Copie de `Cinéthéa - LEXIQUE DU THÉÂTRE`
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Cinéthéa - LEXIQUE DU THÉÂTRE
Catégorie: Art, Musique et Culture > cinéma, théâtre
Date & Pays: 16/02/2016, Fr Mots: 285
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rimeDisposition identique, à la finale, de mots placés à la fin de deux unités rythmiques. Les rimes sont dites féminines ou masculines, selon qu'elles sont terminées par e muet ou ne le sont pas. Elles peuvent être plates, croisées ou embrassées; pauvres si elles sont réduites à une sonorité vocalique finale (ex. : ami - pari), ou riches si elles comprennent au moins une voyelle et sa consonne d'appui (ex. : image - hommage). Elles sont intérieures si elles sont placées à l'hémistiche. Robert 1991.
rituelSéquence cérémonielle d'actions codifiées par des rubriques, se considérant elle-même dans l'ordre du vrai plutôt que du vraisemblable. Pavis 1987, p. 338-340.
satireÉcrit, discours qui s'attaque à quelque chose, à quelqu'un, en s'en moquant. Robert 1991.
saynètePetite comédie bouffonne, à mi-chemin entre l'opérette et la chanson comique; genre tiré du théâtre espagnol. Bouchard 1878, p. 235.
scèneTerme désignant l'espace de jeu et ses dégagements, par rapport à la salle où se tient le public. Partie, division d'un acte où il n'est prévu aucun changement de personnages. Voir acte et tableau.
scénographieArt de l'organisation de l'espace théâtral. Ensemble des éléments (toiles peintes, praticables, mobilier...) qui déterminent cet espace. Larousse 1995, à décor et scénographie. Voir décor.
signeLa plus petite unité de sens, provenant de la combinaison d'un signifiant et d'un signifié. En sémiotique théâtrale, le plan du signifiant est constitué de matériaux scéniques, y compris le grain de la voix, alors que le plan du signifié est le concept, la représentation ou la signification qu'on attache au signifiant. Pavis 1987, p. 358-359; David et Lavoie 1995, vol. II, p. 6. Voir sémiosis et sémiotique.
situation d'énonciationLieu et circonstances de production d'un acte d'énonciation, tant dans la lecture du texte dramatique que dans la mise en scène. Pavis 1987, p. 361-362.
situation dramatiqueEnsemble des données textuelles et scéniques dont la connaissance est indispensable à la compréhension du texte et de l'action. Pavis 1987, p. 363-364.
sociocritiqueMéthode d'analyse des textes qui se propose d'examiner le rapport du texte au social. Pavis 1987, p. 364-366; David et Lavoie 1995, vol. II, p. 5.
sociodrameTechnique inspirée de la création collective théâtrale et employée en thérapie de groupe. Robert 1991.
sociolecteLangue propre à un groupe donné (ex. : joual).
soliloqueDiscours d'une personne qui se parle à elle-même; monologue intérieur. Discours d'une personne qui, en compagnie, est seule à parler ou semble ne parler que pour elle. Robert 1991.
songIntervention chorale, dans le théâtre brechtien. Voir chant.
sous-littératureÉcrits qui sont signes (c'est-à-dire transitifs) plus que textes, et situés à l'intérieur de l'idéologie plutôt que contre. David et Lavoie 1995, vol. II, p. 4, n. 4. Voir intransitivité et littérarité.
sous-texteCe qui n'est pas dit explicitement dans le texte dramatique, mais ressort de la façon dont le texte est interprété par le comédien. Pavis 1987; David et Lavoie 1995, vol. II, p. 86. Voir non-dit.
spectacleCe qui s'offre au regard (performance aussi bien que représentation). Un des six éléments de la tragédie, selon Aristote, avec les caractères, le chant, l'élocution, la fable et la pensée. Pavis 1987, p. 142.
spectateurVoir public , deuxième acception.
spotPetit projecteur, à faisceau lumineux étroit, destiné à éclairer un acteur ou une partie du décor. Voir projecteur.
stichomythieDialogue de tragédie où les interlocuteurs se répondent vers pour vers. Robert 1991.
stylistiqueÉtude des effets de style qui marquent une pièce dans sa réalité théâtrale, effets qui relèvent d'une poétique de l'écriture scénique et dramatique. David et Lavoie 1995, vol. II, p. 4. Voir esthétique.
sublimeCatégorie esthétique qui désigne un sentiment faisant sortir celui qui l'éprouve des limites habituelles de sa perception du beau, pour le conduire vers la grandeur ou l'horreur. Ubersfeld 1996, p. 80.
suspenseMoment ou passage de nature à faire naître un sentiment d'attente angoissée; caractère de ce qui est susceptible de provoquer ce sentiment. Voir attente.
symbolismeMouvement artistique et littéraire qui, en réaction contre le naturalisme, s'efforça de fonder l'art sur une vision spirituelle du monde, traduite par des moyens d'expression métaphoriques.
synchronieEnsemble des faits linguistiques considérés comme formant un système à un moment déterminé de l'évolution d'une langue. Robert 1991.
syntagmeAxe des combinaisons. Ensemble de termes formant une unité dans une organisation hiérarchisée de la phrase. Robert 1991; David et Lavoie 1995, vol. II, p. 6. Voir dénotation.
tableauDivision d'un texte dramatique ou scénique, fondée sur un changement d'espace ou d'espace-temps. Constitue une alternative à l'acte ou à la scène (voir ces mots). Bertolt Brecht a revalorisé ce type de découpage (ex : Mère Courage, en 12 tableaux). Pavis 1987, p. 381-382; Ubersfeld 1996, p. 80-81.
tableau vivantTechnique de production où les acteurs, immobilisés dans une pose expressive, ont des attitudes de personnages de peinture ou de photo (ex. : arrêt sur la Mona Lisa, dans Vinci, de Lepage). En vogue dans le drame et le mélodrame, pour les épisodes qu'on ne pouvait jouer (scènes de champ de bataille), pour fixer des images saisissantes (reconnaissances, surprises de coupables), ou pour contourner l'interdiction de jouer certaines scènes sacrées (dernière Cène, mort du Christ). Diderot a favorisé des tableaux animés et muets. Bouchard 1878, p. 257-258; Pavis 1987, p. 382-383.
temporalitéCaractère de ce qui existe dans le temps. Robert 1991.
texte-à-direTexte dramatique, sans les indications scéniques.
texte dramatiqueÉcrit où la théâtralité est explicitement inscrite. David et Lavoie 1995, vol. II, p. 6. Voir écriture dramatique.
texte dramatisableÉcrit dont la théâtralité involontaire provient d'une analogie de structure avec le texte dramatique, comme le dialogisme d'un roman, la relation scène-salle d'une cour de justice, voire le rituel litanique du bottin téléphonique. David et Lavoie 1995, vol. II, p. 6.
texte scéniqueProduit de la mise en scène, qu'elle ait été produite ou non à partir d'un texte dramatique. David et Lavoie 1995, vol. II, p. 6. Voir écriture scénique.
théâtralitéCaractère de ce qui est théâtral; ce en quoi une écriture, un espace ou un événement se définissent comme configuration d'éléments stylistiques et de valeurs différentielles (costumes, personnages, objets, etc.), réglés, implicitement ou explicitement, par les lois du système théâtral. On peut parler de la théâtralité d'un costume judiciaire, d'un lieu sacré, d'un masque primitif... Pavis 1987, p. 395-397; David et Lavoie 1995, vol. II, p. 4.
théâtre dans le théâtreVoir mise en abyme.
théâtre documentaireVoir docudrame.
théâtre totalAction scénique ouverte à tous les arts (ex. : Le Livre de Christophe-Colomb, de Paul Claudel. Bourassa 1968, p. 38.
théâtrologieÉtude du théâtre dans toutes ses manifestations et sans exclusive méthodologique. Pavis 1987, p. 415-416.
thèmeSujet, idée, proposition qu'on développe dans une oeuvre. Le thème se détaille en motifs. Robert 1991.
tiradeLongue suite de phrases récitées sans interruption par un personnage (ex. : tirade du nez, dans Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand).
toposProposition générale ayant statut de lieu commun. David et Lavoie 1995, vol. II, p. 5, n. 9.
tragédieAction scénique dont les péripéties sont mues par la fatalité et dont le dénouement est généralement funeste. La première présentée en Nouvelle-France fut Héraclius de Pierre Corneille, en 1651, du vivant de l'auteur.
tragi-comédieTragédie dont l'action est romanesque et le dénouement heureux. Une tragédi-comédie française non identifée fut offerte en Nouvelle-France en 1639; la plus célèbre, Le Cid de Corneille, en 1645.
trame dramatiqueIntrigue, entrelacement des péripéties dont le système peut être mis à jour par l'élaboration d'un modèle actantiel.
tranche de vieObjectif du théâtre réaliste, selon lequel une pièce doit être jouée comme un événement quotidien, sans distanciation, sans stylisation. Voir quatrième mur.
transdisciplinaireMise en oeuvre d'une axiomatique commune à un ensemble de disciplines (ex. : l'anthropologie considérée comme la science de l'homme et de ses oeuvres.
tropeFigure, dans un segment de discours - artistique ou littéraire - , par laquelle on renvoit à un sens qui n'est pas habituel, qu'il soit indiqué ailleurs ou pas dans le discours en question. Molinié, p. 329.
unité d'actionCaractère d'une pièce dont la matière narrative s'organise autour d'une fable principale à laquelle les intrigues annexes sont logiquement rattachées. Les romantiques ont maintenu la nécessité classique de l'unité d'action. Pavis 1987, p. 431-432.
unité de lieuCaractère d'une pièce qui, suite à une mise en question des mansions présentées en parallèle sur les praticables médiévaux, se déroule dans un seul espace scénique. Les romantiques ont mis en question cette règle de la Renaissance, mais elle est quand même souvent respectée (ex. : C'était avant la guerre à l'Anse-à-Gilles, de Marie Laberge).
unité de tempsCaractère d'une pièce dont l'action dramatique se déroule sur une durée ne dépassant pas celle de la représentation, ou celle d'une révolution du soleil. Les romantiques ont également mis en question la nécessité classique de l'unité de temps, mais elle est, elle aussi, souvent respectée (ex. : Les Reines, de Normand Chaurette).
variétésSpectacle présentant diverses attractions (chansons, danses, etc). Larousse 1995.
vaudevilleComédie de chansons, acrobaties, danses et monologues, dont on fait remonter l'histoire à un recueil de chants populaires, les Vaux-de-Vire de Jean Le Houx (1576). Souvent chargé d'incidents burlesques, de quiproquos, de reconnaissances, etc. Bouchard 1878, p. 290-291; Ubersfeld 1996, p. 87.
virtuelSe dit d'une image dont les points se trouvent sur le prolongement des rayons lumineux (1858), de la simulation d'un espace réel par des images de synthèse, d'une création qui n'a d'autre réalité que sur écran cathodique. Larousse 1995.
vraisemblanceCaractère par lequel les actions, les personnages et les lieux représentés sont perçus par le public comme une imitation de la réalité et non comme une réalité vraie ou surnaturelle. Degré d'atteinte de cette imitation.
césureRepos à l'intérieur d'un vers, après une syllabe accentuée. Robert 1991.
décorArrangement de la scène en vue de donner aux spectateurs un référent spatial. On a aujourd'hui tendance à restreindre ce mot pour désigner un aménagement constitué de panneaux peints et de quelques objets, et à recourir à scénographie pour désigner le décor construit. Pavis, p. 107-109; Ubersfeld 1996, p. 23. Voir cyclorama et coulisse.
décorumEnsemble des règles qu'il convient d'observer pour tenir son rang sans une bonne société. Robert 1991.
dégagementEspace disponible, en dehors de l'aire de jeu, pour les entrées et sorties de personnages et les changements de décor et d'accessoires. Certaines scènes, conçues pour le cinéma, offrent peu ou pas de dégagements pour le théâtre. Voir hors-scène.
dénégationSituation du spectateur qui subit l'illusion théâtrale, tout en ayant le sentiment que ce qu'il perçoit n'existe pas vraiment. Pavis 1987, p. 113-114.
dénotationEnsemble des éléments fondamentaux et permanents du sens d'un mot. Larousse 1995. Voir connotation.
dénouementVoir noeud.
féerieSpectacle où apparaissent des personnages surnaturels (dieux et démons, fées et enchanteurs...), exigeant d'ordinaire des effets scéniques considérables. On offrit des extraits de l'opéra Vénus et Adonis (livret de Jean-François Deshayes, musique de Robert Desbrosses) à Québec en 1765. Pavis 1987, p. 167-168; Robert 1991.
génétiqueÉtude des différents états d'un texte (plans, brouillons, versions, notes, sources et journal de bord). David et Lavoie 1995, vol. II, p. 3.
hémisticheMoitié d'un vers, marquée par un repos ou césure. Robert 1991.
hérosType de personnage doué de pouvoirs hors du commun et pouvant se dresser pour ou contre la Cité; Ubersfeld 1996, p. 46. Personnage principal d'une oeuvre; Robert 1991. Voir antihéros.
mélodrameDrame populaire, souvent accompagné d'une mélodie, caractérisé par l'invraisemblance de l'intrigue et des situations, la multiplicité des épisodes violents, l'outrance des caractères et du ton. Robert 1991.
métalangageLangage portant sur une langue ou un langage. Robert 1991.
métaphoreTrope par lequel on utitise un mot pour un autre. Procédé de langage qui consiste dans un transfert de sens par substitution analogique. Robert 1991; Molinié, p. 213-216.
métathéâtreThéâtre portant sur le théâtre. Pavis 1987, p. 236.
métonymieTrope par lequel on désigne le tout pour la partie ou la partie pour le tout. Procédé de langage par lequel on exprime un concept au moyen d'un terme désignant un autre concept qui lui est uni par une relation nécessaire. Molinié 1992, p. 217-218. Robert 1991.
néologismeEmploi d'un mot nouveau (ex. : song) ou dans un sens nouveau (ex : partition). Robert 1991.
nôDrame lyrique (mimé, chanté et dansé, avec choeurs et insruments), exécuté au théâtre, avec costumes et masques, sans décor. Comprend des sections de prose (kotoba) et de poésie (utai). S'inspire généralement de légendes et contes anciens du Japon, où ses acteurs sont le shité et le waki, le second étant une sorte de double ou de faire-valoir du premier. Bourassa, 1968, p. 35, 60-61 et 73-74; Banham 1988, p. 716-717. Voir kyogen.
péripétiesChangement subit de situation dans une action dramatique ou scénique. Il y a des péripéties de nouement et de dénouement. Robert 1991.
réalismeConception de l'art et de la littérature, selon laquelle on ne doit pas chercher à idéaliser le réel ou à en donner une image épurée. Robert 1991.
réceptionAttitude et activité du spectateur confronté au spectacle. Se dit également d'une séance d'accueil, faite de discours et de pièces de circonstance; la première écrite et offerte en Nouvelle-France, à Port-Royal, date de 1606, et la première au Québec de 1648. Pavis 1987; Robert 1991; Benson et Conolly, p. 299-300.
récitFable (voir ce mot). Discours d'un personnage narrant un événement qui s'est produit hors scène (ex. : récit de Théramène, dans Phèdre, de Jean Racine). Pavis 1987, p. 325-326; Ubersfeld 1996, p. 70. Voir tirade.
récitatifDans l'opéra ou la cantate, partie déclamée - et non chantée - dont le rythme et la métrique diffère du chant ou de la musique qui le précède ou le suit. Pavis 1987, p. 326-327.
réflecteurÉlément d'un projecteur; dispositif destiné à réfléchir la lumière au moyen de miroirs, de surfaces luisantes ou prismatiques. Se dit, par extension, du projecteur lui-même. Larousse 1995.
régieOrganisation matérielle du spectacle selon un cahier de charge, ce à quoi on réduisait autrefois la mise en scène (mise en place). Emplacement où se trouvent les consoles d'éclairage et de son.
répertoireEnsemble des pièces jouées par un même théâtre (angl. : stock); ensemble des pièces d'un même style ou d'une même époque; ensemble des rôles qu'un acteur a interprétés ou qui sont dans son registre (angl. : study). Pavis 1987, p. 333.
répliqueRéponse à un discours; riposte; texte dit par un personnage au cours d'un dialogue. Pavis 1987, p. 333.
rôleParchemin enroulé. Ensemble des répliques d'un personnage.
sémiosisOpération qui, en instaurant une relation de présupposition réciproque entre un signifiant et un signifié, consiste à produire des signes. David et Lavoie 1995, vol. II, p. 7, n. 13. Voir signe.
sémiotiqueScience des signes qui étudie les éléments différenciateurs (ou paradigmes, contribuant au sens par la différence) et les combinaisons avérées de tels éléments sur le plan syntaxique. Tout ensemble signifiant, comme un texte dramatique ou un texte scénique, est dès lors analysable. David et Lavoie1995, vol. II, p. 6-7. Voir signe.
séquenceTerme de narratologie : suite orientée de fonctions; un segment formé de plusieurs propositions qui donne au lecteur l'impression d'un tout achevé, d'une histoire, d'une anecdote. Correspond à la division en scènes dans la dramaturgie classique, alors que la macroséquence correspond à la division en actes. Les microséquences sont des fractions du temps théâtral (textuel ou représenté) au cours de laquelle se passe quelque chose qui peut être isolé. Pavis 1987, p. 357.