Copie de `Cinéthéa - LEXIQUE DU THÉÂTRE`
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Cinéthéa - LEXIQUE DU THÉÂTRE
Catégorie: Art, Musique et Culture > cinéma, théâtre
Date & Pays: 16/02/2016, Fr Mots: 285
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acteDivision externe de la pièce en parties d'importance sensiblement égale, en fonction du déroulement de l'action. Pavis 1987, p. 25-27.
acte de langageUnité de parole définie dans sa capacité d'influencer ou d'orienter l'agir. L'énoncé est : locutoire en ce qu'il est une prise de parole, production d'une séquence verbale sonore et organisée; illocutoire quand il établit ses conditions de réception et influence les relations entre participants; perlocutoire quand il indique l'effet recherché. On peut le qualifier, dans l'un ou l'autre cas, comme : représentatif ou constatif (soit expositif, soit verdictif); impératif ou directif; promissif; expressif; décisif ou déclaratif. David et Lavoie 1995, vol. II, p. 84; Maingueneau 1996, p. 10.
agonDialogue et conflit des ennemis qui forment le coeur de la pièce. Pavis 1987, p. 34.
alexandrinVers français de douze syllabes. Robert 1991.
allitérationRépétition, dans une suite de mots (ex. : dans un vers), d'une ou de plusieurs consonnes initiales ou intérieures. Robert 1991.
antagonistePersonnage en opposition ou en conflit. Pavis 1987, p. 39.
antihérosPersonnage principal ne correspondant pas aux caractéristiques ou aux valeurs du héros traditionnel (ex. : Joseph, dans Un simple soldat, de Marcel Dubé). Robert 1991.
antonomaseFigure de style qui remplace le nom d'un personnage par une périphrase ou par un nom commun qui le caractérise (ex. : l'homme aux rubans verts , pour Alceste, dans Le Misanthrope de Molière). Pavis 1987, p. 44.
apartéMot ou parole que l'acteur dit à part soi (et que le spectateur seul est censé entendre). Robert 1991.
aphorismeFormule résumant un point de science, de morale. Robert 1991.
archétypeEnsemble de dispositions acquises et universelles de l'imaginaire humain. Réseau de mythes ayant leur origine dans une vision collective. Pavis 1987, p. 46-47.
archiénonciateurQui ordonne un réseau de paroles, sans nécessairement adopter le point de vue particulier de l'un des énonciateurs. David et Lavoie 1995, vol. II, p. 82.
argumentRésumé de l'histoire que la pièce met en scène. Pavis 1987, p. 47. On parle également d'un argument de ballet.
arlequinadePièce, avec ou sans paroles, ayant Arlequin pour personnage central. Il peut s'agir de la réécriture d'une pièce connue, comme Dom Juan, dont une version, Le Festin de pierre, attribue à Arlequin le rôle du valet. Cette version a été présentée à Québec en 1765. Robert 1991; Corvin 1991, p. 109.
assonanceRépétition du même son, spécialement de la voyelle accentuée à la fin de chaque vers (ex. : belle et rêve). Robert 1991.
attenteAttitude d'expectative du public, reposant surtout, par anticipation, sur la conclusion et la résolution finale des conflits. L'horizon d'attente est l'ensemble des expectatives. Pavis 1987, p. 51-52.
avant-scènePartie de la scène comprise entre la rampe et le cadre de scène. Bouchard 1878, p. 30-31. Corvin 1991, p. 79.
avertissementTexte d'escorte où l'auteur dramatique s'adresse directement au lecteur, l'avertit de ses intentions, précise les circonstances de son travail, analyse son oeuvre, prévient d'éventuelles objections. Pavis 1987, p. 53.
axe discursifGrand courant qui semble traverser une oeuvre et la rattacher à d'autres du même type ou du même temps, et qui peut être décelé et analysé selon diverses approches critiques (esthétique, psychologique, sociologique, etc.). David et Lavoie 1995, vol. II, p. 5.
baroqueSe dit d'un style caractérisé par la liberté des formes et la profusion des ornements. Robert 1991; Bourassa 1967, p. 81-85.
bienséanceConformité aux conventions littéraires, artistiques et morales d'une époque ou d'un public. Une des règles du classicisme : les moeurs du héros doivent être acceptables et les faits historiques vraisemblables; la réalité ne doit pas paraître sous des aspects vulgaires ou quotidiens; la sexualité, la violence et la mort sont refoulées hors scène. Pavis 1987, p. 56.
bunrakuThéâtre millénaire des marionnettes d'Osaka, où un récitant, son livret posé devant lui, prend plusieurs voix, passant du parlé au chanté selon émotions et situations. Les manipulateurs recourent à une gestuelle furi, mimant le quotidien, ou à une gestuelle kata, stylisée et symbolique. Le spectacle Les Sept Branches de la rivière Ota, de Robert Lepage, comporte un épisode de Bunraku. Corvin 1991, p. 136-137; Bourassa, p. 64-68.
burlesqueForme de comique outré, employant des expressions triviales pour travestir des personnages et des situations héroïques; l'épopée burlesque apparaît en France au milieu du XVIIe s., et René-Louis Chartier de Lotbinière en signe une au Québec en 1666. La comédie burlesque du XXe s. s'en prend surtout, sur des canevas grotesques et parfois grivois, aux croyances et aux institutions, usant de techiques particulières, comme la ligne de fille et un personnage remplissant le rôle de faire-valoir (angl. : straight-man). Pavis 1987, p. 59-60; Robert 1991.
canevasRésumé ou scénario d'une pièce pour les improvisations des acteurs, en particulier ceux de la commedia dell'arte.Pavis 1987, p. 63.
canularBlague, farce, fausse nouvelle. Robert 1991.
caractèreTrait propre à une personne qui permet de la distinguer des autres. Ensemble des traits physiques, psychologiques et moraux d'un personnage. Personne ou personnage considéré dans son individualité, son originalité, ses qualités morales. Les caractères constituent, selon Aristote, un des six éléments de la tragédie, avec le chant, l'élocution, la fable, la pensée et le spectacle. Pavis 1987, p. 63-64; Robert 1991.
carnavalisationTransformation spectaculaire d'un événement par le renversement total des situations habituelles (ex. : costumes et masques de luxe pour une fête populaire, personnage comique pour un rôle sérieux; au théâtre : Vie et mort du roi boiteux, de Jean-Pierre Ronfard).
castingAttribution des rôles - avec ou sans consultation d'agences spécialisées - d'après l'âge, la morphologie, la voix, la célébrité. Robert 1991. Voir distribution, dramatis personae et emploi.
catastropheDans la tragédie grecque, dernière des quatre parties de l'oeuvre, où le héros reçoit sa punition, généralement funeste. Correspond au dénouement, dans la tragédie classique. Pavis 1987, p. 66.
catharsisEffet de purgation des passions produit sur les spectateurs d'une représentation dramatique non distanciée. Robert 1991.
champ de coexistencePhénomène d'intertextualité selon lequel un énoncé en suppose d'autres, se situe dans une série d'effets et de successions, et participe à une distribution de fonctions et de rôles. David et Lavoie 1995, vol. II, p. 6, n. 11.
chantDans le théâtre grec, terme pour désigner le texte (poétique) de la choreia. (voir ce mot). Un des six éléments de la tragédie, selon Aristote, avec les caractères, l'élocution, la fable, la pensée et le spectacle. Dans le théâtre épique brechtien, on parle plutôt de songs.
chiasmeFigure formée d'un croisement de termes (ex. : « J'ai langui, j'ai séché, dans les feux, dans les larmes », Phèdre, v. 690). Molinié 1992, p. 77.
choreiaDans le théâtre grec, intervention du choeur, faite de danse, de musique et de poésie. Cette dernière est la seule partie conservée de façon intégrale, mais les deux autres sont évoquées dans certaines indications scéniques ou partiellement connues grâce à des illustrations, pour l'une, et à des sonorités linguistiques, pour l'autre. Bourassa 1968, p. 48-52.
chorégraphieTerme, issu du théâtre grec où il désignait l'art de diriger les choeurs, utilisé depuis le début du XVIIIe s. pour désigner l'art de composer des danses et d'en régler les figures et les pas. Aujourd'hui employé pour désigner la mise en scène du théâtre gestuel.
choeurGroupe - ou groupes alternés - chargés d'intervenir collectivement, par le chant, la danse et le récitatif, dans le cadre d'un rituel ou d'un spectacle. Dans le théâtre grec, l'intervention des choreutes, dirigée par un coryphée, est dite choreia. Du choeur grec, et plus tard du choeur médiéval, se sont détachés les interprètes des rôles individualisés qui caractérisent le théâtre occidental. Bourassa 1968, p. 57-61.
comédieAction scénique qui provoque le rire par la situation des personnages ou par la description des moeurs et des caractères, et dont le dénouement est heureux. Une comédie de Molière, Tartuffe, fut en Nouvelle-France l'objet d'une mise en scène dont la présentation au public fut empêchée par une intervention épiscopale en 1694; une autre, Le Misanthrope, fut traduite en anglais et montée par le gouverneur huguenot Paul Mascarène à Port-Royal en 1743. Pavis, p. 76-82; Bourassa 1968, p. 37; Benson et Conolly, p. 388.
comédie musicaleComédie où l'intrigue, peu resserrée, sert de prétexte à une suite de chansons et de danses. La plus célèbre dont la musique ait été composée par un Québécois, Galt MacDermot, est Hair, créée en 1967.
commedia dell'arteGenre de comédie dans laquelle, le scénario - ou canevas - étant seul réglé, les acteurs improvisaient. Voir arlequinade et pantalonnade. Robert 1991.
connotationEnsemble des valeurs subjectives variables d'un mot. Larousse 1995.
consoleAppareil progammé comportant les claviers, registres et moniteurs de la régie d'éclairage ou de son. Larousse 1995.
contexteEnsemble des circonstances qui entourent l'émission du texte linguistique et/ou de sa représentation, circonstances qui en facilitent ou permettent la compréhension. Pavis 1987, p. 95-96.
contrepointSérie de lignes thématiques ou d'intrigues parallèles qui se correspondent selon un principe de contraste. Pavis 1987, p. 96.
convention théâtraleEnsemble des présupposés idéologiques et esthétiques, explicites ou pas, qui permettent au public de recevoir correctement la pièce; entente selon laquelle cette dernière correspond à des normes connues et acceptées. Pavis 1987, p. 97-98.
coryphéeChef de choeur, dans le théâtre grec. Robert 1991.
coulisseGlissière permettant le déplacement des panneaux décoratifs qui sont généralement distribués en paire de chaque côté de l'espace de jeu, et qui ont pour double fonction de dissimuler les dégagements latéraux et d'accentuer l'effet de perspective créé par le cyclorama. Par métonymie: dégagement dissimulé derrière les panneaux. Robert 1991.
courCôté droit de la scène, vue prise de la salle. Bouchard 1878, p. 74.
couturièreRépétition où se font les retouches aux costumes. Par métonymie: dernière répétition avant la générale. Robert 1991.
critiqueÉpistémologie, ou étude raisonnée d'un objet à partir d'un ou plusieurs critères servant de base à un jugement de valeur. Robert 1991.
cycloramaToile peinte disposée sur un rouleau, et qu'on tire à la verticale pour créer un fond de scène, ou qu'on déroule à l'horizontale, en un mouvement continu, pour simuler un déplacement latéral. Le théâtre classique oblige trois types de fonds de scène : une terrasse de chateau pour la tragédie, une place publique pour la comédie, et un paysage de campagne pour la pastorale. Fam. : cyclo.
deixisSituation d'énonciation. Lieu et moment où locuteur et auditeur n'ont d'existence que par rapport au message transmis. Pavis 1987, p. 112-113.
deus ex machinaPersonnage - ou événement - dont l'occurence opportune ou l'intervention conclusive, aidée parfois de la machinerie scénique, permet à l'auteur de couper court au développement d'un scénario, de façon à éviter la catastrophe (ex. : apparition du Commandeur dans Dom Juan).
diachronieÉvolution des faits linguistiques dans le temps. Robert 1991.
dialecteVariété régionale d'une langue. David et Lavoie 1995, vol. II, p. 83; Robert 1991.
dialectiqueUtilisation discursive et actantielle de la contradiction dans la progression d'un discours. Pavis 1987, p. 117-118.
dialogueEntretien entre deux personnes. Ensemble des paroles qu'échangent les personnages d'une pièce de théâtre. Robert 1991.
dialogismeCaractère dialogué d'un texte non théâtral (ex. : procès-verbal d'un interrogatoire, échange de paroles dans un récit, etc.). En un sens élargi, le terme désigne la structure de toute fiction fondée sur un conflit entre deux polarités (ex : Horace, de Pierre Corneille).
didascaleNom donné en Grèce à celui qui enseignait un art, notamment l'art dramatique.
didascalieInstruction du didascale à ses interprètes. Ne se dit plus que des indications scéniques données hors texte, séparément des répliques. Voir indication scénique.
diégèseImitation d'un événement en paroles, en racontant l'histoire sans représenter ses personnages. Pavis 1987, p. 122.
disciplineEnsemble spécifique de connaissances qui a ses caractéristiques propres sur le plan de l'enseignement, de la formation, des mécanismes, des méthodes et des manières.
discoursMode d'appréhension du langage, considéré non comme structure arbitraire (langue), mais comme activité de sujets inscrits dans un système déterminé. Se dit d'une unité linguistique constituée d'une succession de phrases (linguistique textuelle), d'une unité de communication relevant d'un genre déterminé (théâtre), d'un système partagé dans un champ d'application (discours socialiste) ou de l'association d'un texte et de son contexte. Maingueneau, p. 28-29. Voir axe discursif.
distanciationEffet d'étrangeté par lequel l'acteur ou le metteur en scène tente d'éviter l'identification à un personnage ou à une situation en particulier. Effet obtenu par divers procédés de recul, comme l'adresse au spectateur, la fable épique, la mise à jour du gestus social, les songs, la technique à vue. Ubersfeld 1996, p. 31-32. Voir épique, gestus et song.
distributionRépartition des rôles. Se dit du tableau où sont présentés les personnages et leurs interprètes. Voir casting et dramatis personae.
dithyrambeCantique lyrique à la gloire de Dionysos dont serait née la tragédie. Pavis 1987, p. 129.
divertissementIntermède dansé et chanté. Pavis 1987, p. 129.
docudramePièce qui n'utilise pour texte que des documents et des sources authentiques, généralement montés en rapport avec une thèse sociopolitique (ex. Tu faisais comme un appel, de Marthe Mercure). Pavis 1987, p. 408 ( théâtre documentaire ).
dramaticitéCaractère de ce qui est dramatique; qualité d'une écriture, d'un espace ou d'un événement qui sont susceptibles d'être mis en scène. David et Lavoie 1995, vol. II, p. 4.
dramatis personaePersonnages ou protagonistes dont les noms figurent au générique d'une pièce. Voir casting et distribution.
dramaturgeAuteur d'un texte dramatique (allemand dramatiker). Se dit aussi du dramaturgiste.
dramaturgieArt de la composition des pièces de théâtre. Technique ou poétique de l'art dramatique qui cherche à établir les principes de construction de l'oeuvre. Pavis 1987, p. 133-136.
dramaturgisteSpécialiste de la dramaturgie (allemand et anglais dramaturg). Intervenant auprès d'une compagnie théâtrale ou d'un metteur en scène, chargé de diverses questions relatives au texte (répertoire, adaptation, rédaction, traduction, documentation...). On dit généralement dramaturge ou conseiller dramaturgique.
drameAction scénique représentée par des personnages. Bourassa 1968, p. 35.
effet de mise en évidenceActualisation, mise au premier plan d'un phénomène faisant ressortir la structure artistique du message, libérant les automatismes de perception d'un objet soudain rendu insolite. Pavis 1987, p. 141. Voir focalisation.
effet de réelEffet qui intervient lorsque le spectateur a le sentiment d'assister à l'événement représenté, d'être transporté dans la réalité symbolisée et d'être confronté à un événement aussi vrai que nature. En opposition à l'effet d'étrangeté. Pavis 1987, p. 141-142.
effet d'étrangetéEffet qui survient quand l'objet montré est critiqué, déconstruit, mis à distance. Cet effet, en opposition à l'effet de réel, a pour conséquence de souligner la théâtralité. Pavis 1987, p. 142.
embrayeurUnité, voire personne linguistique ( je , il ), dont la valeur référentielle dépend de l'environnement spatio-temporel de son occurrence. Il permet d'opposer les énoncés par rapport à la situation d'énonciation. Un auteur dramatique et un metteur en scène, dans la mesure où ils contrôlent tous les embrayeurs, peuvent être dits embrayeurs de voix plurielles. Maingueneau, p. 33-34; David et Lavoie 1995, vol. II, p. 5.
emploiClassification des différents rôles en usage et qui revenaient de droit à un acteur, par contrat ou promotion, et dont il se faisait parfois un fief (jeune premier, jeune première, père noble, duègne, soubrette, etc.). On doit aux théâtres d'art la suppression de cette approche, remplacée par le casting. Bouchard 1878, p. 104-105. Voir casting.
enthousiasmeTransport divin, délire sacré par lequel, selon Platon, le poète est placé en état de démence pour faire place à la pensée divine. Robert 1991. Voir inspiration et pensée.
espace dramatiqueConstruction imaginaire, par le lecteur et même le spectateur, de la structure spatiale du drame.
espace scéniqueEspace proposé sur scène par le scénographe et ses collaborateurs.
esthétiquePhilosophie du beau, distincte par son objet de celles du bon (éthique, ou morale), et du vrai (épistémologie, ou critique). Étude s'attachant à définir des critères de jugement en matière de poésie et d'art. Il existe une esthétique normative (jugement d'après des règles stylistiques particulières), et une esthétique descriptive (description des formes théâtrales situées par rapport à une sémiologie générale et à une théorie du discours. Pavis 1987, p. 152-153. Voir stylistique.
euphémismeExpression atténuée d'une notion dont l'expression directe, pour des raisons de bienséance, aurait quelque chose de déplacé (ex. : feu , pour désir sexuel, vers 680 de Phèdre). Robert 1991. Voir bienséance.
exodeChant choral de sortie.
expositionInformations fournies dès les premières scènes pour permettre que la situation soit évaluée et l'action comprise.
fableSuite de faits qui constituent l'élément narratif d'une oeuvre, agencement en système des faits racontés, logique des actions et syntaxe des personnages. Un des six éléments de la tragédie, selon Aristote, avec les caractères, le chant, l'élocution, la pensée et le spectacle. Robert 1991; Ubersfeld 1996, p. 41-42.
fait socialSe dit des actes relatifs à un groupe d'hommes, conçu comme une réalité distincte, notamment les actes de langage. Robert 1991; David et Lavoie 1995, vol. II, p. 4-5.
farceComédie triviale souvent caractérisée par une tromperie, et se terminant tout aussi souvent par une bastonnade. Bourassa 1968, p. 37.
fatalitéForce surnaturelle par laquelle tout ce qui arrive (surtout ce qui est désagréable), est perçu comme déterminé d'avance d'une manière inévitable. La fatalité est un moteur de la tragédie grecque. Robert 1991.
feux de la rampeAppareils (bougeoirs, lampes, projecteurs...) éclairant la scène de bas en haut, à partir de la rampe. Voir ce mot.
fictionForme de discours qui fait référence à un univers connu, mais à travers des personnes et à des événements imaginaires.Pavis 1987, p. 169-170; Ubersfeld 1996, p. 42.
figure de rhétoriqueModes d'expression linguistique et stylistique de certaines structures de pensée dans le discours. Robert 1991 et David et Lavoie 1995, vol. II, p. 83.
figureReprésentation par le langage (vocabulaire ou style). Robert 1991.
focalisationAction de mettre au foyer, de faire converger vers un point. Larousse 1995. Voir effet de mise en évidence.
fonctionEnsemble des actions d'un personnage - voire d'un objet - considéré du point de vue de son rôle dans le déroulement de l'intrigue. Pavis 1987, p. 172. Voir modèle actantiel.
fourMauvaise pièce.
fresnelleProjecteur dont le pouvoir éclairant est augmenté par une lentille à échelons gradués. Robert II 1981, Fresnel. Voir projecteur.
gestuelleEnsemble et mode des mouvements d'un acteur ou d'un spectacle. Ubersfeld 1996, p. 43.
gestusConcept d'origine brechtienne désignant, au-delà du simple geste, l'attitude des personnages les uns envers les autres; se situe entre l'action et le caractère. Pavis 1987, p. 183-184.
grotesqueComique caricatural, de type bizarre, burlesque ou fantastique, parfois absurde ou irréel. Terme ayant d'abord servi à caractériser les décorations de caveaux - ou grottes - étrusques découverts durant la Renaissance. Robert 1991; Pavis 1987, p. 185-186.