front droit. S’il existe un passage dans l'angle, séparant les faces on parle de tenaille à passage. Souvent, ce passage est en relation avec une double-caponnière.

Tirer à barbette
Espèce de plate-forme ou de petite élévation de terre, qui se fait ordinairement dans les angles d'un bastion pour y placer du canon, qui tire par-dessus le parapet. Tirer le canon à barbette, c'est le tirer à découvert sans épaulement de terre pour abriter les servants.

Tobrouk
Le nom de Tobrouk est attribué à un petit ouvrage bétonné enfoui dans le sol. Ce dernier, plus communément, appelé Ringstand, est issu du programme des fortifications de campagne renforcées, donc bétonnés, codé dans la terminaison allemande Vf pour Verstarktfeldmässig. A chaque ouvrage de ce programme, un numéro de construction est attribué correspondant à un type de réalisation doté d'un armement spécifique.

Tour d'artillerie
Suite à l'apparition du boulet métallique, on abaisse les tours à la fois pour les soustraire aux coups directs, et pour y placer les canons de la place forte. On en construit de nouvelles plus basses, aux murs plus épais, ressemblant plus à des plateformes qu'à des tours. Rondes d'abord, puis ensuite de formes variées.

Traverse
La traverse est une accumulation de terre ou un mur épais disposé en travers des chemins couverts, des terre-pleins des bastions et des courtines pour garantir les pièces des tirs d'enfilade ou d'écharpe. Il peut s'agir également d'un local construit en travers d'une courtine, par exemple, et protégé des coups, pour servir de stockage ou d'abris.