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Bruzelius - Vocabulaire contenant les termes et expressions nautiquesles plus usités en voilerie
Catégorie: Sport et Loisirs > navigation la voile
Date & Pays: 02/05/2015, Fr
Mots: 321


ADONNER
Synonyme d'allonger; on dit: a toile a adonné, c'est-à-dire qu'elle a cédé, allongé. (V. Allongement.)

AIGUILLE
Les aiguilles à voiles sont cylindriques vers le chas (trou par lequel passe le fil) et triangulaires vers la pointe. Le carrelet le l'aiguille est cette partie triangulaire, dont les arêtes doivent être adoucies sous peine de couper les fils de la toile.

AILERON
Terme d'atelier qui signifie l'ensemble de pointes de côté d'une voile carrée. Ainsi on dira; l'aileron de tribord d'un hunier, d'un perroquet, etc.

ALLONGEMENT
C'est l'effet inévitable du premier travail que fait un cordage neuf. L'allongement est, au contraire, peu sinsible dans les cordages qui ont servi. C'est pour cela qu'on emploie pour certaines ralingues des filins demi usés, et que, lorsqu'on en emploie de neufs, il faut les faire allonger sous le palan, afin qu'une fois placés dans la voile ils n'y allongement plus.

ALLONGE
C'est la réunion des bouts de laizes employés à augmenter la chute d'une voile carrée. L'allonge s'assemble à part; ensuite on la pose à points debout, et si l'écart en plein n'est pas sous une bande de ris on le recouvre avec un renfort large de 0m,05.

ALLURE
Direction de la route par rapport au vent. On en distingue trois principales: l'allure du vent arrière, l'allure largue et l'allure du plus près.

ALLURES
Qualités bonnes ou mauvaises d'un navire. On dit qu'un navire a de bonnes ou de mauvaises allures, suivant qu'il gouverne bien ou mal, que ses mouvements sont doux ou durs, qu'il tient bien la mer, ou qu'il embarque de l'eau, etc.

AMARRAGE
Attache qu'on fait de deux filins l'un sur l'autre au moyen d'un autre beacoup plus faible. En voilerie ce mot, l'amarrage, s'entend surtout de celui qu'on fait aux points d'écoute des voiles pour prévenir l'écartement des ralingues et ménager la toile à l'angle du point. Il ne faut pas que l'amarrage des points d'écoute comprime le filin, il doit être sans bridure et couché sur la toile, de manière à laisser les deux ralingues libres dans leur action. Les amarrages bridés ont pendant longtemps causé la rupture des points d'écoute.

AMURE
Cordage qui sert à établir du côté du vent le point inférieur d'une basse voile. Les voiles auriques et latines ont des amures presque toujours dormantes, cést-à-dire amarrées à poste fixe. Les bonnettes ont des amures qui sont des manœuvres courantes. On dit qu'on a les amures à tribord ou à bâbord, pour indiquer que le vent est reçu par tribord ou par bâbord.

ANCRE FLOTTANTE
C'est un rectangle en toile très-forte, transfilé sur un cadre en bois ou en corde, et destiné à maintenir le navire contre la grosse mer, lorsqu'on ne peut pas employer d'autres moyens.

ANTENNES
Vergues des voiles latines. Elles sont longues et formées de plusieurs pièces roustées ensemble.

APIQUAGE
Synonyme d'inclinaison. L'apiquage d'une voile aurique est l'angle de sa corne ou de sa draille avec l'horizon. Le meilleur apiquage est celui qui donne à l'envergure et à la bordure d'une voile des coupes moyennes aussi rapprochées que possible du droit fil.

ARRONDIR
Ajouter à une voile un rond, ou surface courbe extérieure, sur certaines côtes. Arrondir une voile, c'est aussi rectifier les courbes de ses côtés au moyen de règles ployantes.

ARAIGNÉES
Espèce de réseau composé de branches en filin, ou en ligne, qui partent toutes d'un même point et vont s'amarrer dans des directions divergentes. Il y en a plusieurs sortes. Les araignées de hamacs on dix-huit branches en ligne, longues de 0m,75, et capelées sur une bague en fer qui sert à crocher le hamac.

ARTIMON DE CAPE
Ou artimon. Voile qui remplace la brigantine dans le mauvais temps. L'artimon s'envergue sur la corne de brigantine et sur le mât d'artimon. Il se borde sur le couronnement.

ARDENT
Un navire ou un canot est ardent quand il tend toujours à venir au vent. Maintenue dans de certaines bornes cette tendance est une qualité précieuse.

ASSEMBLÉE
Réunion de toutes les laizes qui composent une voile ou un objet de voilerie quelconque.

ASSEMBLER
Synonyme de coudre. Assembler des laizes, c'est les réunir par les coutures que comporte le genre de travail auquel elles sont destinées.

ATTRAPES
Bouts de filin frappés sur les côtés des tentes et tauds. Ils servent à roidir leurs surfaces sur les filières et montants disposés à cet effet.

AURIQUE
(Voile) Nom générique de toutes les voiles quadrangulaires faites pour tenir le vent, et qui, n'étant pas symétriques, ont un côté d'amure invariable.

BAÏONNETTE
Nom qu'on donne quelquefois au bout-dehors de clin-foc.

BANDE
Nom commun à toutes les laizes ou fractions de laize qui sont employées comme renfort dans les voiles. Quand la bande renforce un ris, elle prend le nom de bande de ris.

BATTRE LES RIS
Mettre les œillets aux bandes de ris.

BALANCINE
Manœuvre courante qui sert à soutenir les extrémités des vergues, à les dresser ou à les apiquer.

BALANCELLE
Embarcation, originairement napolitaine, en usage dans la Méditerranée. La balancelle est pointue des deux bouts, et navigue alternativement ou simultanément à la voile et à l'aviron. Il y en a de fort rapides, et leurs voiles latines sont ordinairement très-bien faites.



BALEINIÈRE
Embarcation longue et étroite employée à la pêche par les navires baleiniers.

BASANE
Cuir souple dont on recouvre les ralingues pour les garantir contre le ragage des étais et autrés manœuvres.

BASANER
Coudre la basane autour d'une ralingue de bordure.

BAPTÊME
C'est l'ensamble des marques inscrites sur les voiles pour en indiquer le nom, l'époque de fabrication, etc. (Voir au texte.)

BASTINGAGES
Caissons en bois ou en filets, montés ordinairement sur le haut des murailles du navire pour loger les hamacs, ou dans le faux pont, pour loger les sacs d'équipage.

BAGUE A QUEUE
Bague en filin dont les bouts ont été tressés de manière à forme une queue, qui est ainsi très-fortement fixée à la bague elle-même er sert à la maintenir. Usitée depuis longtemps au commerce, cette bague sert au montage des pattes à cosses, et aussi pour les œillets de tente.

BANC DE TRACTION
Outil d'atelier pour tendre sur place une partie de ralingue, amarrage, etc.

BATEAU
Petite embarcation ordinairement employée à la pêche ou au batelage.

BANC DE VOILIER
Siége sur lequel est assis l'ouvrier pendant son travail. Ces bancs ont environ 0m,60 de long sur 0m,35 ou 0m,40 de hauteur et sur 0m,25 de larguer. Une petite boite, placée à chaque bout, renferme du fil, des aiguilles et les autres accessoires nécessaires. Des trous percés dans le banc reçoivent les épissoirs, écrous, poinçons, etc.

BASSES VOILES
Sur tous les navires qui ont plusieurs voiles, superposées c'est le nom des voiles principales portées sur les bas mâts. Quand le navire est carré, les basses voiles le sont aussi. Quand le navire est grée en goëlette, les basses voiles sont les deux voiles auriques, celles que sur un brick on appellerait brigantine et misaine goëlette.

BAGUE
Synonyme d'Anneau. On en emploie de beaucoup de sortes dans la voilerie. Des bagues en ligne servent à soutenir les œillets de ris, de tétière et autres. Des bagues métalliques peuvent servir au même usage, mais l'emploi des bagues en filin nous a semblé préférable après expérience, parce que la bague métallique ne retient pas la toile, qui finit par s'échapper lorsque, après un certain usage, ses fils se sont allongés et usés sous la bague. Pourtant certains bâtiments de commerce emploient les bagues métalliques pour les œillets de ris, mais alors elles sont posées par-dessus des bagues en corde, qu'elles protégent, et qui maintiennent la toile des œillets. Ainsi employées ces bagues métalliques sont très-bonnes.

BARRES
Traverses en bois placées sous le capelage des mâts de hune pour donner de l'empâture aux haubans et galhaubans de perroquet.

BENJAMINE
Synonyme, aujourd'hui peu usité, de Grand'voile goëlette sur les navires à trois mâts.

BEAUPRÉ
Mât incliné qui sort de l'avant du navire et porte les étais du mât de misaine et les focs.

BITORD
Menu cordage grossièrement commis avec deux ou trois fils de caret de second brin. L'écheveau se nomme manoque de bitord.

BIQUETTE
Petit morceau de bois d'environ 15 centimètres de long, que les voiliers emploient quelquefois pour mesurer des largeurs de couture. On fait au couteau sur la biquette de petites coches qui marquent les longueurs qu'on devra mesurer, et en assemblant on les vérifie.

BLIN
Cercle en fer servant de chouquet pour les mâts et sur les vergues servant à porter les bouts-dehors. Sur les basses vergues il y en a deux de chaque bord, un au bout, et un second plus en dedans, qui est à charnières.

BLOC
(A) Synonyme de à toucher. à joindre. On dit, étarquer à bloc, amurer à bloc, border à bloc, etc.

BOISSON
C'est la quantité de ralingue ou de toile qu'on fait disparaître en buvant dans la couture, autrement dit la différence de longueur entre les deux côtés d'une couture.

BOUQUET
C'est le nom donné à la réunion des poulies d'amure, découte et de cargue-point des basses voiles. (Voir fig. 84 et 90, pl V.)

BORDER
C'est roidir l'écoute d'une voile. Border plat, c'est la roidir le plus possible. Une voile borde plat lorsque, son écoute ou ses écoutes étant bien roidies, les sections horizontales de cette voile sont droites ou à peu près.

BOYAU
Corps d'une manche à vent depuis le bout de l'entonnoir jusqu'à l'extrémité inférieure.

BORDURE
Côté inférieur des voiles. Selon les cas elle peut être droite, ronde ou échancrée. Quand la bordure est droite ou quand elle droit être échancrée, sa ralingue est plus forte que les autres. Quand, au contraire, la bordure est ronde, sa ralingue est faible et légère.

BON PAS
Locution de voilerie, pour exprimer qu'on ouvrier travaille avec vivacité. Un ouvrier va bon pas quand il fait 10 à 12 mètres de couture simple par heure, en faisant de sept à neuf points dans une longueur d'aiguille n° 6.

BOIRE
On faire boire lorsqu'on fronce à très-petits plis une toile ou une ralingue en les cousant, parce que leur longueur est plus grande que celle de la toile à laquelle on les joint.

BOIS MORT
Partie d'un mât ou d'une vergue sur laquelle on n'établit pas de voiles

BOIS DE FORCE
Pièce de bois qu'on arc-boute entre deux montants pour servir de point fixe aux palans quand on roidit les talingues.

BONNE MAIN
Une ralingue est appliquée à la bonne main quand elle est cousue sans interruption de gauches à droite dans toute son étendue.

BONNETTES
Voiles légères qu'on établit en dehors des voiles majeures dans les routes largues.

BOURCET
(Voiles à) Voiles quadrangulaires, dont la vergue est tiercée par sa drisse. On les appelle encore voiles de lougre, de chasse-marée ou d'embarcation.

BOURRELET
Volume de toile placé sur les genoux de l'ouvrier pendant le battage des ris.

BRANCHES DE BOULINE
Espèce d'araignée (voir ce mot) ou de réseau en filin qu'on frappe sur les côtés de chute des voiles carrées, et même de certaines voiles auriques, afin de les orienter plus près du vent. Les pattes de bouline qui servent de dormant à ces branches sont régulièrement espacées sur les ralingues de chute, et l'action de la bouline est ainsi transmise à tout le côté du vent de la voile. Quand les voiles nont très-bien faites et suffisamment échancrées en chute, les boulines y sont inutiles ou même nuisibles.

BRIGADE
Réunion d'ouvriers travaillant sous la surveillance d'un contremaître ou d'un aide. La brigade, composée de 24 ouvriers et de 12 apprentis, se divise en deux sections dirigées chacune par un ouvrier.

BRAIE
Sorte de manchon en toile forte qui sert à empêcher l'eau de passer dans un endroit donné. Il y a des braies de pied de mât, de pompe, de gouvernail, etc.

BROCHER
Synonyme d'assembler; coudre au point de couture ordinaire.

BRIGANTINE
Voile aurique, enverguée sur la corne du mât d'artimon et bordant sur le gui.

BURINER
Agrandir avec le burin l'ouverture d'une patte pour y mettre la cosse.

BURIN
Cône en bois de chêne ou en fer, fort souvent employé dans les travaux de voilerie.

CARRÉ
Ce qui resterait d'une voile si on en séparait tous les triangles de pointe. Pour figurer ce carré il faut, par toutes les empointures de la voile, faire passer des lignes parallèles aux coutures et aux droits fils. Le rectangle intérieur compris entre ces lignes est ce qu'on nomme le carré de la voile.

CAPOT
Couverture en toile peinte qu'on établit au-dessus des dômes, panneaux et claires-voies. On en fait aussi pour la roue du gouvernail, pour les habitacles, pour la pompe à incendie, etc. Depuis quelque temps on ne peint plus les capots, mais on les fait d'une toile spéciale, imperméable, qui a 1,000 fils de chaîne.

CAGNARD
Espèce de tente en toile peinte, dont les bords sont ralingués afin qu'on puisse les roidir. Le cagnard est employé à la mer pour abriter les hommes de quart contre la pluie et les embruns.

CACHET
Fraction de laize en pointe, qui sert à compléter une étendue déterminée.

CARRÉE
(Laize) Laize coupée à droit fil, c'est-à-dire en suivant un fil de trame. Quelquefois on entend par laizes carrées celles qui font partie du carré de la voile (voir plus haut), quoique ces laizes fournissent aussi aux triangles de pointes.

CALANDRE
Machine qui sert à lisser et lustrer les tissus.

CABILLOT
Morceau de fer ou de bois tourné qui sert à fixer une corde, une patte ou un amarrage. Les cabillots employés dans la voilerie sont en bois, de 0m,10 à 0m,15 de longueur, et portent au milieu une petite rainure circulaire qui sert à les estroper et à les fixer; on met des cabillots sur les œillets de cargue-fond, afin que les cargues puissent être frappées très-promptement dans les changements de voiles. On frappe aussi les cargue-boulines sur cabillots.

CADRE
Sorte de caisse en toile, ouverte par un seul côté, qui sert de lit pour les officiers, et aussi pour les malades. Le fond du cadre est maintenu par un châssis en bois appelé la carrée du cadre, dont l'intérieur est garni d'une toile transfilée, longue de 1m,70 à 1m,80, et large de 0m,65.

CACATOIS
Voile légère et de beau temps, qui est portée au-dessus des perroquets, et forme ordinairement le haut de la voilure carrée. Celui du grand mât s'appelle le grand cacatois, celui de misaine le petit cacatois, celui du mât d'artimon cacatois de perruche.

CHUTE
Ce mot indique toujours une dimension peu éloignée de la verticale. Dans presque toutes les voiles les chutes sont comptées dans le sens des laizes, pourtant il y a des exceptions.

CHAPEAU
Triangle isocèle en forte toile bordée de sangle, qu'on coud par sa base au milieu de la ralingue d'envergure des vloiles carrées, et qui sert à en ramasser le fond quand elles sont serrées. Aujourd'hui le chapeau est remplacé par le couillard. Quel que soit celui des deux qu'on emploie, il est toujours relevé au moyen d'un cartahu qui supporte le poids des fonds, et qu'on nomme cartahu de chapeau.

CHAISE
Petit siége volant qui sert à hisser les voiliers dans la mâture pour y faire des réparations sur place. Il consiste ordinairement en une petite planchette en bois suspendue aux branches d'une patte d'oie, au centre de laquelle on frappe un cartahu. Mais quelquefois la chaise est seulement en sangle, ou même en corde.

CHEMISE
Partie de la voile qui lui sert d'enveloppe quand elle est serrée. La chemise s'usant rapidement par le frottement des cargues et rabans de ferlage, on est obligé de la changer souvent.

CHAÎNES
C'est le nom des fils qui sont disposés dans la longueur des pièces de toile.

CIERGE
On appelle quelquefois les coutures forcées coutures en cierge à cause de leur forme triangulaire.

CIEL
Le ciel d'une tente en est la partie centrale, ralinguée pour qu'on puisse la roidir fortement d'un mât à l'autre; c'est aussi le ciel qui fait la chemise des tentes quand elles sont roulées.

CIVADIÈRE
Voile usitée jadis, et qu'on établissait sur la vergue de civadière en dessous du beaupré. Elle était maintenue verticalement par des poids fixés à ses points, et retenue par des écoutes qui passaient dans des sabords de la batterie basse. La civadière utilisait le vent qui passe en dessous du beaupré. Dans les guerres maritimes de l'Empire, plus d'un navire désemparé lui a dû de pouvoir manœuvrer sur le champ de bataille.

CLAN
Passage du réa et de la corde dans les poulies et massifs, chaumards, têtes de mâts, bouts de vergues, etc.

CLOCHE
Partie évasée d'une manche à eau ou à vin. Sa forme est conique. Le bas de la cloche est cousu sur le tuyau.

CLIN-FOC
Voile de beau temps qu'on porte à l'extrémité du bout-dehors de clin-foc. Souvent le clin-foc est volant, et il devrait l'être toujours.

COUDE
Changement brusque dans une courbe. Synonyme d'angle.

CONGRÉER
C'est remplir les hélices d'un cordage avec de la ligne ou avec un petit toron. Le congréage a pour but d'arrondir le filin avant de le fourrer.

COUPE
Ce mot a plusieurs acceptions en voilerie.

COSSE
Anneau cannelé en fer plat. La cannelure est extérieure, et sert à recevoir un cordage qui fait l'estrope de la cosse. Les cosses sont très-employées en voilerie. Les empointures d'envergure, de ris, les faux palanquins, les points d'écoute, sont garnis de cosses. Aujourd'hui les cosses en fer sont toutes galvanisées.

CONTRE-COUPE
Changement dans le sens des coupes d'un côté de voile courbe. Les contre-coupes s'appellent aussi des coupes renversées. Ordinairement elles sont séparées des coupes directes par une coupe à droit fil. On est forcé d'employer la contre-coupe, quand un côté de voile où la somme totale des coupes est petite doit recevoir un rond prononcé.

COIFFE
Enveloppe en toile peinte qui, pour les garantir de l'humidité, sert à couvrir les capelages, les têtes de mâts des bâtiments désarmés, la volée des canons, etc.

COURBE
Forme de certains côtés des voiles. Quand la courbe est convexe à l'extérieur de la voile, elle s'appelle rond. Quand sa convexité est tournée vers l'intérieur de la voile, elle se nomme échancrure. Le rond augmente donc la surface de toile; l'échancrure, au contraire, la diminue.

CONTRE-POINTE
Laize en pointe renversée, qui donne à une voile plus d'envergure que de bordure.

CONTRE-HALÉE
Laize où les fils de trame ont cessé d'être perpendiculaires aux fils de chaîne.

COUP D'OEIL
Le coup d'œil du voilier consiste à saisir vivement les défauts d'une voile, et surtout à savoir y apporter les corrections nécessaires.

COUPE-LAIZE
Outil d'atelier, qui sert à partager les laizes en bandes longitudinales d'une largeur quelconque, très-vite, et sans perdre un instant la direction du fil de chaîne qui marque la largeur des bandes.

COTONNÉE
Toile usée par le frottement des cargues. Le lin cotonne beaucoup, et plus que le chanvre.

COUILLARD
Triangle en tresse plate, qu'on coud sur l'avant des voiles carrées pour en soutenir le fond quand elles sont serrées.

CORNE
Vergue appuyée au mât qui la porte par une mâchoire sur laquelle elle tourne, ou par un piton sur une douille. Les brigantines, voiles goëlettes, artimons, et quelquefois certaines voiles d'étai, sont enverguées sur cornes. Le caractère distinctif des cornes est d'orienter au vent en pivotant autour d'une de leurs extrémités, qui prend appui sur le mât.

CONTRE-VOILE D'ÉTAI
Voile légère qu'on porte sur une draille qui part de la tête du grand mât de perroquet.

CROC
Espèce de crochet en fer bien trempé, qui sert à soutenir la toile sur les genoux. Sa longueur est d'environ 0m,135. Il est attaché au banc des voiliers par un bout de ligne de 20 à 25 centimètres, toujours à droite de l'ouvrier qui y croche sa toile, et la tire à lui de la main gauche pour la maintenir en faisant ses coutures,

CROISSANT
Prix quelquefois pour synonyme d'échancrure.