Copie de `Université de Liège - Lexique de géologie sédimentaire`

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Université de Liège - Lexique de géologie sédimentaire
Catégorie: Géographie > pétrologie; géologie
Date & Pays: 15/12/2014, Be
Mots: 266


Dragées de Carlsbad
oolithes ou pisolithes calcaires qui se forment aux griffons des sources thermales (Ex Carlsbad, Hammam em Eskoutine (Algérie).

Drumlins
accumulation morainique façonnée par les glaciers en forme de colline allongée. La forme des drumlins permet de reconstituer le sens et la direction d'écoulement de la glace.

Dune
au sens large, accumulation de matériel détritique, de hauteur m-dam, sous l'action du vent ou de l'eau. Au sens restreint, accumulation éolienne. On en distingue plusieurs types

Endokarst
partie souterraine d'une morphologie karstique.

Entrecroisées
(stratifications) structures sédimentaires internes aux bancs. Les stratifications entrecroisées (Angl.cross-stratifications) sont obliques par rapport au pendage moyen de la surface de stratification et se recoupent mutuellement. Elles sont générées par la migration latérale de formes sédimentaires avec dépôt de matériel détritique.

Erg
désert caractérisé par des dunes éoliennes.

Evaporite
(= dépôt salin) sédiment résultant de la précipitation chimique de sels dans des eaux sursaturées d'origine généralement marine, plus rarement d'origine lacustre, à la suite d'une forte évaporation en climat aride. Les principaux sels précités sont des sulfates (gypse, anhydrite), des chlorures (halite, sylvite, carnallite), des carbonates (aragonite, dolomite, magnésite), plus rarement des nitrates et des borates.

Exokarst
partie aérienne d'une morphologie karstique.

Falun
sable riche en coquilles, et par conséquent riche en calcaire, que l'on utilise pour l'amendement des terres de culture.

Fjord
les fjords sont les parties terminales d’anciennes vallées glaciaires envahies par la mer à la suite du relèvement du niveau des océans.

Flagstone
terme commercial anglais pour désigner des dalles de grès servant à carreler. Le terme s'applique aux Psammites du Condroz, parfois appelés Grès de Meuse.

Flaser bedding
ces structures sont engendrées par l'alternance de sédiments fins (argile) et plus grossiers (sable, silt). Les flasers peuvent être décris comme des rides sableuses ou silteuses entre lesquelles se déposent des sédiments fins les drapages argileux sont préservés dans les creux et en partie sur les crêtes. Ces structures sédimentaires se forment dans des environnements littoraux où des périodes de calme alternent avec des périodes où l'action des vagues ou des courants se manifeste.

Fluidised sediment flows
ce type d'écoulement gravitaire est constitué de grains maintenus en suspension par un excès de pression du fluide intergranulaire. Les fluidised sediment flows demeurent en mouvement aussi longtemps que cet excès de pression est maintenu.

Flysch
mot dialectal de la Suisse allemande désignant des terrains qui glissent (introduit en géologie par B. STUDER, 1827). En géologie alpine, le mot désigne un faciès lithologique caractérisé par de fortes épaisseurs de petits bancs alternativement gréseux et silteux, présentant fréquemment, mais pas toujours, les caractères minéralogiques et structuraux des grauwackes et les figures sédimentaires (grano-classement, load-casts, etc…) propres aux dépôts liés aux courants de turbidité. Ces dépôts représentent les produits de la destruction des cordillères qui émergeaient dans la fosse géosynclinale alpine. - En géologie sédimentaire, à la suite de W.A.J.M. van WATERSCHOOT van der GRACHT (1931), on appelle flysch tout dépôt de même origine formé à un stade équivalent du cycle orogénique (stade pré-orogénique).

Freestone
terme commercial anglais pour désigner des grès, mais aussi des calcaires, en gros bancs ne comportant pratiquement pas de plans de division et convenant bien pour faire des pierres de construction.

Fuchtbauer
(échelle de, 1959) échelle permettant l'évaluation du degré de classement d'un sédiment.

Gaize
roche légère et poreuse à grain fin, de teinte gris-vert devenant plus sombre en s'hydratant. Ce sont des grès glauconifères à spicules d'éponge et à ciment d'opale qui peuvent passer à de véritables spongolithes par prolifération des spicules. Les meules du Crétacé et les tuffeaux du Landénien belge sont des gaizes.

Gayet
charbon homogène, non zoné, à cassure généralement conchoïdale, pouvant constituer tout ou partie de l'épaisseur d'une couche et représentant du charbon sapropélique, M. LEGRAYE (1932) distingue des gayets d'algues (Boghead), des gayets de spores (Cannel coal) et des gayets de débris (Pseudo-cannel coal).

Giallo
(italien jaune) marbre jaune utilisé par les anciens grecs et romains giallo antico (jaune antique), giallo e nero (jaune et noir).

Glaciaire
(paysage) processus d'érosion (érosion glaciaire) et d'accumulation (moraines) donnent naissance aux paysages glaciaires

Glaciers
accumulations de glace résultant de la compaction de la neige. On peut distinguer cinq types de glacier

Glaebules
ovoïdes millimétriques de micrite (pellet) fréquents dans les paléosols en milieu carbonaté. Leur origine peut être très diverse fragmentation d'horizons micritiques par des microfractures courbes, micritisation de grains carbonatés, calcification de pellets fécaux, activité microbienne.

Glissement en masse
déplacement de matériaux rocheux sous l'effet de la gravité. Dans ce type de processus, les fluides ne jouent qu'un rôle mineur, par leur effet lubrifiant à la base des unités transportées. Ces processus déplacent des masses considérables de sols et débris rocheux sur des distances courtes (de l'ordre du km). Leur impact sédimentaire est pourtant important, car ils mettent les matériaux mobilisés à la disposition du système fluviatile.

Gobertange
(Pierre de) calcaire gréseux, gris clair, parfois veiné de minces filets discontinus d'un calcaire blanc crayeux à grain fin, d'âge Lutétien (Bruxellien). Exploité à Gobertange (Jodoigne) et utilisé sur une grande échelle pour la construction des vieux monuments du Brabant.

Gours
retenue d’eau bordée d’un trottoir de calcite (forme karstique).



Grain flow
écoulement gravitaire où les particules sont maintenues en mouvement par des forces dispersives dues aux multiples collisions entre les grains. L'air (l'eau) n'agit que comme un lubrifiant mais ne propulse pas les grains.

Grand Incarnat
variété de marbre italien de couleur rouge-chair (Ital. incarnato).

Granule
terme ambigu qui désigne en français un petit grain et aux Etats-Unis un gros grain (2 à 4 mm, WENTWORTH, 1922).

Grauwacke (angl.
greywacke, graywacke) terme emprunté au vocabulaire des mineurs du Harz (dès 1780) pour désigner un grès gris à gris-vert. Le terme a comporté une signification stratigraphique jusqu'à la fin du 19e siècle grès du Paléozoïque inférieur. Il a été redéfini au cours du 20e siècle, avec des sens contradictoires en Ardenne grès dévonien, riche en coquilles dissoutes = grauwacke de décalcification (A. de LAPPARENT, 1906) - grès riche en débris de roches ignées basiques (A.H. FAY, 1920) - grès à structure empâtée = wacke (F.J. PETTIJOHN, 1949) - grès à débris de roches = grès lithique (P.D. KRYNINE, 1948) - grès granoclassé, caractéristique du faciès flysch (KUENEN et MIGGLIORINI, 1950). Cf. Classification des grès.

Grauwackoïde
(subgrauwackoïde) qualificatifs ambigus (v. subgraywacke), introduit par P. MICHOT, 1953 pour traduire la proportion de débris de roche dans un grès (0 à 25 % psammite subgrauwackoïde; 25 à 50 % psammite grauwackoïde; 50 à 100 % microconglomérat grauwackoïde).

Grès calcaire
grès à ciment calcaire.

Grès cristallisé de Fontainebleau
gros cristaux de calcite, de forme {4041} trouvés dans les sables tertiaires de Nemours et de Fontainebleau (France) et dont la particularité est d'englober poecilitiquement des grains de quartz en proportions importantes (50 à 83 %).

Grès quartzeux
grès à ciment siliceux formé de quartz microgrenu.

Grès siliceux
grès à ciment siliceux parmi lesquels, on distingue grès quartzeux, grès opalifère, grès calcédonieux.

Grésoschiste
(P. MICHOT, 19523) grès à structure empâtée = wacke.

Grès-quartzite
grès dont les grains de quartz présentent des auréoles d'accroissement = grès à structure quartzitique.

Grèze
brèche à fragments anguleux à peine émoussés, fréquente dans les régions actuellement tempérées, au-dessus des roches calcaires, ou à leur pied, et résultant de leur fissuration et fragmentation par le gel, lors des périodes froides du Quaternaire.

Griotte
calcaire noduleux à goniatites du Frasnien des Pyrénées, de couleur rouge foncé contenant des nodules plus clairs de même ton. Exploité comme marbre depuis le 18e siècle.

Grit
terme anglais qui désigne un grès à gros grains anguleux.

Groove marks
ce sont des rainures creusées dans le sédiment sous-jacent par des objets traînés sur le fond par les courants, voire par des icebergs. Ils se présentent sous la forme de crêtes rectilignes, étroites et allongées de quelques mm à plusieurs dizaines de cm, souvent parallèles entre elles. Ce sont de bons indicateurs de la direction des courants (mais pas de leur sens). (Franç. figures de traction ).

Guano
dépôt de phosphate de chaux formé par le lessivage d'excréments d'oiseaux accumulés dans les régions arides. Utilisé comme engrais.

Hardpan
terme général désignant un horizon superficiel ou supérieur d'un profil de sol relativement dur, imperméable, souvent argileux, résultant de la cimentation des particules du sol par précipitation de matériaux relativement insolubles (silice, oxyde de fer, calcaire, matière organique) et offrant une très grande résistance au labourage, empêchant la pénétration des racines et la remontée de l'eau des nappes. Ex. lime pan, iron pan, orstein, claypan, fragipan, etc…

Hjultrom
(diagramme de) ce graphe (essentiellement basé sur des expériences en laboratoire) montre la vitesse minimale d'un courant nécessaire pour mobiliser, transporter et déposer des grains de quartz de granulométrie variable.

Houille
roche compacte noire, très légère (1,4) normalement litée et montrant des lits alternativement mats et brillants. Elle se débite souvent suivant un réseau de diaclases mais sa cassure peut être irrégulière ou conchoïdale. La houille est le charbon humique le plus abondant, aussi confond-on souvent houille et charbon. Angl . bituminous coal.

Humocky cross stratification
ces stratifications entrecroisées, généralement à l'échelle du mètre, sont caractérisées par de larges ondulations, faiblement inclinées (souvent moins de 15°). Les lamines peuvent être suivies de manière continue dans les dépressions et sur les mamelons. Elles se recoupent avec un angle faible et en montrant des phénomènes d'onlapping. Le sédiment est un sable fin bien trié. Ce type de stratification entrecroisée est généré par des vagues de tempête en milieu de plate-forme (tempestites), dans un régime d'écoulement intermédiaire entre la formation des rides et celle des stratifications planes. (Franç. stratifications en mamelons).

Hyaloclastite
dépôt volcano-sédimentaire formé par la fragmentation d'un verre volcanique en contact avec l'eau.

Hyperpicnite
type assez particulier de dépôt de courant de turbidité, résultant de phénomènes de crue dans des rivières débouchant sur l'océan. A l'inverse des turbidites de type Bouma, les hyperpycnites présentent souvent une unité granocroissante (silt-> sable) surmontée d'une unité granodécroissante (sable-> silt). En effet, durant le début de la crue, la vitesse du courant augmente ainsi que la charge transportée, alors qu'elle décroît après le pic de crue. Les structures sédimentaires les plus courantes sont les laminations planes parallèles, les laminations entrecroisées de rides de courant et surtout les laminations montantes (car la charge sédimentaire déposée est très importante). On pense actuellement que les dépôts résultant de courant de turbidité hyperpycnaux sont rapides et peuvent être très épais.

Ignimbrite
dépôt produit par des nuées ardentes. Celles-ci sont des nuages d'un mélange de tephra chauds (fragments de verre, cristaux et débris lithiques) et de gaz, se propageant sous l'effet de la gravité. D'un point de vue textural, les ignimbrites montrent une grande variété de granulométrie, les éléments les plus grossiers étant généralement concentrés vers le haut. Une des caractéristiques importantes des ignimbrites est la présence de grains soudés par la chaleur dans leur partie la plus interne et le caractère plan de la surface supérieure des dépôts.

Inselberg
relief isolé, entouré d'un cône d'éboulis, typique des paysages désertiques.

Jais
variété de lignite fibreuse et dure, d'un noir luisant qu'on peut tailler et polir en bijoux de deuil. Syn. jayet, gagate, pierre de Gages.

Jaspe
roche siliceuse dense, cryptocristalline, opaque à légèrement translucide, contenant des impuretés d'oxydes de fer responsable de la coloration rouge, rouge-brun ou brun-jaune. Cette roche siliceuse dérive de la silicification d'une vase à radiolaires.

Jaspilite
roche zonaire formée d'une alternance de lits de jaspe et d'oxydes de fer.

Kieselguhr
boue à diatomées.

Lahar
ce sont des mudflows constitués d'une majorité de matériel volcanique. Ils se forment lorsque des dépôts pyroclastiques non consolidés sont mis en mouvement sur le flanc d'un volcan suite à de fortes pluies ou lors d'une éruption sous-glaciaire

Lapiez
figures de dissolution provoquées par le ruissellement en terrain calcaire. Elles suivent la ligne de plus grande pente.

Latérite
(de Later = brique, F. BUCHANAN, 1807) matériau ferruginisé à morphologie vésiculaire, non stratifié, situé à faible profondeur dans les sols intertropicaux et dont la particularité est de durcir à l'air, ce qui le fait utiliser comme brique dans la région de Malabar (Inde). - Le terme a été étendu aux horizons ferrugineux déjà indurés dans le sol, c'est-à-dire aux cuirasses ferrugineuses. - Les latérites sont parfois définies chimiquement par un rapport SiO2/Al2O3 < 1,33 (MARTIN & DOYNE, 1927). Les latérites sont à peu près dépourvues de bases et de silicates primaires, mais elles peuvent contenir de grandes quantités de quartz et de kaolinite. On a proposé des définitions pédologiques mais la tendance est d'abandonner le terme au profit de néologismes comme ferralite (G.W. ROBINSON, 1949), ou Latosol (C.E. KELLOG, 1949) ou encore kaolisol (C. SYS, 1958).

Lenticular bedding
les stratifications lenticulaires sont des dépôts essentiellement argileux dans lesquelles sont conservées des lentilles sableuses. Ces structures sédimentaires se forment dans des environnements de littoraux où des périodes de calme alternent avec des périodes où l'action des vagues ou des courants se manifeste.

Lithomarge
(BREITHAUPT, 1841) variété d'argile compacte consistant en un mélange plus ou moins pur de kaolinite et d'halloysite. Le nom est souvent appliqué par les exploitants de bauxite à la couche d'argile bariolée et poreuse, associée à la bauxite (J. JUNG, 1958).

Lignite
combustible plus ou moins compact constitué par l'accumulation de végétaux dont la nature reste bien identifiable. Elle colore en brun une solution bouillante à 10 % de NaOH ou KOH. On distingue en général 1) du lignite brun (All. Braunkohle) assez compact, à cassure terreuse, se délitant facilement et montrant des espèces de fissures de dessication; 2) du lignite noir (Angl. Sub-bituminous coal), plus compact que le lignite brun et montrant une cassure conchoïdale plus ou moins brillante.

Linéations primaires de courant
ce sont des traînées allongées de quelques mm de large et quelques dm de long présentes sur la surface supérieure des bancs. Elles sont en général séparées les unes des autres d'un cm au plus. Elles correspondent à une orientation préférentielle de l'allongement des grains parallèlement au courant et se mettent en place généralement sur des sédiments à lamination plane (écoulement rapide). (Angl.parting lineations).

Littoral
(zonation bathymétrique) cette zonation est basée principalement sur l'action des marées et des vagues. On distingue ainsi l'arrière-plage (backshore) ou encore la zone supratidale, au-dessus du niveau moyen de la marée haute, l'estran (foreshore) ou zone intertidale, correspondant à la zone de balancement des marées, l'avant-plage (shoreface) ou zone infratidale, en dessous du niveau des basses mers. La frontière entre l'avant-plage et le large (offshore) est définie par la limite d'action des vagues de beau temps.

Littorale
(géomorphologie) Les principaux agents de l'érosion marine sont les vagues et les courants, auxquels on peut ajouter l'action des embruns emportés par le vent (altération chimique). Le matériel sédimentaire mobilisé subit ensuite un tri granulométrique le matériel fin est emporté vers le large ou déposé dans des zones calmes alors que le matériel grossier s'accumule à proximité de la côte. Les sédiments mis en suspension par les vagues peuvent être également transportés par les courants. La principale forme d'érosion littorale est la falaise. On distingue les falaises vives, encore battues par la mer et les falaises mortes, séparées de la mer par une zone de dépôt. Les falaises se forment par sapement à la base et éboulements par pans. Dans les formes d'accumulation, on peut distinguer le cordon littoral, construction sableuse ou graveleuse parallèle à la côte; la flèche, accumulation sableuse détachée de la plage et isolant éventuellement une zone d'eau plus calme (lagune); et le tombolo, cordon sableux ou graveleux construit par la mer entre une île et la plage.

Loférite
(de Lofer, Autriche, A.G. FISCHER, 1964) roche carbonatée criblée de petites cavités à remplissage de calcite. Syn. dismicrite, calcaire à bird's eye. Souvent interprété comme d'origine intertidale.

Lydienne
roche siliceuse finement cristalline, cherteuse, noire-violacée, utilisée à cause de sa dureté et de sa couleur pour tester la pureté des métaux précieux et la composition des alliages. Syn. Lydite, pierre Lydienne, pierre de touche, basanite (basanos =pierre de touche, A. BRONGNIART, 1813).

Macigno
(A. BRONGNIART, 1827) terme d'origine italienne signifiant meule et désignant dans les Apennins du Nord une formation comportant principalement des grauwackes granoclassées de faciès flysch; le mot a été utilisé abusivement par les géologues de l'Ardenne pour désigner des grès à grain fin, argilo-micacé, à ciment calcaire du Strunien, du Famennien (Fm. de Souverain-Pré) et du Givétien (Fm. du Roux) et même pour des grès à ciment calcaire, passant au calcaire sableux du Jurassique Macignos d'Aubange et de Messancy.

Malthe
bitume pâteux.

Marbre de Carrare
marbre statuaire compact, blanc de neige, exploité depuis la plus haute antiquité dans la région de Serravezza et de Massa (Toscane). Le marbre de Carrare forme des lentilles dans le bianco chiaro ordinario qui est un calcaire du Trias.

Marbre de Paros
marbre blanc ou légèrement jaunâtre, à gros grains, translucide mais souvent traversé par des veines micacées. Exploité dans l'antiquité pour la statuaire dans l'île de Paros (Cyclades), près de Marmara.

Marbre Florence
marbre gris à fond clair, constitué de stromatopores lamellaires, mêlés de polypiers branchus (Favosites, Hexagonaria). Exploité dans le Frasnien (Formation de Lustin) au flanc Nord du Synclinorium de Dinant.

Marbre Sainte-Anne
calcaires construits à fond noir sur lequel les organismes se détachent en gris (Frasnien Formation du Pont de la Folle).

Marbres noirs
calcaires compacts, à grain fin, de teinte noire uniforme, qui furent exploités comme marbre à différents niveaux du Paléozoïque de Belgique Marbre noir de Dinant (Viséen inférieur V1a de la carte géologique), Marbre noir de Basècles (Viséen moyen), Marbre noir de Golzine ou de Mazy (Frasnien From de la carte géologique). Le marbre noir de Golzine est toujours exploité.

Marno-calcaires
terme lithostratigraphique désignant des alternances régulières de bancs de marnes et de calcaires du Jurassique.

Meule
terme de mineur du Bassin de Mons pour désigner des formations relativement dures de la base du Crétacé la Meule de Bernissart est une formation lithologique d'âge Cénomanien comportant du calcaire gréseux glauconifère, gris, à fossiles dissous et comportant à la base des galets roulés de chert; - la meule de Bracquegnies est un grès glauconifère d'âge Albien, à ciment d'opale, riche en coquilles à remplissage calcédonieux.

Meulière
(pierre à meule) calcaire lacustre qui a subi une silicification hâtive incomplète, suivie d'une décalcification qui confère à la roche un aspect carrié et vacuolaire. Deux niveaux importants sont connus dans le Bassin de Paris la meulière de Brie (Sannoisien) et la meulière de Beauce (Chattien).

Microgrès
terme de terrain désignant des roches de la gamme des grès à grain fin et des siltstones qui affleurent en bancs épais ou moyens. (Terme employé de préférence à schiste gréseux ou grès argileux). Dans la classification de P. MICHOT (1958), le préfixe micro- est réservé aux roches détriques dont les grains sont compris dans l'intervalle 60 à 20µ.

Minette
terme ambigu désignant à la fois une roche magmatique de faciès lamprophyrique, essentiellement constituée d'orthose et de biotite (M. VOLTZ, 1828) et un minerais de fer sédimentaire, oolithique du Jurassique moyen de Lorraine (E. de BEAUMONT, 1822).

Moraine
matériaux entraînés et déposés par un glacier. Il s'agit de matériaux mal triés (=l'argile à blocaux). On distingue les moraines de fond, les moraines latérales, sur les bords de la vallée glaciaire, la moraine frontale, formant une colline en croissant concave vers l'amont et marquant la limite maximale d'une avancée glaciaire. Les moraines de fond peuvent donner naissance à des collines allongées de quelques centaines de mètres suivant l'écoulement de la glace, nommées drumlins. La reprise par les eaux courantes des matériaux glaciaires donne des dépôts mixtes fluvio-glaciaires, dont par exemple les eskers, collines serpentiformes représentant les dépôts des torrents sous-glaciaires et les sandurs qui sont les cônes de déjection des inlandsis.

Moutonnées
(roches) formes d'érosion laissées par le passage d'un glacier. On y reconnaît fréquemment des stries glaciaires, marques dues à la présence de blocs durs enchassés dans la glace.

Mudflow
ce sont des écoulements de boue sous l'action de la gravité. Si cette boue contient de gros éléments (galets, blocs), on parle alors de debris flow. Ces écoulements gravitaires ont l'aspect du béton frais et se mettent en mouvement lorsque de fortes pluies ont saturé d'eau leur fraction fine.

Naphte
terme désuet pour pétrole. Le mot s'applique au produit de distillation des pétroles, de densité comprise entre 0,67 et 0,72 que l'on emploie comme combustible, dissolvant ou dégraisseur.

Nodule
concrétion dépourvue de structure interne.

Obliques
(stratifications) structure sédimentaire dont la genèse est liée à la migration latérale de formes sédimentaires avec dépôt de matériel détritique. Citons entre autre migration de rides, mégarides et dunes, progradation d'un front deltaïque, migration latérale de point bars dans le lit des rivières, etc. Les stratifications obliques se forment lorsque les crêtes des rides sont rectilignes.

Ocre
mélange naturel d'argile avec des hydroxydes et des oxydes de fer (et parfois de manganèse), donnant des colorants utilisés en peinture ocre jaune, terre d'ombre, terre de Sienne, sanguine, ocre rouge.

Onyx
(de onux = ongle, allusion à la transparence de la matière) variété d'agate à zonage plan, utilisé pour la fabrication des camées.

Oolithe
petit corps sphéroïdal de nature calcaire qui s'est formé à l'état libre dans l'eau, à l'intervention de processus chimiques dominants, par dépôts successifs de substance (cortex) autour d'un noyau de nature quelconque (nucleus), qui peut ne pas être apparent. Le mot oolithe désigne à la fois les grains calcaires et la roche constituée par l'accumulation de ces grains. On a proposé, sans grand succès de distinguer les grains calcaires sous des termes particuliers ovulite (DEVERIN, 1945), oölit (angl. DE FORD et WALDSCHMIDT, 1946) et Ooïd (all. KALKOWSKY, 1908) et la roche oolithique sous les noms respectifs de oolithe (Fr.), oolith (Angl.) et Oolith ou Rogenstein (All.). Dans le Bassin de Paris, le terme L'Oolithe s'applique parfois à l'ensemble du jurassique moyen, tandis que La Grande Oolithe désigne le niveau oolithique du Bathonien supérieur qui forme l'entablement du Plateau de Langres (Haute-Marne). En pétrographie des calcaires, l'oolithe est un type particulier d'ooïde dont la lamination est concentrique.

Orstein
terme allemand équivalent à alios.

Oued
cours d'eau temporaire en région semi-désertique.

Ouvala
morphologie karstique résultant de la coalescence de plusieurs dolines.

Palagonite
c'est un matériau amorphe, translucide, orangé, souvent observé en bordure des grains d'hyaloclastite. Il s'agit d'une altération du verre volcanique par hydratation, oxydation du fer, augmentation du K et Fe et perte de Na et Mg. La palagonite n'est pas un minéral, mais un mélange de montmorillonite et de phillipsite.

Pellets
(ou pelotes, péloïdes) ovoïdes millimétriques de micrite, correspondant généralement à des pelotes fécales, mais dont l'origine peut aussi être liée à la dégradation de tapis algaires, à la micritisation de grains carbonatés ou à l'activité microbienne.

Pentélique
marbre blanc utilisé pour la construction des monuments de l'Acropole et d'autres édifices athéniens. Exploité sur le Mont Pentélikon (Act. Pendeli), au N.E. d'Athènes.

Petit granit
calcaire crinoïdique à gros grains du Tournaisien supérieur, exploité comme pierre de taille sous les noms de Petit granite, Granite belge, Pierre des Ecaussines, P. de Soignies.

Phosphorite
terme imprécis qui désigne, en français, soit un minéral, la collophanite, soit plus généralement les concrétions phosphatées que l'on trouve disséminées dans diverses roches qualifiées de roches phosphatées. Ces concrétions phosphatées sont de différents types grains ou pellets de collophanite de petites tailles - nodules de plus grandes tailles (ex les coquins) - fossiles entiers ou débris de fossiles, complètement épigénisés en collophanite - coprolithes. Aux Etats-Unis, le terme phosphorite est synonyme de roche phosphatée.

Piperno
brèche volcanique récente, tendre, gris clair, constituée de fragments de trachyte projetés et retombés en mer.

Pisolithe
ooïde de taille supérieure à 2 mm. Il s'agit souvent de corpuscules d'origine pédogénétique.

Plage
zone du littoral comprise entre les niveaux de la haute et de la basse mer (syn. estran, zone intertidale).

Point bar
corps sédimentaire généré par le dépôt de matériaux sur la rive convexe d'un chenal (zone où la vitesse du courant est la plus faible). (Franç. lobe de méandre). En coupe, les point bars montrent des stratifications obliques sigmoïdales.

Poix (Angl.
pitch) syn. asphalte, bitume, brai (du lac Brea = Pitch lake à l'île de Trinidad).

Poljé
plaines karstiques endoréiques où s'observent des reliefs résiduels ou mogotes.

Porcelanite
roche sédimentaire siliceuse, légère, poreuse et mate ayant l'aspect de la porcelaine non vernie. Elle est constituée principalement d'opale-CT.