Copie de `Théosophie.fr - Glossaire Théosophie`
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Théosophie.fr - Glossaire Théosophie
Catégorie: Enseignement
Date & Pays: 24/02/2015, Fr. Mots: 499
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Abhijñâ(skt) De la racine abhijñâ : reconnaître, percevoir. Mot désignant les pouvoirs paranormaux(cf. : siddhi*) acquis par la pratique du quadruple dhyâna*. Voir T.G.(abhijñâ).
Adepte(lat: adeptus = qui a atteint, ou obtenu). En Occultisme*, celui qui a atteint le stade de l'initiation, en devenant ainsi un maître dans la science de la Philosophie Ésotérique.
AdepteEn latin alchimique, Adeptus : qui a atteint, ou obtenu le Grand Œuvre. En Occultisme, désigne celui qui est parvenu au stade de l'Initiation, un Maître dans la science de la philosophie ésotérique(T.G.).
Âdibuddha(skt) « Bouddha primordial » , ou suprême. Ce n'est pas un être mais un Principe de Sagesse(Bodhi*), éternel et inconditionné, dont la Présence s'exprime dans la chaîne spirituelle qui va des Dhyânibuddha* aux Maîtres spirituels incarnés. « La Lumière Éternelle »( T.G.). Voir Vajradhara*. Cf. S.D.I, 571.
Âge d'or Les Anciens divisaient le cycle de vie en Âges d'or, d'argent, de bronze et de fer. L'Âge d'or était caractérisé par une vie de pureté et de simplicité primitives, et de bonheur général.
Agnostique Terme créé en 1869 par le prof. Thomas Huxley pour désigner celui qui ne croit en rien qui ne puisse être démontré par les sens.
Ahamkâra(skt) Conscience du Je, comme identité individuelle, donnant lieu dans la personnalité incarnée au sens du Moi(ou ego inférieur), qui se perçoit comme une entité unique et permanente face au reste du monde. D'où le « sentiment de séparativité »(cf. Lumière sur le Sentier p. 12) et la croyance illusoire à la personnalité*(sakkâyaditthi*).
Ainsi ai-je entendu Formule employée par Ânanda, l'un des grands disciples du Bouddha, en consignant l'enseignement du Maître ; elle figure en tête des sûtra du Canon bouddhique.
Ajñâna(skt) Non-connaissance, absence de sagesse due aux multiples illusions entretenues sur l'univers des apparences, et à la non-perception du monde de l'Esprit.
Âkâsha(skt) Mot signifiant à la fois l'espace tout pénétrant et l'essence subtile(le cinquième élément) qui remplit l'univers entier(cf. Bhagavad-Gîtâ* XIII, 32). L'éther, auquel on l'identifie souvent, n'en est que la manifestation inférieure. Son attribut est le son(skt : shabda) qui renvoie à la notion de Verbe, ou Logos, ou encore de divine résonance, qui pénètre et soutient en permanence la vie du cosmos entier. Sous l'angle de l'énergie, ou de la vibration, spirituelle, l'âkâsha intervient comme agent indispensable dans toute opération magique ou expérience mystique. En un sens, ce pouvoir universel s'exprime comme kundalinî*, « l'électricité occulte, l'alkahest des alchimistes, ou le solvant universel »(T.G.). L'hindouisme emploie aussi âkâsha pour désigner l'espace secret du cœur.
Akshara(skt) Impérissable, inaltérable. Nom donné au Soi(ou Purusha) suprême, non manifesté et immuable, perçu comme « Seigneur »(Îshvara) de l'univers, qui demeure dans le cœur de toute créature(cf. Gîtâ XV, 17-18 et Mundaka Upanishad II, l, l, 2). Atteindre cet Akshara c'est réaliser l'omniscience(Gîtâ XV, 19). Ce mot désigne aussi la syllabe mystique AU M*.
Alexandrie(philosophes d'— , École d'-) Cette École fameuse a vu le jour dans la cité égyptienne d'Alexandrie qui demeura pendant de longues années le siège du savoir et de la philosophie, et fut célèbre à plus d'un titre : sa bibliothèque, fondée par Ptolémée Sôter ~367/ ~283 av. J.-C. au début de son règne, s'enorgueillit de contenir jusqu'à 700.000 rouleaux, ou volumes(d'après Aulu-Gelle), son Musée possédait la première véritable Académie des Sciences et des Arts, accueillant des savants de renommée mondiale comme Euclide(le père de la géométrie scientifique), Apollonios de Perga(auteur d'un traité qui existe encore sur les sections coniques), Nicomaque(l'arithméticien), sans parler des astronomes, des physiciens, des anatomistes(comme Hérophile et Erasistrate), des médecins, des musiciens, des artistes, etc. qui ont fait sa renommée. Mais elle devint encore plus fameuse grâce à son École éclectique, ou néo-platonicienne, fondée en 173 ap. J.-C.(2) par Ammonios* Saccas qui compta comme disciples Origène*, Plotin* et bien d'autres hommes devenus célèbres dans l'histoire. Les Écoles les plus renommées des gnostiques eurent leur origine à Alexandrie. Philon le Juif*, Josèphe*, Jamblique*, Porphyre*, Clément d'Alexandrie*, l'astronome Ératosthène ~284/ —192 av. J.-C., Hypatie(la vierge philosophe), et d'innombrables autres étoiles de seconde grandeur, ont tous appartenu, à des périodes diverses, à ces grandes Écoles et contribué à faire d'Alexandrie l'un des foyers du savoir les plus justement renommés que le monde ait jamais produits.
Allan Kardec 1804-1869. Nom adopté par le fondateur du mouvement spirite français qui s'appelait en réalité Rivail. C'est lui qui rassembla et publia les messages transmis à l'état de transe par certains médiums et qui ensuite en tira une « philosophie » , entre les années 1855 et 1870.
Altruisme(du latin alter, autre). Une disposition opposée à l'égoïsme, manifestée dans des actions tendant à faire du bien à autrui, sans considération pour soi.
Âme Les multiples significations de ce mot(qu'il ne faut pas confondre) renvoient aux diverses manifestations(plus ou moins altérées dans l'homme) du grand pouvoir de Conscience et de Vie qui anime le cosmos - l'Âme du Monde* ou Âlaya*. Dans l'être incamé, on peut distinguer l'âme animale(produit des pulsions et instincts animaux) et l'âme humaine(expression conjuguée du désir - kâma - et du mental cérébral - manas* inférieur) essentiellement dominée par le sens du Moi(ahamkâra*). Mais la Voix du Silence s'adresse à la partie noble et généreuse de cette âme humaine, ouverte aux influences intérieures de l'Esprit, et appelée à prendre en main sa destinée divine ; cet aspect de l'âme est symbolisé dans la Bhagavad-Gîtâ* par le héros Arjuna. Pour Âme-diamant, voir Vajrasattva*.
Âme du mondeEn latin : Anima Mundi. C'est l'Âlaya* des bouddhistes du Nord. Il est dit que chaque âme humaine est née « en se détachant de l'Anima Mundi » , ce qui ésotériquement signifie que notre Ego* supérieur est fondamentalement d'une nature identique à cette essence divine qui, dans sa transcendance, apparaît comme une radiation de l'Absolu à jamais inconnaissable(T.G.). Cf. S.D. Il, 571, où l'aspect le plus élevé de l'Anima Mundi est identifié au second Logos, ou Vajrasattva*.
Âme-fil Même sens que sutrâtma*.
Amitâbha(skt) Littéralement : lumière infinie. Epithète souvent associée à Amitâyus( « infinie longévité » = « Âge sans borne » ) pour qualifier un Bouddha très populaire dans le bouddhisme du Nord qui règne sur un paradis de légende appelé en sanskrit Sukhâvatî(= l'Heureuse) et en tibétain Devachan*. Le très miséricordieux Bouddha Amitâbha, objet d'une grande vénération populaire, est une anthropomorphisation de « la conception originelle de l'idéal d'une divine lumière impersonnelle »(T.G.), et le paradis d'Amitâbha n'est pas un lieu mais une sphère d'expérience de conscience. Cf. S.D. I, 108, où Amitâbha est le Dhyânibuddha* manifesté dans le Bouddha Gautama, son « Dieu » intérieur.
Amrita(skt) Non-mort, immortalité. Également, l'élixir de vie qui confère l'immortalité.
Anâgâmin(skt) « Celui qui ne reviendra plus » dans le monde des sens et du désir - le troisième stade du Quadruple Sentier* conduisant à la libération de tous les liens.
Anâhata shabda(skt) « Un son(shabda) non frappé, non produit par percussion. » Cette expérience intérieure de perception sonore est souvent signalée dans les traités mystiques(voir Jnâneshvarî VI, 274) mais elle doit être transcendée. Ce terme(ainsi que l'expression voisine anahâta nâda) désigne aussi le son AUM. L'épithète anâhata qualifie en outre le chakra(ou foyer occulte) du cœur qui est activé par kundalinî* dans la méditation du disciple.
Ânanda Béatitude, joie, félicité, bonheur. Également, le nom d'un disciple favori de Gautama, le Seigneur Bouddha.
AnaxagoreFameux philosophe ionien qui étudia la philosophie avec Anaximène de Milet et s'établit à Athènes, à l'époque de Périclès. Socrate, Euripide, Archélaos et d'autres hommes et philosophes distingués furent parmi ses disciples et élèves. Astronome très savant, il fut l'un des premiers à expliquer ouvertement ce qu'avait enseigné Pythagore en secret : le mouvement des planètes, les éclipses solaires et lunaires, etc. C'est lui qui exposa la théorie du chaos, sur le principe que rien ne vient de rien(ex nihilo nihil fit), et des atomes comme constituant l'essence et la substance sous-jacentes dans tous les corps, étant de la même nature que les corps qu'ils ont formés. Ces atomes, affirma-t-il, furent, à l'origine, mis en mouvement par le noûs(l'intelligence universelle, le Mahat des hindous), lequel noûs est une entité spirituelle, éternelle, immatérielle ; par cette combinaison, le monde fut formé : les corps matériels grossiers s'enfoncèrent, tandis que les atomes éthérés(ou l'éther igné), s'élevaient et se répandaient dans les régions célestes supérieures. Devançant la science moderne de plus de 2.000 ans, il enseigna que les étoiles étaient de la même matière que notre terre et que le soleil était une masse incandescente ; pour sa part, la lune était un corps obscur inhabitable, recevant sa lumière du soleil ; et, dépassant même cette science, il se déclara pleinement convaincu que l'existence réelle des choses perçues par nos sens ne pouvait être prouvée par une démonstration. Il mourut en exil à Lampsaque, à l'âge de 72 ans.
Anoia Déraison, folie : c'est le mot appliqué par Platon, et d'autres, au Manas* inférieur lorsqu'il est allié trop étroitement à Kâma, ce qui se caractérise par l'incapacité de reconnaître les choses(agnoia) agnoia. Le terme grec agnoia dérive évidemment du sanskrit ajñâna(phonétiquement, agnyâna), ou ignorance, irrationalité, et absence de connaissance.
Antahkarana(skt) En hindouisme : « l'organe interne » , siège de la psyché humaine avec les facultés mentales,(manas*, buddhi*) et ahamkâra*. Pour la Théosophie, c'est en quelque sorte le pont établi pendant la durée de la vie entre l'Ego divin et la personnalité incarnée. Il sert demoyen de communication entre le Manas* supérieur et l'inférieur(actif dans l'homme terrestre) en permettant l'expression dans l'âme humaine de la voix de l'intuition, et l'enregistrement dans la sphère de l'Ego permanent des impressions et pensées de nature noble et universelle, susceptibles d'être assimilées par l'entité immortelle(T.G.). En élevant sa conscience vers le pôle divin, le disciple tend à supprimer la distance qui l'en sépare(en « détruisant » ainsi, symboliquement, le pont d'antahkarana par l'effet de cette communion). Ceci ne doit pas être confondu avec la rupture dramatique de ce lien vital entre la personnalité et son Ego profond, qui survient chez l'homme entièrement dépravé.
Anthropomorphisme(du grec a?????p?s, homme). Tendance à donner à Dieu, ou aux dieux, une forme humaine et des attributs ou qualités propres à l'homme.
Apollon du BelvédèreDe toutes les statues antiques d'Apollon(fils de Jupiter et de Latone, appelé Phoebus, Hélios, le radieux, et le Soleil), la meilleure et la plus parfaite est celle qui a reçu ce nom parce qu'elle est exposée dans la galerie du Belvédère au Vatican, à Rome. Le dieu est dénommé Apollon pythien, du fait qu'il est représenté au moment de sa victoire sur le serpent Python. La statue a été trouvée dans les ruines d'Antium en 1503.
Arahatta(pâl) L'état ou la condition d'arahanArahattamagga est le « sentier d'arahatta » qui mène à cette réalisation.
Âranyaka(skt) Du mot aranya : lieu distant, désert, forêt(où se retirent les ermites). Âryanaka désigne : a) un ermite des forêts et b) une classe d'écrits philosophiques et religieux(cf. Brihadâranyaka Upanishad).
Archange Ange suprême, le plus élevé. Terme formé de deux mots grecs archi-(chef) et angelos(messager).
Ardhamâtrâ(skt) La moitié(ardha) d'une mesure de prosodie(mâtrâ), en particulier d'une courte syllabe. Dans un article(Theos., nov. 1889, p. 121), l'ardhamâtrâ est identifiée au « son qui est la fin de la prononciation de la syllabe AUM* » .
Arhat(skt) Pâli : arahant, cingalais : rahat, chinois : lohan. Littéralement : « méritant »(à ne pas confondre avec ârya, « noble » ). En bouddhisme hînayâna : celui qui a atteint le quatrième stade du Quadruple Sentier* ; libéré des chaînes du désir, il a gagné le niveau du nirvâna*. Nom souvent donné aux grands dignitaires du bouddhisme. L'arhat(du hînayâna) est parfois opposé au bodhisattva*(du mahâyâna) qui renonce au fruit du nirvâna, mais P.ne fait pas cette différence. Elle en parle parfois comme d'un « initié aux mystères ésotériques »(T.G.). Quoi qu'il en soit, l'arhat possède la maîtrise de grands pouvoirs paranormaux.
Arien Partisan d'Arius(prêtre de l'Église chrétienne à Alexandrie, au 4ème siècle ~ 280/— 336) qui tenait le Christ pour un être humain, créé, inférieur à Dieu le Père, mais néanmoins un homme grand et noble, un véritable adepte* versé dans tous les mystères divins.
Aristobule Auteur alexandrin et philosophe obscur du 2ème siècle av. J.-C., précurseur de Philon. Juif, il essaya de démontrer qu'Aristote avait expliqué les pensées ésotériques de Moïse.
Ârya(skt) Adjectif signifiant : noble, honorable et, socialement, un « Aryen » de l'Inde. En bouddhisme, le terme pâli ariya(également : ayira et ayya) est très fréquent pour qualifier l'excellence d'une chose ou d'un individu, p. ex. : l'ariyapuggala est un « être noble » , attentif aux quatre « Nobles Vérités »(ariyasacca) et qui parcourt le quadruple « Noble Sentier »(ariyamagga).
Aryasamgha(skt) Pâli : ariyasangha. Mot désignant a) la communion des « Nobles » , l'ensemble des membres du samgha*, et b) le fondateur de l'École yogâchâra*. Dans le Theos. Glossary, P.en fait « un Arhat, disciple direct de Gautama le Bouddha » , donc très antérieur au christianisme. Ses écrits n'ont jamais été rendus publics ou, du moins, ce qui en fut répandu plus tard a été plus ou moins altéré par des mélanges de shivaisme et de tantrisme. Il ne faudrait donc pas confondre « cet Adepte pré-chrétien, fondateur d'une école ésotérique » de pur bouddhisme(cf. S.D., l, 49 note) avec un autre personnage du même nom(voir les Orientalistes contemporains de P.B.) qui aurait vécu bien plus tard. De nos jours, le principal fondateur reconnu de l'École yogâchâra est Asanga, frère d'un autre maître bouddhiste Vasubandhu(IVème siècle ap. J.-C.).
Asat(skt) Non-être, non-existence, désignant a) ce qui n'est pas sat(l'être par essence, l' « être-té » ) , donc : apparence, illusion, erreur(le fondement du monde contingent, matériel) et b) dans le mot composé sat-asat, l'incompréhensible néant qui est aussi l'essence de l'être(renvoyant à l'Absolu), les deux termes constituant « l'alpha et l'oméga de l'ésotérisme oriental »(S.D. II, 449). Le mot asat peut aussi évoquer mûlaprakriti, la substance indifférenciée(S.D. II, 597).
Ascète(du verbe grec askein : assouplir par l'exercice, comme le font les athlètes de leur corps). Personne entièrement engagée dans la pratique de la discipline spirituelle.
Aspect La forme(rûpa) sous laquelle tel ou tel principe* de l'homme ou de la Nature septuple se manifeste est appelé en Théosophie un aspect de ce principe.
Astral Astral(e) -De la nature éthérée, auto-lumineuse des étoiles. La substance astrale correspond à un degré de différenciation et de densification de la substance primordiale(mûlaprakriti) qui précède le niveau de la matière grossière, ou physique. Le monde astral est le plan invisible le plus proche du nôtre, où s'élaborent toutes les formes des êtres vivants. Le corps astral ou double astral est la contrepartie éthérée du corps de l'homme(et de toutes les créatures) : c'est la base de la cohésion et du dynamisme vital de l'organisme physique. Mais c'est aussi dans ces coulisses astrales de la nature - l'intermédiaire obligé entre le physique et le spirituel - que se déploient toutes les énergies et images de la vie psychique de l'homme(comme de la planète). Il faut se garder ici de confondre le double astral, vitaliseur du corps, et l'âme astrale(ou le soi astral, ou encore le soi personnel) qui renvoie à la personnalité psychique de l'homme, considérée comme une entité astrale vivante, pleine des pensées terrestres nourries des passions et désirs(skt : kâma). La sphère astrale(qui s'étage sur plusieurs plans) est le monde lunaire par excellence qui transmet quelque chose de la lumière solaire de l'Esprit mais réfléchit aussi les effluves terrestres. L'essence énergétique qui pénètre cette sphère est la lumière astrale, dont la partie supérieure(liée à l'âkâsha) est quasi divine mais dont les couches les plus basses, polluées par des émanations psychiques de la terre, sont dangereuses, et même démoniaques. Éliphas Lévi l'a appelée le grand serpent astral. D'où la mise en garde faite à l'aspirant, qui n'y pénétrerait pas impunémenLa lumière astrale est aussi le siège de la grande mémoire vivante de la Nature.
Asura(skt) « Non-dieu »(tib : lhamayin* ) : démon ennemi des dieux.
Athénagore Philosophe platonicien d'Athènes devenu chrétien qui, en 177 de notre ère, écrivit une Supplique pour les chrétiens adressée à Marc Aurèle et à Commode pour les disculper des accusations portées contre eux(de pratiquer l'inceste et de manger des enfants mis à mort).
Âtma(skt) Le mot évoque l'idée de soi(dans les différents sens possibles) mais surtout le Soi Suprême, essentiellement un avec Brahman, l'Absolu impersonnel. Dans l'homme, c'est le pôle divin, et permanent, par excellence - le Soi supérieur, qui en réalité rayonne sa lumière sur tous les êtres. Le sens d'un soi(âtman), ou d'une identité foncière, peut aussi s'attacher à la personne terrestre, mais c'est une illusion pernicieuse pour le bouddhisme exotérique, qui proclame l'inexistence d'un tel soi(doctrine de l'anâtman). La Bhag. Gîtâ(VI, 5) enseigne pour sa part d'élever le soi(inférieur) par le Soi(supérieur), par l'ascèse du yoga et la méditation. Pour la Théosophie, l'Ego* supérieur constitue le foyer individualisé de la conscience universelle, qui est baigné de la lumière d'Âtman.
Âtmajñânin(skt) Celui qui se connaît lui-même. Dans le Védânta : celui qui a la connaissance de l'Âtman, divin et universel.
Attâvâda(pâl) Doctrine qui tient à l'existence d'un moi personnel permanent.
Aum(skt) La syllabe sacrée par excellence, formée de 3 lettres, rappelant toute trinité fondue dans l'unité(voir la Mândûkya Upanishad et les articles de W.Q. Judge publiés dans le Cahier Théosophique n° 94).
Aura(gr et lat au sens de souffle, exhalaison) Essence ou fluide invisible, subtil, qui émane des corps humains, animaux ou autres. C'est un effluve psychique participant à la fois du mental et du corps : il existe, en effet, une aura électro-vitale et, en même temps, une aura électro-mentale ; on l'appelle en Théosophie l'aura âkashique, ou magnétique. Aura est aussi le nom d'une sainte dans le martyrologue de l'Église romaine.
Avalokiteshvara(skt) Mot interprété de façons diverses : « Le Seigneur qui regarde d'en haut » , « Celui qui entend les sons(ou cris) du monde » , etc. La figure la plus populaire du bouddhisme du Nord(le patron du Tibet, sous le nom de Cherenzi). Manifestation vivante de la compassion et de la sagesse spirituelle d'Amitâbha*, ce grand Dhyânibodhisattva* est représenté porteur d'un lotus bleu, d'où son nom Padmapâni. Pour la Théosophie, tout ce qui en est dit renvoie au Logos dans ses rapports avec le cosmos et l'homme( T .G.). Littéralement, Avalokiteshvara est « le Seigneur qui est vu » : dans un sens, « Le SOI divin perçu par le soi(humain) » , l'Âtman*, ou 7ème Principe immergé dans l'Universel, perçu par l'Âme divine de l'homme(Buddhi*, le 6ème principe). À un degré plus élevé, Avalokiteshvara renvoie au 6ème Principe Universel, le Logos perçu par la Buddhi* ou l'Âme Universelle, comme la synthèse des 7 Dhyânibuddha*(S.D. l, 108-10, 470-3). D'une façon générale, c'est l'Esprit* un et universel, omniprésent, manifesté dans le temple du macrocosme et du microcosme. P.identifie aussi Padmapâni à l'Ego* ou Manas* supérieur dans l'homme(G. ). La formule mystique « 0m mani padme hum »(qui évoque le « Joyau dans le lotus » ) vise directement à invoquer cette divine présence du Logos dans le sanctuaire du cœur(T.G.).
Avatâra(skt) Incarnation divine. La descente d'un dieu, ou d'un être exalté qui, par son progrès, a dépassé la nécessité de renaître dans le corps d'un simple mortel. Krishna fut un Avatâr de Vishnou. On considère le Dalaï Lama comme un Avatâr d'Avalokiteshvara et le Teshu Lama comme celui de Tson-khapa et d'Amitâbha. Il y a deux sortes d'Avatârs : celui qui naît d'une femme, et l'autre qui est sans parents(anupapâdaka).
Avîchi(skt) Tib : myalba*. Littéralement : sans vagues, sans interruption. État infernal. Exotériquement : avîchiniraya(pâl.) est l'un des grands enfers décrits en couleurs réalistes dans le Canon pâli.
Avidyâ(skt) Ignorance, au sens de nescience, non-reconnaissance de la nature réelle des choses. D'où, dans le Védânta : l'illusion(personnifiée comme Mâyâ) ; en bouddhisme, c'est l'égarement, l'absence de discernement qui est à la base de l'enchaînement causal à la souffrance et au cycle des transmigrations, ou samsâra*.
Benoît Labre sSaint catholique français, béatifié avec solennité il y a quelques années 1885. Sa grande sainteté a consisté à rester assis aux portes des églises de Rome, nuit et jour pendant 40 ans, et sans se laver durant tout ce temps. En conséquence, il fut rongé par la vermine jusqu'aux os.
Bhagavad-Gîtâ(skt). Littéralement : « Le chant du Seigneur » ; une partie du Mahâbhârata, le grand poème épique de l'Inde. Elle contient un dialogue dans lequel Krishna(le « conducteur de char ») et Arjuna(son chéla*) ont une discussion sur la plus haute philosophie spirituelle. L'ouvrage est par-dessus tout occulte ou ésotérique.
Bhagavad-Gîtâ(skt) Ouvrage majeur de l'hindouisme, et l'un des plus grands textes spirituels de l'humanité. Elle met en scène l'homme(sous les traits d'un guerrier héroïque, Arjuna) aux prises avec les grands problèmes qui conditionnent sa destinée humaine et divine, à un point cyclique de l'histoire de l'humanité ; le dialogue qu'il échange avec Krishna - le Maître initiateur par excellence, mais aussi la source intérieure de toute sagesse - découvre à ses yeux la voie du yoga royal intégrant action et connaissance, renoncement et engagement généreux au service de l'ordre cosmique. Livre initiatique, d'une richesse inépuisable, la Gitâ est inséparable de la Voix du Silence dans toute recherche de vie spirituelle.
Bodhgayâ(skt : Buddhagayâ) L'un des grands lieux sacrés du bouddhisme, proche du centre hindouiste de Gayâ, dans le Bihar(nord de l'Inde). C'est là que Gautama, après une méditation de 49 jours sous la protection d'un figuier devenu fameux(appelé arbre Bo, ou arbre de Bodhi) atteignit la grande lumière de l'Éveil total(Bodhi*). Un rejeton de cet arbre sacré(un ficus religiosa) est encore objet de grande vénération pour de nombreux pèlerins.
Bodhi(skt) L'Éveil à la Vérité une et universelle, la parfaite sagesse ou connaissance divine qui fait d'un homme un Éveillé(un Buddha, mot dérivant comme bodhi, et buddhi, de la racine verbale budh signifiant être éveillé, conscient, d'où percevoir, comprendre, etc.). L'emploi de ce terme peut avoir des valeurs différentes selon les Écoles et selon les êtres auxquels il s'applique, vu que chaque degré de progression spirituelle est marqué par un « éveil » particulier aux vérités relatives qui s'y découvrent.
Bodhidharma(skt) Mme Blavatsky distingue deux sens : a) Le bodhidharma ou Religion(dharma) - Sagesse(bodhi), présente en Chine et b) le fameux patriarche disciple de Prajnâdhâra, qui implanta en Chine l'École Ch'an du mahâyâna, vers le VIème siècle ap. J.-C.
Bodhisattva(skt) Être dont la nature essentielle(sattva) est Éveil(bodhi), un « Être d'Êveil » . Dans le hinâyâna*, c'est celui qui est destiné un jour à s'incarner comme un Bouddha parfait ; mais le mahâyâna* l'a offert à ses fidèles comme l'idéal de la vie altruiste : être de compassion, le bodhisattva s'efforce vers l'Éveil total afin de sauver tous les êtres ; il renonce au nirvâna*, à la différence de l'arhat* du hinâyâna*, ou du pratyekabuddha*. Même parvenu au terme de ses efforts, il restera proche de l'humanité grâce au corps spécial(nirmânakâya*) qu'il aura développé au cours de son ascèse. Pour les bouddhistes, la carrière du bodhisattva(qui comprend 10 étapes) exige vœux et discipline d'une nature particulière, visant à développer des « perfections » ou pâramitâ* spéciales. Il arrive parfois que le terme soit appliqué un peu indistinctement à tout être qui recherche l'Éveil - même pour soi-même. Voir aussi : Dhyânibodhisattva*.
Bodhisme ésotérique. Terme évoquant la sagesse ou l'intelligence secrète, du grec ésôtérikos ???st??, « intérieur » et du sanskrit bodhi, « connaissance » parfaite, à distinguer de buddhi, la faculté de connaissance ou l'intelligence » ; l'expression ne doit pas être confondue avec bouddhisme*, la philosophie ou la Loi du Bouddha*(l'Éveillé). On peut aussi écrire Budhisme, en rattachant le mot à Budha(le fils du dieu Soma), signifiant intelligence, sagesse.
BoehmeJacoMystique* et grand philosophe allemand, c'est l'un des théosophes les plus éminents des temps post-médiévaux. Né, en 1575, à Altseidenberg, à une lieue environ de Görlitz(Silésie), il mourut en 1624, à près de 50 ans. Simple berger dans son enfance, il apprit à lire et à écrire dans une école de village et devint apprenti chez un pauvre cordonnier de Görlitz. C'était un clairvoyant-né, d'un pouvoir tout à fait merveilleux. Sans instruction ni aucun rapport avec la science, il écrivit des œuvres qui se révèlent aujourd'hui pleines de vérités scientifiques, mais ces vérités — comme lui-même l'a dit à propos de ses écrits — il en a eu « la vision comme dans un Grand Abîme dans l'Éternel ». II lui fut donné « une vue complète de l'univers, comme dans un chaos » , qui cependant s'ouvrit en lui, de temps en temps, « comme en une jeune plante » , selon ses propres paroles. Boehme était un vrai mystique-né, évidemment d'une constitution fort rare : l'une de ces natures raffinées dont l'enveloppe matérielle n'empêche nullement l'intercommunion directe(même si elle n'est qu'occasionnelle) entre l'ego intellectuel et l'Ego* spirituel. C'est cet Ego que Jacob Boehme, comme tant d'autres mystiques non entraînés, a pris à tort pour Dieu. « L'homme doit reconnaître » écrit-il, « que sa connaissance n'est pas à lui mais vient de Dieu, qui manifeste les Idées de la Sagesse à l'âme de l'homme, dans la mesure où il lui plaît » . Si ce grand théosophe était né 300 ans plus tard, il aurait pu exprimer la chose autremenIl aurait su alors que le Dieu qui parlait par le canal de son pauvre cerveau sans culture, ni entraînement, était son propre Ego divin, la Déité omnisciente au fond de lui-même, et que ce qui venait de cette Déité n'était pas donné « dans la mesure où il lui plaisait », mais dans celle que permettaient les capacités de la demeure mortelle, temporaire, où prenait résidence cette entité divine.
Bonnets jaunesLe mot tibétain signifiant bonnet jaune est sha-ser(de sha : coiffure, et ser : jaune). Titre souvent appliqué aux moines gelugpa* qui relèvent de l'École réformée par Tsongkhapa(à laquelle appartiennent en particulier le Dalaï Lama et le Panchen ou Teshu Lama), pour les distinguer des « bonnets rouges » *.
Bonnets rougesLe mot tibétain signifiant bonnet rouge est sha-mar(de sha : coiffure, et mar : rouge). On a souvent donné ce titre(non spécifique) aux moines des Écoles non réformées(ou semi-réformées) - sakyapa, karmapa, kagyudpa, etc. et surtout nyingmapa*, la plus ancienne secte, fondée par le yogi magicien Padmasambhava au VIIème siècle. Il n'y a pas forcément identité entre les mots shamar et dugpa*.
Bouddha Le titre sanskrit buddha signifiant « Éveillé » a été donné à un fameux personnage historique, du nom de Gautama(par sa famille), fils du roi des Shâkya, après qu'il eut atteint l'illumination(bodhi*). Autres titres : Shâkyamuni( = le sage des Shâkya) ou Siddhârtha(= qui a atteint son but), ou encore Tathâgata(= ainsi venu à la suite des autres). Image de l'être de perfection, le Bouddha est le modèle type de grands Saints, Arhat et Adeptes qui marchent sur ses traces, mais le mot sert aussi à désigner des réalités hautement métaphysiques(Âdibuddha*), ou des hiérarchies d'êtres spirituels et divins(Dhyânibuddha*).
Bouddha(skt : Buddha). L' « éveillé » ou l' « illuminé » . Le personnage connu généralement comme Gautama* le Bouddha, prince de Kapilavastu*, est le fondateur du bouddhisme* historique. Le mot renvoie au plus haut degré de connaissance et de sainteté. Pour devenir un Bouddha, il faut s'affranchir de l'esclavage des sens et de la personnalité terrestre, acquérir une perception complète du vrai Soi et devenir capable de ne le séparer d'aucun des autres Soi, apprendre par expérience l'absolue irréalité de tous les phénomènes, et par-dessus tout du Kosmos visible dans sa totalité, atteindre à un complet détachement de l'éphémère et du futile, et, tout en restant encore sur la terre, ne vivre que dans l'immortel et le toujours-durable.
Bouddhisme La philosophie religieuse enseignée par Gautama* le Bouddha*. Le bouddhisme est maintenant scindé en deux Églisess distinctes : celle du Sud et celle du Nord. À ce qui est dit, la première est la plus pure, pour avoir préservé plus religieusement les enseignements originaux du Seigneur Bouddha. La seconde est limitée au Tibet, à la Chine, au Népal et au Japon. Mais cette distinction est incorrecte. Si l'Église du Sud est plus proche des doctrines publiques, ou exotériques, de Shâkyamuni le Bouddha et, de fait, ne s'en est pas écartée, si ce n'est peut-être dans des dogmes sans importance(en raison des nombreux conciles qui se sont tenus après la mort du MAÎTRE), l'Église du Nord est l'aboutissement des enseignements ésotériques du Bouddha Siddhârtha, qu'il avait réservés à ses élus parmi les Bhikshu moines et les Arhat*. En fait, à notre époque, on ne peut se faire une idée juste du bouddhisme d'après l'une ou l'autre de ses formes populaires exotériques. On ne peut apprécier le véritable bouddhisme qu'en opérant une fusion de la philosophie de l'Église du Sud et de la métaphysique des Églises du Nord. Si l'une peut paraître trop iconoclaste et sévère, et l'autre trop métaphysique et transcendante, et même surchargée par l'ivraie de l'exotérisme indien — dont bien des dieux sont passés de son panthéon en terre tibétaine, sous des noms nouveaux — cela est dû au caractère populaire donné au bouddhisme dans les deux Églises. Par analogie, elles sont entre elles comme le catholicisme romain et le protestantisme. L'une et l'autre pèchent par un excès de zèle et des interprétations erronées, bien que, ni au Sud ni au Nord, le clergé bouddhiste ne se soit jamais écarté de la Vérité en pleine conscience, et encore moins prêté à des actions dictées par esprit de domination ecclésiastique en anglais : priestocracy, par ambition, ou par désir de gain ou de pouvoir personnel, comme l'ont fait les Églises chrétiennes.
Brahma(skt). L'étudiant doit distinguer entre le neutre Brahma et le masculin Brahmâ, le créateur mâle du panthéon hindou. Le premier, Brahma ou Brahman, est l'âme de l'Univers, impersonnelle, suprême et inconnaissable : de son essence tout émane et en elle tout retourne. Brahman est incorporel, immatériel, non-né, éternel, sans commencement et sans fin. Il pénètre tout et donne vie au plus haut des dieux comme au plus petit atome minéral. Par contre, Brahmâ, le mâle, le prétendu Créateur, n'existe que dans sa manifestation périodique et, tout aussi périodiquement, passe en pralaya*, c'est-à-dire disparaît et est annihilé. Voir les articles suivants.
Brahmâ(skt) Mot masculin, désignant le premier dieu de la trinité hindoue, qui intervient comme « créateur » mâle, ou plutôt comme éveilleur et organisateur du monde manifesté. Il est lié à l'univers des formes et « meurt » avec lui, comme tous les autres dieux. À ne pas confondre avec Brahman*.
Brahma-vidyâ(skt). La connaissance, ou science ésotérique, concernant la nature des deux Brahma*.
Brahman(skt) Mot neutre, signifiant l'Absolu, la Réalité première et ultime, l' « être-té » , au-delà de toute dualité ; le Brahman échappe à toute conception mentale, n'est lié à aucune forme existante, mais est immanent en chacune. Le Védânta insiste sur l'identité foncière de l'Âtman*(l'essence dernière du Soi en chaque être) avec cet Un transcendant.
BrâhmaneMembre de la plus haute des 4 castes de l'hindouisme, dont l'attitude sectaire a finalement réussi à chasser le bouddhisme de l'Inde. Voir Tîrthika*.
Brahmapura(skt) La « cité de Brahman* » , diversement située au ciel, ou sur terre(= la ville de Bénarès). Dans la Mundaka Upanishad(II, 2, 7), il est suggéré que le Soi « réside en son espace éthéré, dans la divine cité de Brahman » - laquelle est placée généralement « dans la région du cœur » . Voir l'article : « Places of Pilgrimage in India »(Theos., VIl, p. l et seq.).
Buddhi(skt). Âme Universelle, ou Mental Universel. Mahâbuddhi est un autre nom de Mahat*. Dans l'homme, Buddhi est l'âme spirituelle(exotériquement : le 6ème principe), le véhicule d'Âtma*, donné comme le septième dans l'énumération exotérique.
Buddhi(skt) En hindouisme(Bhag. Gîtâ), c'est l'élément actif de l'intellect, ou discernement, qui focalise dans l'antahkarana* toutes les facultés supérieures de l'homme dérivées de l'Âtman - dont l'intuition, ou le sens spirituel. Pour la Théosophie, Buddhi au sens cosmique(Mahâbuddhi) renvoie à l'« Âme » ou au « Mental » de l'Univers ; dans l'homme, c'est le véhicule d'Âtman*, ou l'âme spirituelle, enracinée dans l'Âme universelle, et appelée à devenir active par les apports de Manas*, l'intelligence humaine individualisée. Voir kundalinî*.
Buddhi taijasî(skt). Terme très mystique, susceptible de plusieurs interprétations. Toutefois, en Occultisme*, et si on considère les principes de l'homme(selon la classification exotérique), l'expression sert à désigner l'état de notre double Manas*, lorsque ses deux aspects redeviennent unis pendant la vie d'un homme, et qu'il baigne dans le rayonnement de Buddhi*, l'âme spirituelle. L'épithète taijasa* au féminin : taijasî} signifie en effet rayonnant, et quand Manas devient radieux par suite de son union avec Buddhi, où il se trouve immergé, pour ainsi dire, il devient identifié à ce principe : à ce moment, la trinité* s'est unifiée, et comme l'élément de Buddhi est le plus élevé, il faut parler de Buddhi taijasî. En bref, c'est l'âme de l'homme illuminée par le rayonnement de l'âme divine, la raison humaine éclairée par la lumière de l'Esprit, en d'autres termes : la divine SOI-CONSCIENCE.
Bön(tib) Ancien courant religieux de type chamanique répandu au Tibet avant le bouddhisme. Selon P.B-, il s'agirait d'un « reste dégénéré des mystères chaldéens de jadis » , qui n'est plus « qu'une religion entièrement basée sur la nécromancie, la sorcellerie et la divination » . Les sectateurs du Bön - les bönpo - sont globalement divisés en blancs(tenant à un système élaboré, très influencé par les idées du bouddhisme) et en noirs, qui sont généralement des sorciers et magiciens noirs. En s'imposant au Tibet, le lamaïsme primitif semble avoir intégré un certain nombre d'éléments propres au Bön.
Bön(tib) Ancien courant religieux de type chamanique répandu au Tibet avant le bouddhisme. Selon P.B-, il s'agirait d'un « reste dégénéré des mystères chaldéens de jadis » , qui n'est plus « qu'une religion entièrement basée sur la nécromancie, la sorcellerie et la divination » . Les sectateurs du Bön - les bönpo - sont globalement divisés en blancs(tenant à un système élaboré, très influencé par les idées du bouddhisme) et en noirs, qui sont généralement des sorciers et magiciens noirs. En s'imposant au Tibet, le lamaïsme primitif semble avoir intégré un certain nombre d'éléments propres au Bön.
Castes À l'origine, le système des quatre classes héréditaires où se répartissait la population de l'Inde : Brâhmanes, Kshatriya, Vaishya, et Shûdra ; c'est-à-dire, respectivement :(a) descendants de Brahmâ*,(b) guerriers,(c) marchands et(d) serviteurs employés aux besognes inférieures(agriculture). Cette quadruple répartition a donné lieu à des centaines de sous-divisions et de castes mineures.
Cercle du tempsVoir Kâlachakra*.
Chambre La chambre secrète du cœur évoque l' « espace mystique »(skt : âkasha, ou vyoman) où « réside le Soi » , l'anâhata chakra(le chakra ou lotus du cœur). Voir Brahmapura*.
Chela Mot hindi, à rattacher au sanskrit cheta ou cheda(= serviteur, esclave). Disciple au service d'un maître spirituel. En sanskrit classique : shishya(cf. Gîtâ, l, 3-11,7).
Chelâ(skt)(6). Disciple. Élève d'un guru ou d'un sage, fidèle attaché à un adepte* quelconque, ou à une École de philosophie.
ChiV.S.(chi) - La seconde des Quatre Nobles Vérités*. Voir samudaya*.
Chiao men Jiao men(chi) La religion instituée(exotérique). Mot orthographié Kiau-men par J. Edkins, C.B., p. 158.
Chrêstos ??. Terme gnostique primitif pour ChrisDans un sens technique, on le trouve employé, au 5ème siècle av. J.-C, par Eschyle, Hérodote et d'autres. Le premier(voir Choéphores, 901) parle des manteumata pythochrêsta µa?te?µata p??????sta, des « oracles prononcés par un dieu pythien » par la voix d'une pythonisse, le mot pythochrêstos p??????s?? dérivant du verbe ??a? craw — rendre un oracle, ou ordonner par un oracle. Le mot chrêstêrion ???st?????
Christian Scientist ang. Personne attachée à la Christian Science(= « science chrétienne » ). Néologisme désignant ceux qui exercent l'art de la guérison par la volonté. Le terme Christian induit en erreur du fait que n'importe qui, bouddhiste ou juif, hindou ou matérialiste, peut pratiquer cette nouvelle forme de yoga occidental avec un égal succès, s'il est seulement capable de guider et contrôler sa volonté avec suffisamment de fermeté. Les « Mental Scientists » représentent une autre école rivale : ils opèrent en niant absolument l'existence de toute maladie et de tout mal imaginable et déclarent, comme un syllogisme, que puisque l'Esprit Universel ne peut être sujet aux maux de la chair, que, par ailleurs, tout atome est Esprit, et dans l'Esprit, et que, finalement, eux — guérisseurs et patients soignés — sont tous absorbés dans cet Esprit, ou cette Déité, il n'existe pas, et ne saurait exister, une chose comme la maladie. Ce qui n'empêche nullement « Christian Scientists » et « Mental Scientists » de succomber à la maladie et d'entretenir dans leur corps mortel des maux chroniques pendant des années, tout comme les autres mortels ordinaires.
Cinq empêchements Skt : nîvarana. Les obstacles intérieurs à la concentration et au discernemenCe sont, classiquement : désir sensuel, malveillance, torpeur et langueur, agitation et inquiétude, et doute sceptique. Leur maîtrise totale n'est atteinte que par l'arhat*.
Cinq entraves(ou liens) - Skt : Samyojana. Parmi les causes de renaissance qui enchaînent l'homme, le bouddhisme cite 5 liens « inférieurs » : l ) la croyance illusoire à la personnalité(pâl: sakkâyaditthi*), 2) le scepticisme, 3) l'attachement aux vains rites et règlements, 4) la soif de sensation, 5) la malveillance. Celui qui s'en affranchit totalement est un anâgâmin*. Une autre catégorie d'entraves(les cinq liens « supérieurs » ) enchaîne encore aux mondes subtils : s'en libérer c'est devenir un arhat*.
Cinq vertus(du bodhisattva) - Dans la Voix du Silence, il s'agit probablement des 5 premières paramitâ* qui mènent à l'Éveil(bodhi*) et à la Sagesse suprême(Prajñâ*). Cf. Amitâbha sûtra cité par Edkins, C.B., p. 233.
Clairaudience La faculté, innée, ou acquise par entraînement occulte, d'entendre des choses à n'importe quelle distance.
Clairvoyance La faculté de voir avec l'œil intérieur, ou la vision spirituelle. Dans le sens où on l'emploie aujourd'hui, c'est un terme vague, utilisé un peu à la légère, englobant dans ses significations aussi bien la capacité de deviner juste grâce à une sagacité ou une intuition naturelle, que la faculté de vision, qui fut exercée de façon si remarquable par Jacob Boehme* et Swedenborg*. Cependant, même ces deux grands visionnaires n'ont jamais pu s'élever au-dessus de l'esprit général de la Bible juive et des enseignements sectaires : pour cette raison, ils ont fait de regrettables confusions dans ce qu'ils voyaient et restèrent très en-dessous de la véritable clairvoyance spirituelle.
Clément d'Alexandrie —150/—215 ap. J.-C.. Père de l'Église et auteur d'écrits volumineux. Il avait été néo-platonicien et disciple d'Ammonios Saccas(7). Il fut l'un des quelques philosophes chrétiens qui vécurent à Alexandrie entre le 2ème et le 3ème siècles de notre ère.
Codex Nazaræus(lat.) Intitulé Le Livre d'Adam. Les Écritures des Nazaréens ainsi que des Nabatéens. Si on en croit tel ou tel Père de l'Église, comme Jérôme et Épiphane en particulier, il s'agit d'enseignements hérétiques, alors que ce Codex constitue en fait l'une des nombreuses versions gnostiques de la cosmogonie et de la théogonie, d'où est issue une secte distincte.
Collège de Rabbis Collège d'origine babylonienne ; il fut très fameux pendant les premiers siècles du christianisme, mais sa gloire fut grandement occultée par l'apparition à Alexandrie* de penseurs hellénisés, comme Philon le Juif*, Josèphe*, Aristobule*(8) et d'autres. Les Rabbis se vengèrent de leurs rivaux plus heureux en parlant des Alexandrins comme de théurges et de prophètes impurs. Cependant ceux qui, à Alexandrie, croyaient à la thaumaturgie ne furent pas considérés comme des pécheurs et des imposteurs quand des Juifs orthodoxes se trouvèrent à la tête de telles écoles de « hazim » voyants. II y eut des collèges pour enseigner la prophétie et les sciences occultes*. Samuel fut le chef d'un tel collège à RamaÉlisée le fut pour celui de Jéricho. Rabbi Hillel* l'Ancien né vers 70 av. J.-C. à Babylone avait une véritable académie pour prophètes et voyants, et c'est lui qui, après avoir été élève du collège de Babylone, fonda la secte des Pharisiens(9), et fut le chef de file de grands Rabbis orthodoxes.
comte de Saint Germain Mystérieux personnage qui apparut au siècle dernier et au début du présent, en France, en Angleterre et ailleurs.
Corps astral Contrepartie éthérée, ou double, d'un corps physique quelconque. Correspond au Doppelgänger des spirites.
Corps causal Ce corps qui, en réalité, n'en est absolument pas un, objectif ni même subjectif(étant Buddhi*, l'âme spirituelle de l'homme), est ainsi appelé parce qu'il est la cause directe de l'état sushupti qui mène à l'état turiya, le niveau le plus élevé de samâdhi*. Dans le Târaka râja yoga*, il est appelé kâranopadhi, la « base de la cause », et, dans le système du Vedânta*, il correspond à la fois au vijñânamaya kosha et à l'ânandamaya kosha(cette dernière enveloppe venant) juste avant Âtma* et constituant de ce fait le véhicule de l'Esprit Universel. Buddhi, prise seule, ne pourrait être appelée un « corps causal » : elle le devient en conjonction avec Manas*, l'entité qui s'incarne, ou l'EGO*.
culte sexuel Attitude de respect et d'adoration envers les dieux et déesses qui, comme Shiva et Durga en Inde, symbolisent respectivement les deux sexes. Ce culte a parfois des aspects dégénérés : voir Vallabâchârya.
Cycle(en grec : kuklos ?????? ). Les Anciens divisaient le temps en cycles sans fin, des « roues » comprises à l'intérieur de « roues », toutes ces périodes ayant des durées variables et marquant chacune le début ou la fin de quelque événement cosmique, terrestre, physique ou métaphysique. Il y avait des cycles de quelques années seulement, d'autres d'une durée immense, le grand cycle orphique visant le changement ethnologique des races s'étendait sur 120.000 ans, tandis que celui de Cassandre(de 136.000 ans) amenait un complet changement dans les influences planétaires et leurs corrélations avec les hommes et les dieux — ce que les astrologues modernes ont complètement perdu de vue.
Dâna(skt) L'acte du don, ou de l'offrande, sous toutes formes. La première des perfections, ou vertus transcendantales(pâramitâ*), du bodhisattva*. En association avec la bonté(maitri) et la compassion(karunâ), dâna est un facteur essentiel pour conduire les êtres à l'illumination.
Dâna(skt) L'acte du don, ou de l'offrande, sous toutes formes. La première des perfections, ou vertus transcendantales(pâramitâ*), du bodhisattva*. En association avec la bonté(maitri) et la compassion(karunâ), dâna est un facteur essentiel pour conduire les êtres à l'illumination.