Copie de `Théosophie.fr - Glossaire Théosophie`
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Théosophie.fr - Glossaire Théosophie
Catégorie: Enseignement
Date & Pays: 24/02/2015, Fr. Mots: 499
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Nâda(skt) De la racine nad : résonner, tonner, mugir. Un son(skt : shabda) à résonance puissante. Son mystique, le nâdabindu(skt) renvoie à la grande vibration originelle, le son primordial qui a déployé l'univers ; également : nâdabrahman(brahman* exprimé comme nâda) renvoie à la « divine résonance » du son AUM, que peut percevoir le mystique. Voir : Theos. l, p. 131-2, sur nâdabrahman et nâdashrishti( « la totalité du système résonnant censé pénétrer l'univers dans sa profondeur » ) .
Nâda(skt) De la racine nad : résonner, tonner, mugir. Un son(skt : shabda) à résonance puissante. Son mystique, le nâdabindu(skt) renvoie à la grande vibration originelle, le son primordial qui a déployé l'univers ; également : nâdabrahman(brahman* exprimé comme nâda) renvoie à la « divine résonance » du son AUM, que peut percevoir le mystique. Voir : Theos. l, p. 131-2, sur nâdabrahman et nâdashrishti( « la totalité du système résonnant censé pénétrer l'univers dans sa profondeur » ) .
Nâga(skt) Serpent, ou Dragon(Chine, Tibet). Divinités tutélaires, gardiennes des régions du monde ; particulièrement de certains lieux en rapport avec l'eau(lacs, océans...) où ils sont censés conserver les enseignements secrets de la Sagesse. En fait, les grands Nâga sont les Sages-Adeptes qui protègent l'humanité et l'éclairent.
Nâga(skt) Serpent, ou Dragon(Chine, Tibet). Divinités tutélaires, gardiennes des régions du monde ; particulièrement de certains lieux en rapport avec l'eau(lacs, océans...) où ils sont censés conserver les enseignements secrets de la Sagesse. En fait, les grands Nâga sont les Sages-Adeptes qui protègent l'humanité et l'éclairent.
Nâgârjuna(skt) L'une des figures majeures de la philosophie du bouddhisme, fondateur de l'École mâdhyamika*. Son nom, associant Nâga*(dragon) et arjuna(une espèce d'arbre) rappelle qu'il serait né sous un arbre et aurait été instruit par les nâga, dans leur palais aquatique. Nâgârjuna l' « arbre-dragon»(chi: Lung Shu), natif du sud de l'Inde, est compté comme le 14ème patriarche du bouddhisme(IIème ou IIIème siècle ap. J.-C.).
Nâgârjuna(skt) L'une des figures majeures de la philosophie du bouddhisme, fondateur de l'École mâdhyamika*. Son nom, associant Nâga*(dragon) et arjuna(une espèce d'arbre) rappelle qu'il serait né sous un arbre et aurait été instruit par les nâga, dans leur palais aquatique. Nâgârjuna l' « arbre-dragon»(chi: Lung Shu), natif du sud de l'Inde, est compté comme le 14ème patriarche du bouddhisme(IIème ou IIIème siècle ap. J.-C.).
Naljor rNal'byor(tib) La réalisation(jor) de l'état paisible(nal) de contemplation. Mot correspondant à yoga(skt). Le naljorpa(féminin : naljorma) est celui qui s'adonne au yoga, un yogin(fém. yogini). Schlagintweit(B.T., p. 88) emploie à tort le mot naljor, au sens de naljorpa, qu'il traduit par saint, dévôP.a utilisé ce même mot, orthographié narjol, pour désigner un saint Adepte*.
Nécromancie Évocation des images des morts, considérée dans l'Antiquité, ainsi que par les Occultistes* modernes, comme une pratique de magie noire*. Porphyre*, Jamblique*, et d'autres théurges, la désavouèrent tout autant que Moïse qui condamna les sorcières de son temps à la mort, lesquelles n'étaient bien souvent que des médiums — comme dans le cas de la sorcière d'Endor évoquant l'ombre de Samuel pour Saül , cf. I Samuel, XXVIII.
Nécromancie Évocation des images des morts, considérée dans l'Antiquité, ainsi que par les Occultistes* modernes, comme une pratique de magie noire*. Porphyre*, Jamblique*, et d'autres théurges, la désavouèrent tout autant que Moïse qui condamna les sorcières de son temps à la mort, lesquelles n'étaient bien souvent que des médiums — comme dans le cas de la sorcière d'Endor évoquant l'ombre de Samuel pour Saül , cf. I Samuel, XXVIII.
Néo-platoniciensÉcole de philosophie qui vit le jour entre le 2ème et le 3ème siècles de notre ère et fut fondée par l'Alexandrin Ammonios Saccas*. Selon AlexanderWilder* : même sens que philalèthes* et analogisticiens*. Ils furent aussi désignés comme théurges voir Jamblique* et d'autres noms divers. Ils furent les théosophes des premiers siècles. Le néo-platonisme c'est la philosophie de Platon plus l'extase*, le divin râja yoga.
Néo-platoniciensÉcole de philosophie qui vit le jour entre le 2ème et le 3ème siècles de notre ère et fut fondée par l'Alexandrin Ammonios Saccas*. Selon AlexanderWilder* : même sens que philalèthes* et analogisticiens*. Ils furent aussi désignés comme théurges voir Jamblique* et d'autres noms divers. Ils furent les théosophes des premiers siècles. Le néo-platonisme c'est la philosophie de Platon plus l'extase*, le divin râja yoga.
Nephesh(héb). Souffle, haleine, d'où « Souffle de vie, Anima lat, Mens Vitae lat, appétits. Le terme est utilisé de façon très variable dans la Bible. Il signifie, en général, prâna, la « vie » ; dans la Kabbale*, il désigne les passions animales et l'âme animale » . C'est pourquoi, comme l'affirment les enseignements théosophiques, nephesh représente le principe prâna-kâmique, ou l'âme vitale animale dans l'homme.
Nirmânakâya(skt). Dans la philosophie ésotérique, ce mot évoque quelque chose d'entièrement différent de ce que lui prêtent le sens populaire et les définitions fantaisistes des orientalistes. Certains,(comme Schlagintweit), appellent le corps nirmânakâya « nirvâna* avec restes » , en supposant, probablement, que c'est une sorte d'état nirvânique où la conscience et la forme sont conservées. D'autres déclarent que c'est l'un des trois corps(trikâya), « doué du pouvoir de prendre n'importe quelle forme d'apparition, afin de propager le bouddhisme* »(voir Eitel Hand-book for the Student of Chinese Buddhism ) , ou encore que c'est « l'avatâr* incarné d'une déité »(ibidem). Pour sa part, l'Occultisme* affirme(voir La Voix du Silence note 44, pp.93-4 ) que, bien que le sens littéral soit « corps de transformation » , le mot nirmânakâya renvoie à un étaLa forme est celle où s'incorpore l'adepte* ou le yogi* qui entre dans cet état post mortem(ou qu'il choisit) de préférence à la condition de dharmakâya ou d'état nirvânique absolu. S'il le fait, c'est parce que ce dernier kâya corps le séparerait à jamais du monde des formes, en lui conférant un état de béatitude égoïste, auquel ne pourrait prendre part aucun autre être vivant, l'adepte étant dès lors privé de la possibilité d'aider l'humanité, ou même les deva*. Par contre, comme nirmânakâya, l'adepte abandonne seulement son corps physique et conserve tous les autres « principes » à l'exception du kâmique, car il l'a extirpé à jamais de sa nature pendant la vie incarnée, et ce principe ne pourra en aucun cas ressusciter dans l'état posthume de l'adepte. Ainsi, au lieu d'entrer dans une félicité égoïste, il choisit une vie de sacrifice de soi-même, une existence qui ne se terminera qu'avec le Cycle de Vie, pour avoir la possibilité d'aider l'humanité d'une manière invisible, bien que fort efficace. Voir La Voix du Silence, traité III, « Les sept portails ». Ainsi, contrairement à la croyance populaire, le nirmânakâya n'est pas « le corps dans lequel apparaît un Bouddha* ou un Bodhisattva, sur la terre » mais c'est, en vérité, l'être qui — après avoir été Chutuktu ou Khubilgan(16), adepte ou yogi pendant la vie — est devenu par la suite un membre de la légion invisible qui sans cesse protège le genre humain, et veille sur lui — dans les limites de karma*. Souvent pris à tort pour un « Esprit » , un Deva*, ou Dieu lui-même, etc. un nirmânakâya est toujours, pour celui qui est digne de son aide, un ange protecteur, plein de compassion — véritablement, un ange gardien. Quelles que soient les objections soulevées contre cette doctrine, et les dénégations véhémentes qu'elle suscite — sous le prétexte qu'elle n'avait jamais été rendue publique auparavant en Europe, et que, pour cette raison, les orientalistes l'ignorant, elle devait nécessairement être « un mythe d'invention moderne » — personne n'aura l'audace d'affirmer que cette idée d'aider l'humanité souffrante, au prix d'un autosacrifice presque interminable, n'est pas l'une des plus sublimes et des plus nobles qui soient jamais sorties du cerveau humain.
Nirvâna(skt) Extinction(d'une flamme soufflée par le vent, etc.). L'état d'Éveil total, ou de conscience transcendante, atteint par la fusion de l'être individuel dans sa racine éternelle(Brahman*, Âlaya*, etc.). Cet état suprême de béatitude est le fruit gagné par l'arhat*, mais refusé finalement par le bodhisattva*. Celui qui s'y plonge définitivement détruit tout lien avec le monde des vivants. Le nirvâni(skt) est celui qui a gagné le nirvâna.
Nirvâna(skt). Aux dires des orientalistes, c'est l' « extinction » complète — comme la flamme d'une bougie qu'on souffle — la fin totale de l'existence. Cependant, dans les explications ésotériques, c'est l'état d'existence absolue, et de conscience absolue, auquel accède l'Ego* d'un homme qui a gagné, pendant la vie, le plus haut degré de perfection et de sainteté, lorsqu'il abandonne son corps à la mort, ou même en étant encore incarné, comme dans le cas de Gautama le Bouddha* et d'autres.
Nirvânimot formé à partir de nirvâna. Être qui a atteint le nirvâna — âme émancipée. Que nirvâna ait une tout autre signification que les puériles affirmations que font à son sujet les orientalistes, toute personne instruite qui a visité l'Inde, la Chine ou le Japon en est bien consciente. C'est la « délivrance de la douleur » mais seulement de celle de la matière, la libération de klesha les « afflictions » ou « souillures intérieures » , obstacles à tout progrès, ou de kâma, et l'extinction complète des désirs animaux. Si on nous oppose que l'Abhidharma partie du canon bouddhique définit le nirvâna comme « un état d'absolue annihilation » , nous acquiesçons en complétant le dernier mot par « ...de tout ce qui est lié à la matière ou au monde physique » et cela simplement parce que ce monde(et aussi tout ce qu'il contient) est illusion ou mâyâ*. Dans les derniers moments de sa vie, le Bouddha* Shâkyamuni a dit : « Le corps spirituel est immortel » . Voir Hand-Book for the Student of Chinese Buddhism — avec son dictionnaire sanskrit-chinois — de E.J. Eitel. Cet érudit sinologue donne ainsi cette explication : « Les systèmes exotériques populaires concordent pour définir le nirvâna d'une façon négative, comme un état d'affranchissement absolu du cercle de la transmigration, une condition d'entière liberté par rapport à toutes formes d'existence, à commencer par une libération de tout assujettissement à la passion et à l'effort, un état d'indifférence à toute sensibilité »—et il aurait pu ajouter « une mort à toute compassion pour le monde de la souffrance » . Et c'est pourquoi les Bodhisattva qui préfèrent le vêtement kâyâ de nirmânakâya* à celui de dharmakâya occupent un rang plus élevé dans l'estime populaire que les « nirvâni » . Mais le même sinologue ajoute : « Positivement(et ésotériquement #NAAM?
Noble SentierSkt : Âryamârga*. Voir Quadruple Sentier*.
Noumènes(gr : noumena ???µe?a ) . La véritable nature essentielle de l'Être, à distinguer entièrement des illusoires objets des sens #NAAM? .
Noûs(gr ??upsilon;s ). Terme platonicien pour désigner le mental supérieur, ou l'âme supérieure. C'est l'Esprit(qu'il faut bien distinguer de l'âme animale, psyché ???? ) , la conscience divine ou le mental divin dans l'homme. Le mot fut adopté par les gnostiques* pour désigner leur premier Éon conscient qui, pour les Occultistes*, est le troisième logos*, du point de vue cosmique, et le troisième « principe »(compté depuis le haut) ou Manas* dans l'homme. Voir Nout* ci-après.
Nout(ég). Dans le panthéon égyptien, c'est l' « Unique-Seulement Un » , parce que la religion populaire ou exotérique ne le fait pas remonter plus haut que la troisième manifestation qui rayonne de l'Inconnaissable et de l'Inconnu dans la philosophie ésotérique de toutes les nations. Le Noûs* d'Anaxagore* était le Mahat* des hindous — Brahmâ* la première déité manifestée — « le Mental, ou l'esprit qui tient de lui-même sa puissance ». Ce principe créateur est le primum mobile de tout ce qui peut se trouver dans l'Univers — son Âme, ou son Idéation. Voir les « Sept Principes » dans l'homme.
Nuit de Brahmâ Nuit de -. Période d'égale durée que le Jour de Brahmâ*, pendant laquelle ce dieu passe pour être endormi. À son réveil, il recommence le processus et ceci se poursuit pendant tout un ÂGE de Brahmâ, composé d'une alternance de Jours et de Nuits, s'étendant sur 100 années faites chacune de 360 Jours et d'autant de Nuits, de la durée indiquée. Au total, il faut un nombre de 15 chiffres pour mesurer un tel Âge en années terrestres. À l'expiration de celui-ci, vient la Grande Dissolution, ou Mahâpralaya qui, à son tour, s'étend sur une égale durée de 15 chiffres.
Nyima(tib). Le soleil.
NyingmaparNyingma-pa(tib) Membre de la secte non réformée des « Anciens » , établie au VIIIème siècle ap. J.-C. par Padmasambhava, fondateur du premier monastère bouddhiste à Samye.
Occultiste Celui qui pratique l'Occultisme* : un adepte des sciences secrètes ; mais très souvent le terme s'applique à un simple étudiant de ces sciences.
Olympiodore Le dernier néo-platonicien de quelque renom et célébrité de l'École d'Alexandrie*. II vécut au 6ème siècle sous l'empereur Justinien. Il y eut plusieurs auteurs et philosophes de ce nom, tant avant l'ère chrétienne qu'après. L'un d'eux fut le maître de Proclus, un autre, un historien du 8ème siècle, etc.
OM(skt) Voir
OrigèneHomme d'Église chrétien(17), né à la fin du second siècle vers 185, probablement en Afrique à Alexandrie. On sait peu de chose de lui avec certitude vu que les éléments de sa biographie sont passés à la postérité sous l'autorité d'Eusèbe, le plus parfait falsificateur qui ait jamais existé de tous les temps. Eusèbe passe pour avoir réuni jusqu'à une centaine de lettres d'Origène(appelé Origenes Adamantius) dont on dit maintenant qu'elles ont été perdues. Pour les théosophes, le plus intéressant de tous les textes d'Origène est sa « Doctrine de la pré-existence des âmes » . II fut l'élève d'Ammonios Saccas* et suivit quelque temps les cours de ce grand maître de philosophie.
Ouïe-deva - Skt : divya shrotra. La faculté de clairaudience, la seconde abhijñâ*. Voir siddhi*.
Pandore(gr :?a?d??a. Dans la mythologie grecque Hésiode, la première femme sur la terre, façonnée à l'image d'une déesse, sur l'ordre de Zeus avec de l'argile par Vulcain Héphaistos pour se venger de Prométhée et contrecarrer le bon effet de son don fait aux mortels. Parée de nombreux dons par chacun des dieux. Pandore fut envoyée porteuse d'une boîte contenant à son insu tous les maux. Quand le frère de Prométhée, Épiméthée, la vit, il l'épousa, mais Pandore, pleine de curiosité, ouvrit la boîte, libérant ainsi tous les fléaux qui tourmentent les hommes et qui sont restés sur la terre depuis ce temps.
Pantène 2ème siècle ap. J.-C.. D'après A. Wilder*, philosophe platonicien de l'École d'Alexandrie des philalèthes*(18).
PanthéistePersonne qui identifie Dieu avec la Nature, et vice versa. Si nous devons considérer la Déité comme un Principe infini et omniprésent, il pourrait difficilement en être autrement : dans ce cas, la Nature est simplement l'aspect physique de la Déité, ou son corps.
Parabrahman(skt) Écrit généralement Parabrahm}. Terme védântin signifiant au-delà de Brahmâ*. Le Principe Suprême et absolu, impersonnel et sans nom. Dans le Veda, il est évoqué comme « CELA » .
Parabrahman(skt) Le Suprême Brahman*, l'Absolu.
Paramârtha(skt) l) La plus haute richesse(artha) qu'on puisse acquérir : la suprême connaissance spirituelle(d'où : paramârtha satya : la vérité absolue, opposée à samvriti satya*) ; 2)(selon Schlagintweit) le livre que Nâgârjuna* aurait reçu des Nâga* qui l'instruisirent.
Pâramitâ(skt) De la racine pri : faire traverser. Les vertus transcendantes ou cardinales qui permettent d'atteindre l' « autre rive » , l'émancipation complète de la conscience. Les vertus, ou « perfections » sublimes sont, en général, au nombre de 6 dâna*(charité), shîla*(conduite morale), kshânti*(patience), vîrya*(énergie), dhyâna*(méditation), prajñâ*(sagesse), leur pratique constituant une amplification de l'octuple Noble Sentier* propre à tout le bouddhisme. Les quatre pâramitâ supplémentaires, pour celui qui est engagé dans la voie du bodhisattva*, sont l ) upâya kaushala, les moyens habiles(dans la propagation de la Sagesse), 2) pranidhâna, le vœu irrévocable(d'atteindre l'Éveil et d'entraîner tous les êtres vers ce but), 3) bala, les(dix) pouvoirs(permettant de voir clair en toute situation, et de progresser dans la voie de la purification et de l'Éveil) et 4) jnâña, la connaissance exacte des choses.
Pâramitâ(skt) De la racine pri : faire traverser. Les vertus transcendantes ou cardinales qui permettent d'atteindre l' « autre rive » , l'émancipation complète de la conscience. Les vertus, ou « perfections » sublimes sont, en général, au nombre de 6 dâna*(charité), shîla*(conduite morale), kshânti*(patience), vîrya*(énergie), dhyâna*(méditation), prajñâ*(sagesse), leur pratique constituant une amplification de l'octuple Noble Sentier* propre à tout le bouddhisme. Les quatre pâramitâ supplémentaires, pour celui qui est engagé dans la voie du bodhisattva*, sont l ) upâya kaushala, les moyens habiles(dans la propagation de la Sagesse), 2) pranidhâna, le vœu irrévocable(d'atteindre l'Éveil et d'entraîner tous les êtres vers ce but), 3) bala, les(dix) pouvoirs(permettant de voir clair en toute situation, et de progresser dans la voie de la purification et de l'Éveil) et 4) jnâña, la connaissance exacte des choses.
Paranirvâna(skt) Le plus haut état de nirvâna*. À distinguer de paranirvâna, le nirvâna final, qui s'accompagne de l'extinction complète de toute individualité active, au terme d'un grand cycle d'évolution - pour le temps d'une Nuit de Brahmâ*.
Paranirvâna(skt). Dans la philosophie du Vedânta*: la plus haute forme de nirvâna* — ou l'état qui le transcende.
Parikalpita(skt) Désigne une chose imaginée, inventée : une pure production de la pensée, qui fait prendre pour réel ce qui n'est que vacuité.
ParsisCommunauté actuelle de fidèles persans de Zoroastre, établie en Inde, particulièrement à Bombay et dans le Gujarât : ce sont des adorateurs du soleil et du feu. C'est l'une des communautés les plus intelligentes et estimées du pays, généralement occupée à des entreprises commerciales. Il reste entre 50.000 et 60.000 de ces parsis en Inde où ils se sont fixés il y a quelque mille ans.
Personnalité Les enseignements de l'Occultisme* divisent l'homme en trois aspects : divin, pensant ou rationnel, et irrationnel ou animal. Également, pour des fins métaphysiques, il est envisagé selon une division septuple ou, comme il est convenu d'exprimer les choses en Théosophie, il est composé de sept « principes » , trois d'entre eux constituant la Triade* supérieure, et les quatre autres, le quaternaire* inférieur. C'est dans ce dernier que réside la personnalité, qui embrasse toutes les caractéristiques(dont la mémoire et la conscience) de chaque existence physique vécue tour à tour. L'individualité* est l'Ego* supérieur(Manas*) de la Triade* considérée comme une unité. En d'autres termes, l'individualité est notre Ego impérissable qui se réincarne et se revêt à chaque nouvelle naissance d'une personnalité nouvelle.
PersonnalitéLe personnage psychophysique terrestre. Voir Ego*.
Phallique Attitude de respect et d'adoration envers les dieux et déesses qui, comme Shiva et Durga en Inde, symbolisent respectivement les deux sexes. Ce culte a parfois des aspects dégénérés : voir Vallabâchârya.
Philadelphiens ang, Philadelphians. Littéralement : « Ceux qui aiment leur semblable qui est leur frère » . Secte du 17ème siècle fondée par une certaine Jane Leadly. Ils s'opposaient à tous les rites, à tout le côté formel et au cérémonial de l'Église, et à l'Église elle-même, mais affirmaient être guidés, en âme et en esprit, par une Déité intérieure — leur propre Ego*, ou Dieu au fond d'eux-mêmes.
Philon le JuifJuif hellénisé d'Alexandrie, historien et philosophe fameux du premier siècle né vers 30-C. et mort entre 45 et 50 de notre ère(19). Chez Philon, l'interprétation symbolique de la Bible est très remarquable. Selon lui, les animaux, oiseaux, reptiles, arbres et lieux qui y sont mentionnés sont des allégories renvoyant aux conditions de l'âme, à des facultés, dispositions ou passions ; les plantes utiles y représentent des vertus, les mauvaises des affections des gens sans sagesse, etc., les interprétations se poursuivant ainsi dans le règne minéral, le ciel, la terre et les étoiles, les fontaines, les fleuves, les champs et les habitations, les métaux, substances, armes, vêtements, ornements et meubles, le corps et ses parties, les sexes et notre condition extérieure » .(DicChrisBiog.). Tout cela tend fortement à corroborer l'idée que Philon était au courant de l'ancienne Kabbale*.
philosophes du Feu Nom donné aux hermétistes et alchimistes du Moyen-Âge, ainsi qu'aux rosicruciens. Ces derniers, successeurs des théurges, ont considéré le Feu comme le symbole de la Déité : non seulement il était la source des atomes physiques, mais il contenait les forces spirituelles et psychiques qui leur donnaient l'énergie. Sommairement analysé, le Feu est un principe triple ; ésotériquement, il est septuple comme le sont aussi tous les autres éléments. De même que l'homme est un composé d'Esprit, Âme et Corps, complété d'un quadruple aspect, de même en est-il du Feu. Selon les œuvres de Robert Fludd(appelé aussi Robertus de Fluctibus), l'un des fameux rosicruciens, le Feu possède en premier lieu, une flamme visible(le corps), puis un feu astral invisible(l'âme), et, en troisième lieu, un espriLes quatre aspects évoqués apparaissent comme suit :(a) chaleur(vie),(b) lumière(mental),(c) électricité(pouvoirs kâmiques ou moléculaires) et(d) les essences synthétiques — au-delà de l'esprit — ou la cause radicale de son existence et de sa manifestation. Pour l'hermétiste, ou le rosicrucien, quand une flamme est éteinte sur le plan objectif, elle n'a fait que passer du monde visible à l'invisible, du connaissable à l'inconnaissable.
PhrênvTerme pythagoricien désignant ce que nous appelons Kâma-Manas lorsque celui-ci reste sous l'influence de Buddhi-Manas*.
Pierre philosophale Terme d'alchimie*. Appelée aussi « poudre de projection » , cette pierre est un « principe » mystérieux qui a le pouvoir de changer les métaux vils en or pur, ce qui, en Théosophie, symbolise la transmutation de la nature animale inférieure de l'homme en nature divine la plus élevée.
PlanDe l'adjectif latin planus(plat, uni, égal). Le mot renvoie à une portion étendue de l'espace, au sens physique comme métaphysique. En Occultisme* : la portée ou l'étendue d'un état de conscience donné, ou l'état de matière correspondant aux pouvoirs de perception d'un ensemble particulier de sens, ou à l'action d'une force déterminée.
Plastique Épithète utilisée en Occultisme* en rapport avec la nature et l'essence du corps astral* ou de l' « âme protéenne » *. Voir l'article « âme plastique » dans le Glossaire Théosophique.
Plérôme gr, p????µa. « Plénitude » ; terme gnostique, utilisé aussi par st Paul Romains 13,10. Le monde divin, ou la demeure des dieux. L'espace universel divisé en Éons métaphysiques.
Plotin ~ 205/270 ap. J.-C.. Célèbre philosophe platonicien du 3ème siècle de notre ère, grand adepte de la mystique pratique, renommé pour ses vertus et son savoir. Il enseigna une doctrine identique à celle des Védântins, affirmant que l'âme-esprit qui avait émané du Principe déifique unique se trouvait réunie à celui-ci après son pèlerinage sur la terre.(Voir Glossaire Théosophique au mot Plotin).
Porphyre(gr. Porphyrios). Son véritable nom syrien était Malek, ce qui pouvait laisser croire qu'il était juif. Né à Tyr en 234 ap. J.-C., il étudia d'abord avec Longin* l'éminent philosophe et critique littéraire, puis devint le disciple de Plotin* à Rome. Néo-platonicien et auteur distingué, il se rendit célèbre par sa controverse avec Jamblique* à propos des maux qui s'attachaient à la pratique de la théurgie* mais, finalement, il se rangea aux vues de son adversaire. Mystique*-né, il suivit, comme son maître Plotin, le pur système du râja yoga indien qui, lorsqu'on s'y entraîne, conduit à l'union de l'âme avec la Sur-âme de l'univers, et de l'âme humaine avec son âme divine, Buddhi-Manas. Il s'est plaint, cependant, qu'en dépit de tous ses efforts il n'ait pu atteindre le plus haut état d'extase* qu'une seule fois, et cela à l'âge de 68 ans, alors que son maître Plotin avait fait l'expérience de la suprême béatitude six fois durant sa vie(20)(Voir l'article Porphyre dans le Glossaire Théosophique).
Portail La Voix du Silence énumère une succession de 7 « Portails » mystiques dont les clefs correspondent aux noms des 6 pâramitâ*, Virâga* étant ajouté comme terme médian, alors que, classiquement, les pâramitâ* doivent être pratiquées ensemble, dans la mesure du pouvoir du disciple. Ces Portails évoquent une voie graduée de métamorphose intérieure, marquée par des passages décisifs d'une étape à l'autre, comme autant d'initiations. On peut d'ailleurs faire correspondre les 3 premières clefs, sur un arc descendant, aux 3 dernières, sur un arc ascendant, en associant Dâna*(la « charité ») à Prajñâ(la sagesse-compassion), Shila* à Dhyâna* et Kshânti* à Vîrya*, le Portail de Virâga se plaçant, d'une façon déterminante. à l'équilibre entre les deux
PotTerme copte désignant une « personne consacrée au dieu Amun » ou Amon, le dieu de la Sagesse. Nom d'un prêtre et occultiste égyptien sous les Ptolémée(21) .
Prajñâ(skt) Dans le mahâyâna, c'est, au niveau le plus haut, la Sagesse parfaite, la Connaissance directe de la plénitude du Tout, saisie dans la vacuité de toutes les formes limitées. Dans la pratique journalière, c'est la 6ème des « perfections »(pâramità*) à cultiver. Pour la Théosophie, d'une façon générale, prajñâ renvoie(comme pouvoir universel de conscience) à « la capacité de perception existant sous 7 aspects différents, correspondant aux 7 conditions de la matière dans le monde manifesté » et donnant lieu « nécessairement à 7 états de conscience dans l'homme »(S.D. Il, p. 597 note). « Ces 7 états de conscience, ou prajñâ, sont aussi en correspondance avec les 7 principes de la constitution humaine »(S.D. Il, p. 29 note). Ce pouvoir, qui est à la racine de l'être, se manifeste couramment comme compréhension, connaissance des choses, intelligence ; avec cette signification particulière, on distingue, en bouddhisme classique, trois sortes(ou « méthodes » ) de prajñâ(pâl : pâññhâ) selon que cette connaissance procède de la pensée(ou réflexion) individuelle, de l'écoute des autres et de l'étude des Livres, ou encore du développement mental, impliquant entraînement et concentration. Voir T.G. : Trijñâna. Cette approche est seulement préparatoire : le niveau supérieur de prajñâ est hors d'atteinte du mental ordinaire.
Prajñâ(skt). Terme servant à désigner le « Mental Universel » . Synonyme de Mahat*.
Pralaya(skt). Dissolution, l'opposé de manvantara*, le premier terme désignant une période de repos, le second de pleine activité(c'est-à-dire mort et vie) d'une planète ou de l'univers tout entier.
Prâna(skt). Le principe de vie, le souffle de vie — nephesh*.
Prâsangika(skt) Nom d'une branche dérivée de l'École mâdhyamika*, fondée(au Vème siècle ap. J.-C.) par Buddhapâlita, l'un des successeurs de Nâgârjuna*. Le mot vient de prasanga qui renvoie à chacun des « cas » considérés successivement dans les raisonnements syllogistiques visant à prouver l'absurdité de la position des adversaires de l'École.
Pratyâhâra(skt) Dans les Yoga sûtra de Patañjali, le 5ème degré du yoga qui précède et conditionne dhâranâ*(et toute la pratique de la méditation). C'est le retrait des sens, qu'il faut détacher de leurs objets pour libérer le mental(manas* ) de leur emprise, et le concentrer sur l'objet de la méditation. Dans la Gîtâ(II. 58) l'analogie est donnée avec la tortue qui replie ses membres et sa tête à l'intérieur de sa carapace.
Pratyekabuddha(skt) De pratyeka : « pour un seul » , « solitairement » ; le mot désigne celui qui progresse à l'écart des autres, sans maître et sans disciple, et s'efforce d'obtenir « le salut privé individuel » auquel renoncent précisément les bodhisattva*.
PsychismeLe mot est employé aujourd'hui pour dénoter toute sorte de phénomènes mentaux, par exemple la médiumnité*, aussi bien que la forme supérieure de perception chez un sensitif. C'est un néologisme.
Purâna(skt). Littéralement : ancien, qui appartient au passé ; terme appliqué à une catégorie d'Écritures hindoues, dont il existe un nombre considérable.
Pythagore Le plus fameux philosophe mystique* grec ; né à Samos(vers 586 av. J.-C.), il enseigna le système héliocentrique et la réincarnation, les mathématiques supérieures et la plus haute métaphysique. Il eut une École célèbre dans le monde entier.(Pour plus de détails, voir Glossaire Théosophique).
Quadruple Dhyâna - Il s'agit des quatre « absorptions mentales »(pâl : jhâna) décrites dans le Canon bouddhique. Très approximativement, on peut suggérer cette progression comme il suit : l) le mental, libéré des stimulations sensorielles et des préoccupations terrestres, est porté attentivement sur un sujet, pour y réfléchir ; 2) par l'arrêt de la pensée discursive, s'établit un état de calme où le mental se concentre sur un seul point : joie et bien-être sont alors éprouvés ; 3) la joie fait place à l'égalité d'âme ; la conscience est alerte, le bien-être persiste ; 4) seuls dominent l'éveil intérieur, la clarté mentale et une imperturbable égalité d'âme. Cette discipline intérieure suppose que l'individu s'efforce en même temps de s'affranchir des cinq empêchements*, des cinq entraves*, etc. En elle-même elle constitue seulement un moyen et non une fin. Il est vrai qu'elle favorise l'éveil des pouvoirs paranormaux(voir abhijñâ*, siddhi*), mais elle ne suffit pas à conférer l'état d'arhaIl existe d'ailleurs d'autres classifications et subdivisions des 4 dhyâna.
Quadruple Sentier Skt : âryamarga : pâl : ariya magga(= noble sentier). Il comprend quatre stades(dont chacun est double, selon que l'individu y accède effectivement, ou en réalise pleinement le fruit). Ce sont : l) « l'entrée dans le courant » menant au nirvâna*(skt : srotâ-patti*), le terme srotâpanna* désignant celui qui y pénètre ; 2) le stade du sakridâgâmin* « qui ne reviendra plusqu'une fois » à la naissance ; 3) le stade de l'anâgâmin* « qui ne retournera plus » dans ce monde ; 4) l'état d'arhat* qui amène jusqu'au nirvâna*.
Quaternaire Les quatre « principes inférieurs » dans l'homme, ceux qui constituent sa personnalité*(à savoir : corps physique, double astral, prâna* ou vie, organes de désir et Manas* inférieur, ou mental cérébral), par contraste avec le ternaire ou la Triade* supérieure, composée de l'Âme spirituelle supérieure, du Mental et d'Âtman*(le Soi supérieur).
Quatre modes de vérité Expression employée par Edkins(C.B., p. 23) pour désigner les Quatre Nobles Vérités* classiques du bouddhisme, que l'auteur énumère avec les mots chinois correspondants(p. 23 note).
Quatre Nobles VéritésSkt : chatur âryasatyâni -chi : szu ti si ti. Ces Vérités sont à la base de tout le bouddhisme. Ce sont : l) la présence universelle de la souffrance(skt : duhka - chi: k'u*) ; 2) l'accumulation de la souffrance(skt : samudaya* - chi : chi*) qui a sa source dans la soif du désir(skt : trishnâ - pâl : tanhâ*) ; 3) l'extinction de la souffrance(skt : nirodha* - chi : mieh) qu'on atteindra par l'extinction de sa cause ; 4) la voie(skt : mârga* - chi : tao* ) tracée par le Bouddha qui donne les moyens de cette délivrance.
Rahat Mot cingalais pour arhat*.
Rappel à la mémoire Les Occultistes* font une différence entre ces trois fonctions. Mais comme un Glossaire ne saurait contenir l'explicaton complète de chaque terme dans toutes ses nuances métaphysiques et subtiles, on ne peut ici que signaler que ces termes varient dans leurs applications, selon qu'ils renvoient à des vies antérieures ou à l'incarnation présente, ou que l'un ou l'autre de ces modes d'activité de la mémoire a pour foyer le cerveau spirituel ou le cerveau matériel, — ou, si l'on préfère, l' « individualité » * ou la « personnalité » * .
Rathapâla(skt) L'un des prêtres qui auraient accompagné le Bouddha dans son voyage au devaloka(sorte de paradis mythique). Voir S. Hardy, M.p. 313.
Rathapâla sûtrasanne Texte(sûtra) augmenté d'un glossaire-commentaire(sanne), rapportant la légende de Rathapâla*. Pour l'épisode de la rencontre de Rathapâla avec son père, qu'il traite de « maître de maison » quand celui-ci cherche à le tenter par des biens matériels, et à leretenir à son ancien foyer, voir : S. Hardy, E.M. p. 38 et 60.
Réincarnation Doctrine jadis universelle, enseignant que l'Ego* « naît » sur cette terre un nombre incalculable de fois. De nos jours, elle est rejetée par les chrétiens qui semblent mal comprendre les enseignements de leurs propres évangiles. Cependant, l'idée que l'âme humaine supérieure(Buddhi-Manas), ou l'Ego*, se revêt périodiquement de chair, et cela à travers de longs cycles, est enseignée dans la Bible, comme dans toutes les autres Écritures anciennes, et la « résurrection » signifie simplement la renaissance de l'Ego dans une autre forme.(Voir Glossaire Théosophique).
Réincarnation Doctrine jadis universelle, enseignant que l'Ego* « naît » sur cette terre un nombre incalculable de fois. De nos jours, elle est rejetée par les chrétiens qui semblent mal comprendre les enseignements de leurs propres évangiles. Cependant, l'idée que l'âme humaine supérieure(Buddhi-Manas), ou l'Ego*, se revêt périodiquement de chair, et cela à travers de longs cycles, est enseignée dans la Bible, comme dans toutes les autres Écritures anciennes, et la « résurrection » signifie simplement la renaissance de l'Ego dans une autre forme.(Voir Glossaire Théosophique).
Religion-Sagesse Même sens que Théosophie. Nom donné à la doctrine secrète sous-jacente à toute Écriture et à toute religion exotérique.
réminiscence Les Occultistes* font une différence entre ces trois fonctions. Mais comme un Glossaire ne saurait contenir l'explicaton complète de chaque terme dans toutes ses nuances métaphysiques et subtiles, on ne peut ici que signaler que ces termes varient dans leurs applications, selon qu'ils renvoient à des vies antérieures ou à l'incarnation présente, ou que l'un ou l'autre de ces modes d'activité de la mémoire a pour foyer le cerveau spirituel ou le cerveau matériel, — ou, si l'on préfère, l' « individualité » * ou la « personnalité » * .
réminiscence Les Occultistes* font une différence entre ces trois fonctions. Mais comme un Glossaire ne saurait contenir l'explicaton complète de chaque terme dans toutes ses nuances métaphysiques et subtiles, on ne peut ici que signaler que ces termes varient dans leurs applications, selon qu'ils renvoient à des vies antérieures ou à l'incarnation présente, ou que l'un ou l'autre de ces modes d'activité de la mémoire a pour foyer le cerveau spirituel ou le cerveau matériel, — ou, si l'on préfère, l' « individualité » * ou la « personnalité » * .
renaissance Doctrine jadis universelle, enseignant que l'Ego* « naît » sur cette terre un nombre incalculable de fois. De nos jours, elle est rejetée par les chrétiens qui semblent mal comprendre les enseignements de leurs propres évangiles. Cependant, l'idée que l'âme humaine supérieure(Buddhi-Manas), ou l'Ego*, se revêt périodiquement de chair, et cela à travers de longs cycles, est enseignée dans la Bible, comme dans toutes les autres Écritures anciennes, et la « résurrection » signifie simplement la renaissance de l'Ego dans une autre forme.(Voir Glossaire Théosophique).
Roue de la VieC'est la « Roue du Devenir »(skt : bhavachakra), souvent représentée dans l'iconographie tibétaine : on y voit, entre les rayons, les divers mondes de la transmigration(samsâra*) sous le pouvoir du démon de l'impermanence et de la mort ; au moyeu, une ronde de 3 animaux qui se mordent la queue illustre l'enchaînement fatal convoitise-colère-égarement, tandis que la jante, divisée en 12 sections, rappelle par son imagerie les 12 facteurs qui attachent sans fin à l'alternance vie-morLa Voix du Silence n'invite pas à rester aveuglément enchaîné à cette roue, mais, tout en acceptant ses contraintes, et en épuisant les causes karmiques du passé, à accomplir son devoir au fil de la vie.
Sakkâyaditthi(pâl) La théorie(ditthi) de l'âme qui prête une permanence à la personnalité : la première illusion dont il faut se défaire en entrant dans le Sentier. Voir attâvâda*.
Sakridâgâmin(skt) Dans le bouddhisme hînayâna, le stade atteint par celui qui ne renaîtra qu'une seule fois(sakrit). Voir : Quadruple Sentier*.
Samâdhi(skt) De la racine samâdhâ : placer, tenir ou fixer ensemble. D'où : application attentive ou fixation du mental, dans l'état de méditation profonde, ou d'intense contemplation, où le sujet vient à s'identifier àl'objet de sa contemplation. C'est le 8ème et dernier degré du yoga décrit dans les Yoga sûtra de Patañjali. L'hindouisme compte divers niveaux de samâdhi, depuis l'état de concentration paisible et d'absorption dans un objet choisi - hors de toute réflexion ou spéculation mentale - jusqu'à la fusion complète, abolissant toute dualité, entre la conscience du yogi et sa source étemelle, le Brahman*, dans le nirvikalpa samâdhi, ou samâdhi immuable, sans changement, atteint dans une transe extrême, impliquant une complète catalepsie du corps. En bouddhisme, le terme peut avoir des applications différentes, selon les Écoles. Voir Theos. l, p. 176.
SamâdhiskNom donné en Inde à l'extase* spirituelle. C'est un état de transe complète, induit au moyen d'une concentration mystique.
Sambhogakâya(skt) Le « corps de jouissance complète » d'un Bouddha, dans lequel il est censé jouir des délices du paradis que la tradition lui attribue(Devachan*, Tushita, etc.). L'un des corps de gloire propres à l'ascète qui a progressé sur le Sentier( T .G.). Voir Trikâya*.
Samgha(skt) La collectivité unie des fidèles du bouddhisme. Dans un sens plus étroit : les moines(bhikshu), les nonnes(bhikshunî) et les novices(shrâmana). Ésotériquement(cf. T.G. Triratna), le mot renvoie à l'ensemble des seuls arhat* initiés, véhicules du divin Dharma qui leur parvient, comme une lumière réfléchie, de la source une et universelle de Sagesse(Âdibuddha* ).
Samkhâra pâl, correspondant au skt samskâra. Tendances du mental. C'est l'un des cinq skandha*, ou attributs, du bouddhisme*. Voir Skandha.
Sammâ sambuddha pâl, correspondant au skt samyak sambuddha. L'éveillé complet, qui a atteint l'état de samyak sambodhi : terme mystique bouddhique. L'éveillé a une soudaine ressouvenance de toutes ses incarnations passées — phénomène de mémoire obtenu par le yoga*.
SamothraceÎle de l'archipel grec de la mer Égée, célèbre dans l'Antiquité pour les Mystères* qu'on célébrait dans ses temples. Ces Mystères avaient une renommée mondiale.
Samsâra(skt) De la racine samsri, couler, traverser en erranLe voyage de la transmigration, à travers les alternances naissance-vie-morLe cycle perpétuel des renaissances, entretenu par l'ignorance et la soif du désir(tanhâ*).
Samtan bSam-gtan(tib) Mot correspondant à dhyâna*(skt). Voir: Quadruple dhyâna*. Pour ce terme, S. Chandra Das indique dans son dictionnaire(p. 1317) : « état de complète abstraction, contemplation, méditation, concentration des pensées ; en particulier, méditation mystique qui, à la longue, développe une contrepartie astrale du méditant - contrepartie qui existe en Devachan* en même temps que le méditant, qui continue sur terre » .
Samudaya(skt) Samudaya satya(chi : chi ti) est la deuxième des Quatre Nobles Vérités*. Au sens de réunion, assemblage, combinaison d'éléments, samudaya renvoie à l'ensemble réuni des causes qui sont à l'origine de la souffrance. Edkins(C.p. 27) définit le mot comme « accumulation des enchevêtrements entanglements produits par les passions » . Ailleurs(ibid. p. 23 note), parlant des « Quatre modes de vérité* » , il traduit le terme(sous sa forme chinoise) par « rassemblement » assembling. Dans le même sens, la Voix du Silence parlera du « Portail du rassemblement » the portal of assembling.
Samvriti(skt) De la racine samvri : recouvrir, cacher. Samvriti satya est la vérité « de couverture » , conventionnelle, relative, à opposer à paramârtha satya*, la vérité absolue.
Samya ma(skt) Selon les Yoga sûtra de Patañjali(III, 4), c'est l'état intégrant dhâranâ*, dhyâna* et samâdhi*, dans lequel on perçoit finalement la lumière de Prajñâ*(III, 5).
Samyaksambuddha(skt) Désigne celui qui est totalement(samyak) éveillé, en atteignant samyaksambodhi, l'illumination complète.
Samyutta Nikâya pâl. Recueil de sûtra bouddhiques.
Saññâ pâl, correspondant au skt samjñâ. Perceptions, idées abstraites. C'est l'un des cinq skandha, ou attributs du bouddhisme.
Sat(skt) Participe présent du verbe être : « étant » , l'être en soi, « l'être-té » ; ce qui renvoie à l'éternelle et inchangeable essence unique de tous les êtres, « existant » dans le monde des dualités.
Satya(skt) Mot à rattacher à Sat* : vérité. Voir paramârtha* satya et samvriti* satya.