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Théosophie.fr - Glossaire Théosophie
Catégorie: Enseignement
Date & Pays: 24/02/2015, Fr. Mots: 499
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Darshana(skt) Vision, perception, ou point de vue : nom donné à chacune des 6 doctrines de la philosophie hindoue(Nyâya, Vasiheshika, Sâmkhya, Yoga, Pûrva Mîmâmsa et Uttara Mîmâmsa, ou Vedânta).
Déiste Personne qui admet la possibilité de l'existence d'un Dieu, ou de dieux, mais qui affirme n'en rien connaître, et refuse toute Révélation. C'est un agnostique* du temps jadis.
Déiste Personne qui admet la possibilité de l'existence d'un Dieu, ou de dieux, mais qui affirme n'en rien connaître, et refuse toute Révélation. C'est un agnostique* du temps jadis.
Denys Cassius Longin Célèbre critique et philosophe grec, né au tout début du 3ème siècle(vers 213). Grand voyageur, il suivit à Alexandrie les leçons d'Ammonios Saccas*, le fondateur du néo-platonisme, mais fut plus un critique littéraire qu'un disciple. Porphyre*(un juif selon A. Wilder*, de son vrai nom Malek, ou Malchos) l'eut pour maître avant de devenir le disciple de Plotin*. On a dit de lui qu'il était une bibliothèque vivante et un musée ambulanVers la fin de sa vie, il devint le maître en littérature grecque de la reine de Palmyre, Zénobie*. Elle le paya de ses services en l'accusant devant l'empereur romain Aurélien de l'avoir conduite par ses conseils à se rebeller contre Rome, crime pour lequel Longin, avec plusieurs autres, fut mis à mort par ordre impérial, en 273.
Deva(skt) Brillant, céleste, divin. Nom donné aux multiples dieux et entités des mondes invisibles, dont l'existence est limitée à la durée de l'univers(cf. Brahmâ*) - ce qui les rend inférieurs à un Bouddha parfaiIls sont opposés aux pouvoirs de ténèbres et de destruction(cf. asura*). P.emploie aussi le mot comme qualificatif, au sens de « divin »(skt : divya et pâl : dibba) p. ex. : « vue-deva* »(skt : divyachakshu).
Deva(skt). Un dieu, une divinité « resplendissante » ; rapprocher deva et deus, de la racine div, « briller » . Un deva est un être céleste — bon, mauvais ou indifférent — qui habite l'un des « trois mondes »(les trois plans* au-dessus de nous). En Inde on en dénombre 33 « crores » , soit 330 millions.
Devachan(skt(10)). La « demeure des dieux » en sanskrit : devaloka. Le terme désigne un état intermédiaire entre deux vies terrestres où accède l'Ego*(Âtma-Buddhi-Manas, ou la trinité* unifiée) après sa séparation du kâmarûpa* et la désintégration des principes inférieurs succédant à la mort du corps sur la terre.
Devachan bDe-ba-chan(tib) De de : bonheur, joie. Mot correspondant au sanskrit Sukhâvati(cf. T.G.) et désignant(exotériquement) le paradis occidental du Bouddha Amitâbha*. En Théosophie : la sphère bienheureuse d'expérience posthume subjective, où l'Ego supérieur assimile le fruit spirituel de sa dernière incarnation, avant une nouvelle renaissance terrestre.
Dhammapada(pâl). Œuvre contenant divers aphorismes des Écritures bouddhiques.
Dhâranâ(skt) Fixation du mental sur un objet choisi de méditation. Cf. les Yoga sütra de Patañjali où dhâranâ(le 6ème degré du yoga) conduit, avec dhyâna* et samâdhi*, à samyama* l'état de parfaite méditation. Dans la Voix du Silence, dhâranâ correspond à une complète abstraction des influences sensorielles et à une paralysie du jeu de la mémoire, permettant de réunir sur un seul objet spirituel les pouvoirs de perception de la conscience.
Dharma(skt) Mot aux sens multiples, surtout en bouddhisme. De la racine dhri, soutenir, préserver, maintenir. C'est l'ordre, ou la Loi, qui soutient l'univers. Pour l'homme : la base universelle de l'éthique et la ligne propre de conduite qu'il doit tenir pour assurer sa destinée divine. La « Loi » ou doctrine du Bouddha, sous ses 2 aspects, exotérique et ésotérique.
Dharmakâya(skt) Le corps(kâya) glorieux le plus sublime, vêtement de suprême béatitude « tissé » par chaque Initié dans la progression qui l'a mené au bout du quatrième sentier(celui de l'arhat* parfait) ou(ésotériquement) au passage du 6ème Portail, avant son accès au 7ème(T.G.). Le niveau de conscience atteint est au seuil même du nirvâna*.
Dhyân Chohan(skt #NAAM?). Littéralement : « Seigneur de Lumière » . Les plus hauts dieux répondant aux archanges* de l'Église romaine. Les Intelligences divines chargées de la supervision du Kosmos.
Dhyâna(skt) Dans le système de Patañjali, dhyâna, la concentration attentive sur l'objet de méditation choisi, fait suite à dhâranâ. En bouddhisme, dhyânapâramitâ est la 5ème des perfections cultivées par le candidat bodhisattva* ; c'est aussi, dans la Voix du Silence, la clef du 6ème Portail qui précède l'accès à la sagesse parfaite. Dans cet état de profonde contemplation spirituelle, l'être conserve encore un sens d'individualité, qu'il n'éprouvera plus dans la fusion complète du samâdhi*. D'une manière plus courante, le mot dhyâna(pal : jhâna) évoque l'entraînement à la méditation qui comporte 4 stades(voir Quadruple dhyâna*), depuis la préparation à la concentration jusqu'à l'absorption dans des états de sur-conscience. Cette longue discipline s'accompagne de l'émergence de divers pouvoirs psychiques et spirituels(skt : abhijñâ), comme l' « ouïe-deva* » et la « vue-deva* » .
Dhyâna(skt). L'une des six paramitâ de perfection Voir La Voix du Silence, 3ème traité. Le terme désigne un état d'abstraction élevant l'ascète qui le pratique très au-delà de la zone des perceptions sensorielles, et hors du monde de matière. Littéralement : « contemplation » . Les six stades de dhyâna ne diffèrent que par les degrés d'abstraction atteints par l'Ego* personnel, hors de la vie des sens.
Dhyâni(skt) Pour dhyânin, « être de contemplation » . Mot aux significations multiples renvoyant à des hiérarchies tantôt très élevées(liées au Logos), tantôt impliquées dans la genèse et la vie du monde des formes, mais toujours en un certain rapport avec les 7 principes de l'homme-microcosme ; en particulier, la Doctrine Secrète évoque les plus hauts Dhyâni qui se sont incarnés dans la « race élue » à l'aube de l'humanité, et qui forment aussi collectivement la « pépinière » des futurs adeptes. Ils représentent les divins éveilleurs de l'humanité. Voir Esprit planétaire*.
Dhyânibodhisattva(skt) Dans le bouddhisme exotérique, les 5 fils des Dhyânibuddha*. Cf. S.D. l, 109, 571 et II, 116. Ésotériquement, ce sont les « reflets spirituels » , ou projections, des 7 Dhyânibuddha* dans le monde de la forme(mentale) ou rûpaloka*(voir Trois mondes*).
Dhyânibuddha(skt) « Bouddha de Contemplation ». Collectivement, les 7 hiérarchies de Dhyânibuddha manifestent la divine lumière d'Âdhibuddha*, dans ses différents aspects, qui forme l'essence sublime des âmes humaines. Sans parents eux-mêmes(anupapâdaka), ils sont les pères mystiques des Dhyânibodhisattva*. Cf. S.D. l, 571, où Avalokiteshvara* est la synthèse des 7.
DieuDans la Voix, les dieux répondent au sanskrit deva*. Au singulier : le Dieu intérieur, silencieux, est le Soi supérieur ; la communion complète avec lui fait de l'initié un Dieu.
doctrine de l' Émanation Dans son sens métaphysique, elle s'oppose à celle de l'évolution, tout en étant inséparable d'elle. La science enseigne que, physiologiquement, l'évolution renvoie à un mode de génération où le germe qui croît pour donner le foetus préexiste déjà dans le parent, la nature se chargeant du développement du germe, ainsi que de la forme et des caractéristiques finales, le processus se déroulant(comme dans la théorie cosmologique) d'une façon aveugle, par le jeu d'interactions entre les éléments et leurs divers composés. L'Occultisme* enseigne que c'est là seulement le mode apparent, le véritable processus étant une émanation guidée par des forces intelligentes obéissant à une LOI immuable. En conséquence, bien qu'ils adhèrent fermement à la doctrine de l'évolution(telle qu'on la trouve chez Kapila et Manu), les Occultistes* et les théosophes sont émanationnistes plutôt qu'évolutionnistes. Il fut un temps où la doctrine de l'émanation était universelle. Elle fut enseignée par les philosophes d'Alexandrie* comme par les indiens, par les hiérophantes* d'Égypte, de Chaldée et de Grèce, et aussi par les hébreux(dans leur Kabbale* et même dans leur Genèse). Car c'est seulement par une traduction délibérément faussée que le mot composé hébreu asdt plus exactement : ash-dath a été rendu par « anges » , d'après la Septante, alors qu'il signifie émanations, éons, tout comme chez les gnostiques. On voit dans le Deutéronome(XXXIII,2) le mot asdt ou ashdt = ash-dath} traduit par « loi ardente » alors que la version correcte du passage serait : « de sa droite sortit(non une loi ardente, mais) un feu ash conformément à la loi dath » , c'est-à-dire le feu d'une flamme qui se communique et se transmet, comme on le voit dans une traînée de substance inflammable. C'est là précisément le fait de l'émanation, telle qu'elle est présentée dans Isis Unveiled éd. originale, l, XXXII : « Dans l'évolution, telle qu'on commence maintenant à la comprendre, on suppose qu'il existe dans toute matière une impulsion à prendre une forme supérieure — supposition qui est clairement exprimée par Manu et d'autres philosophes hindous de la plus haute antiquité.
Dorje Do-rje(tib) - Seigneur(rje) des pierres(do) : le diamanMêmes sens que vajra*(skt).
DoubleTerme de même sens que corps astral*, ou Doppelgänger all: double, sosie.
DragshedDrag-gshed(tib) Groupe de dieux terribles et redoutables, censés protéger les hommes contre les mauvais esprits.
DugpaBrug-pa(tib) Plusieurs mots tibétains peuvent se prononcer(approximativement) doug-pa, avec des sens très différents - d'où des confusions possibles - mais aucun ne signifie « bonnet rouge* » , l) Mots rattachés à hBrug, signifiant tonnerre et dragon ailé :(a) l'École hBrugpa reliée au monastère de hBrug, qui aurait été fondé par Lingrepa Padma Dorje(XIIème s.) un jour d'orage, au Bhoutan ; l'École Dugpa est une branche reconnue des Karma-kagyudpa ; elle est développée au Ladakh et au Bhoutan, d'où(b) en général, les hBrugpa sont les natifs du Bhoutan, le « pays du tonnerre » , ou hBrug-yul. Ils subissent l'influence de la tradition Dugpa qui possède 3 sections distinctes(supérieure, moyenne et inférieure). Schlagintweit(B.p. 47) l'évoque sous le nom de Dugpa, ou Dad-dugpa*, comme une secte « où le Dordje* est un instrument très important et très puissant » . 2) Divers verbes et adjectifs, comme sDugpa(agréable), Drugpa(sixième), etc. À retenir surtout : gDugpa : vicieux, mauvais, malfaisant, nuisible(du mot Dug, signifiant poison). P.a d'ailleurs signalé ce sens en parlant des Dugpa comme des « mischief-makers » , des sorciers qui font du mal ; voir l'article « Reincarnation in Tibet »(Theos., III, pp. 146-8) où elle les rattache à la secte primitive des Nyingmapa, distincts des Karma-kagyudpa ultérieurs(et porteurs de bonnets rouges). On peut conjecturer que le mot Dugpa employé dans la Voix, ne vise pas l'une des Écoles tantriques connues de nos jours(encore moins toutes les Écoles non réformées) mais une frange assez secrète, activement opposée à la réforme de Tsongkhapa, et comptant dans ses rangs de véritables sorciers et magiciens noirs, doués de puissants pouvoirs malfaisants, et naturellement très proches des adeptes du Bön* noir.
Ego(lat). Mot signifiant Je : dans l'homme, la conscience du « je suis moi » , ou le sentiment d'identité. La philosophie ésotérique enseigne l'existence de deux Ego dans l'homme : l'ego mortel, ou personnel(qu'elle désigne comme la « personnalité »*) et l'Ego supérieur, divin, ou impersonnel(qu'elle nomme l' « individualité »*).
Ego La Voix du Silence distingue l'Ego supérieur(l' « Ego-deva » ) , le foyer permanent, immortel, de conscience individuelle de l'homme, et l'ego inférieur, le moi-je de la personnalité éphémère.
Egoïté(du mot Ego*). L'égoïté renvoie à l' «' individualité »* — jamais à la « personnalité »* — étant l'opposé de l'égoïsme, qui caractérise par excellence cette dernière.
Eidôlon(gr eidwlon = image, simulacre, fantôme). Le mot désigne ce qu'on appelle le fantôme humain, la forme astrale. Au pluriel : eidôla.
Eliphas LéviHébraïsation des prénoms Alphonse Louis de l'occultiste français Constant(1810-1875), auteur de divers livres sur la kabbale, cités par P.
Emmanuel SwedenborgCélèbre savant et clairvoyant du siècle dernier, homme de grand savoir qui a apporté une vaste contribution à la science, mais dont les dispositions mystiques et la philosophie transcendantale l'ont relégué au rang de ceux qu'on appelle des « visionnaires hallucinés » . De nos jours, il est connu partout comme le fondateur de la secte des Swedenborgiens, ou de « l'Église de la Nouvelle Jérusalem » . II est né en Suède, à Stockholm en 1688, de parents luthériens(son père était évêque de Gothie occidentale). Son nom était à l'origine Swedberg, mais quand le savant fut annobli et élevé à l'ordre de la chevalerie, en 1719, il fut changé en Swedenborg. Swedenborg devint mystique* en 1743 et, quatre ans plus tard(1747), il démissionna de sa charge(d'Assesseur extraordinaire au Collège des Mines) pour s'adonner entièrement au mysticisme*. II mourut en 1772 à Londres.
EnferEn anglais, Hell, terme que les anglo-saxons ont évidemment tiré du nom de la déesse Scandinave Hela, de même que le mot ad, en russe et autres langues slavonnes, vient du grec Hadès*, la seule différence à faire étant une question de température : l'enfer est froid chez les Scandinaves et chaud chez les chrétiens. Cependant, même la conception de telles régions surchauffées n'est pas propre aux Européens, beaucoup de gens ayant entretenu l'idée d'un climat dans le monde souterrain — ce que nous sommes en droit de faire si nous localisons notre enfer au centre de la terre. Toutes les religions exotériques — avec les croyances diverses des brâhmanes, bouddhistes, zoroastriens, musulmans, juifs, etc — ont conçu des enfers brûlants et ténébreux, bien que nombre d'entre eux soient plus attirants qu'effroyables. L'idée d'un enfer chaud a été conçue après coup, comme une déformation d'une allégorie astronomique. Chez les Égyptiens, la conception d'un enfer comme lieu de punition par le feu n'est pas antérieure à la 17ème ou la 18ème dynastie, où Typhon s'est transformé, d'un dieu qu'il était, en un diable. Mais quelle que soit l'époque où ils implantèrent cette épouvantable superstition dans le mental des pauvres masses ignorantes, le tableau d'un enfer brûlant, avec des âmes qui y sont tourmentées, est purement égyptien. Râ, le soleil, est devenu le Seigneur de la Fournaise, dans l'enfer des Pharaons appelé Karr, et le pécheur fut menacé de souffrances extrêmes « dans la chaleur des feux infernaux » . D'après le Dr Birc« il y avait là un lion, appelé le monstre rugissant » . Un autre auteur décrit l'endroit comme le puits sans fond et le lac de feu, où sont jetées les victimes »(à comparer avec l'Apocalypse). Le mot hébreu gaï-hinnom (géhenne) n'a jamais eu, en réalité, le sens que lui a donné l'orthodoxie chrétienne.
ÉsotériqueCaché, secreDu grec ésôtérikos es?te????? « intérieur » , tenu caché.
EspritLe pôle divin de l'homme, le Maître* intérieur(voir Âlaya*), le mot désigne aussi la sphère intérieure(opposée au monde psychique et sensoriel) où s'ouvrent les sens spirituels. La Voix du Silence oppose encore Esprit planétaire* et esprit malfaisant(lhamayin* ).
Esprit planétaireExpression aux significations diverses. Dans la Voix du Silence, il s'agit du rayon particulier du Logos(considéré comme Soleil spirituel central) auquel se rattache par filiation mystique chaque âme humaine = son « Père » , pour ainsi dire. Cf. S.D. l, 573-4, où la triade supérieure dans l'homme(voir Triangle sacré*) est présentée comme le rayonnement issu d'un Esprit planétaire(ou Dhyânibuddha*), toutes les âmes spirituelles nées ainsi du même « Père céleste » demeurant comme des « âmes sœurs » dans toute la longue série de leurs renaissances terrestres.
Esprits planétairesRégents et gouverneurs des planètes. Dieux planétaires.
Être-téang : Be-ness. Terme forgé par les théosophes modernes pour rendre de façon plus exacte la signification essentielle du mot sanskrit intraduisible SaCe dernier ne signifie pas « Être » , car le terme « Être » présuppose une conscience sensible d'exister. Mais, dans la mesure où Sat s'applique uniquement au principe absolu — universel, inconnu, et à jamais inconnaissable, tel que le postule le panthéisme philosophique, en l'appelant la racine de base du Kosmos, et le Kosmos lui-même — il n'était pas possible de le rendre par le simple mot « Être » . En vérité, Sat n'est même pas « l'Entité incompréhensible » , selon la traduction de certains orientalistes, car ce n'est pas plus une « Entité » qu'une « Non-entité » mais plutôt les deux à la fois. Comme il a été dit, c'est l'Être-té absolue, non l'« Être » : c'est l'Un sans second, le tout indivisé et indivisible — la racine de la Nature, tant visible qu'invisible, objective que subjective — cet Un ne pouvant jamais être pleinement compris.
EurasiensAbréviation pour « Européens-Asiatiques » . Les races métissées(de couleurs mélangées) formées d'enfants nés de pères de peau blanche et de mères indiennes par exemple, de couleur sombre,(ou l'inverse).
Exotérique gr: éxôtérikos, e??te?????. Ouvert, extérieur, public. L'opposé d'ésotérique, ou caché.
Extasegr : ékstasis, ekstasiV. Un état psycho-spirituel ; une transe physique qui induit la clairvoyance, et un état béatifique qui amène des visions.
Extra-cosmique Hors du Kosmos, ou de la Nature. Terme absurde inventé pour affirmer l'existence d'un dieu personnel qui serait en soi indépendant de la Nature, ou extérieur à elle — absurde, car la Nature, ou l'Univers, étant sans fin et sans limites, il ne saurait exister quoi que ce soit qui serait en dehors. Le terme a été créé pour s'opposer à l'idée panthéiste que le Kosmos tout entier est animé, ou pénétré dans sa forme, par l'Esprit de la Déité, la Nature étant comme le vêtement recouvrant la véritable Présence invisible, et la matière en constituant le jeu d'ombres illusoires.
Ferho(gnostique). Chez les gnostiques* nazaréens, le plus haut et le plus grand pouvoir créateur.(Voir Codex Nazareus*).
FlammeSelon P.la Flamme renvoie toujours à la Source unique, primitive et inépuisable de toute vie, à laquelle s'allument les « Feux » , hiérarchies cosmiques d'entités et de pouvoirs qui se manifestent et interviennent dans l'émanation(et la réabsorption) des mondes et des êtres(cf. S.D. l, 215, 259 note). De façon correspondante, le divin prototype de l'homme(voir Esprit planétaire*, Dhyânibuddha*) est pour chaque individu la Flamme dont la monade humaine est comme l' « étincelle » ou le « véhicule »(S.D. l, 265) : la réintégration totale à cette Flamme originelle(le « Père Céleste » ) de l'Ego spirituel réalisé a lieu en paranirvâna*.
Flavius Josèphe Historien du premier siècle ~ 37/100. Juif hellénisé qui vécut à Alexandrie(13) et mourut à Rome. Si l'on en croit Eusèbe, il serait l'auteur des 16 fameuses lignes relatives au Christ*, lignes qui, selon toute probabilité, sont une interpolation due à Eusèbe lui-même, le plus grand faussaire parmi les Pères de l'Église. Ce passage où Josèphe — qui était un Juif ardent, et qui resta jusqu'à sa mort dans le judaïsme — est censé cependant reconnaître le caractère de Messie de Jésus, et son origine divine, est maintenant déclaré comme un faux par la plupart des évêques chrétiens(dont Lardner) et même par Paley(voir son ouvrage Evidence of Christianity #NAAM?). Il a constitué pendant des siècles l'une des preuves de plus grand poids de l'existence réelle de Jésus le Chris
Fohat L'essence de l'électricité cosmique, comme énergie vitale universelle, dans ses deux aspects, constructeur et destructeur(T.G.).
Fraternité universelle Le second nom officiel de la Société Théosophique ; également, le premier de ses trois Buts.
Gabirol Salomon ben Jehudah lbn Gabirol, est connu dans la littérature sous le nom latinisé d'Avicebron. Juif de naissance, philosophe, poète et kabbaliste, auteur d'une œuvre volumineuse, et mystique. Né au 11ème siècle à Malaga(en 1021), il fut instruit à Saragosse, et mourut à Valence, en 1070 ou vers 1058, tué par un musulman. Ses coreligionnaires l'appelèrent Salomon le Séphardi(ou l'Espagnol), et les arabes, Abn Ayyub Suleiman ben ya'hya ibn Gabirol ; les scolastiques le nommèrent Avicebron(voir l'ouvrage de Myer, Qabbalah). Il fut certainement l'un des plus grands philosophes et érudits de son temps. Il écrivit beaucoup en arabe et la plupart de ses manuscrits ont été préservés. Il apparaît que sa plus grande œuvre a été Source de Vie rédigée d'abord en arabe, puis traduite en latin, sous le titre Fons Vitae , d'où, en hébreu, Meqôr 'Hayim, ouvrage qui fut « l'un des premiers exposés des secrets de la Kabbale* spéculative » , selon ce que nous dit son biographe Myer.
Gautama(skt). Nom usité en Inde. C'est celui du prince de Kapilavastu*, fils de Shuddhodana, roi des Shâkya, qui régnait sur un petit territoire aux frontières du Népal : né au 7ème siècle av. J.-C., il est appelé maintenant le « Sauveur du monde » . Gautama(écrit parfois Gotama) était le nom sacerdotal de la famille des Shâkya. Simple mortel par sa naissance, ce prince s'éleva au rang d'un Bouddha, par son propre mérite personnel et sans Un homme, mais, en vérité, au-dessus de n'importe quel Dieu !
Gebirol Salomon ben Jehudah lbn Gabirol, est connu dans la littérature sous le nom latinisé d'Avicebron. Juif de naissance, philosophe, poète et kabbaliste, auteur d'une œuvre volumineuse, et mystique. Né au 11ème siècle à Malaga(en 1021), il fut instruit à Saragosse, et mourut à Valence, en 1070 ou vers 1058, tué par un musulman. Ses coreligionnaires l'appelèrent Salomon le Séphardi(ou l'Espagnol), et les arabes, Abn Ayyub Suleiman ben ya'hya ibn Gabirol ; les scolastiques le nommèrent Avicebron(voir l'ouvrage de Myer, Qabbalah). Il fut certainement l'un des plus grands philosophes et érudits de son temps. Il écrivit beaucoup en arabe et la plupart de ses manuscrits ont été préservés. Il apparaît que sa plus grande œuvre a été Source de Vie rédigée d'abord en arabe, puis traduite en latin, sous le titre Fons Vitae , d'où, en hébreu, Meqôr 'Hayim, ouvrage qui fut « l'un des premiers exposés des secrets de la Kabbale* spéculative » , selon ce que nous dit son biographe Myer.
Gelugpa dGelupgs-pa(tib) L'École des « Vertueux » , fondée par le grand réformateur du lamaïsme, Tsongkhapa(1357-1419). Cet Ordre, dit des « bonnets jaunes* »(appelé aussi en Occident l'Église Jaune), exerçait la domination spirituelle et temporelle au Tibet, jusqu'à l'invasion de ce pays par la Chine.
Gnose(gr : gnôsis). Littéralement : connaissance. Terme technique employé par les Écoles de philosophie religieuse, avant et pendant les premiers siècles de ce que l'on appelle le christianisme, pour désigner l'objet de leur quête. Cette connaissance spirituelle et sacrée — la gupta-vidyâ* des hindous — ne pouvait être obtenue que par l'Initiation aux Mystères* Spirituels, dont les cérémonies des « Mystères » étaient une représentation.
Gnostiques Philosophes qui formulèrent et enseignèrent la Gnose*, ou connaissance. Ils furent florissants pendant les trois premiers siècles de l'ère chrétienne. Parmi les plus éminents, on peut compter Valentin, Basilide, Marcion, Simon le magicien, etc.
Gotrabhû jñâna(skt) La connaissance spirituelle(jñâna) de celui qui est devenu(bhû) partie intégrante du clan, de la famille bouddhique(gotra) : la pleine sagesse de la maturité, pour un fidèle du Noble Sentier.
Grand Âge Les Anciens mentionnèrent plusieurs « Grands Âges ». Celui de l'Inde embrasse tout le Mahâmanvantara, l'Âge de Brahmâ*, dont chaque Jour* représente le Cycle de Vie d'une Chaîne planétaire, c'est-à-dire une période de 7 Rondes(voir l'ouvrage de Sinnett Le Bouddhisme ésotérique* et surtout la Doctrine Secrète de Mme Blavatsky). Ainsi, un « Jour » et une « Nuit de Brahmâ* » — un manvantara et un pralaya — s'étendent sur 8.640.000.000 ans terrestres, un âge englobant une période de 311.040.000.000.000 ans; après quoi, le pralaya de l'univers, ou sa dissolution, devient universel. Chez les Égyptiens et les Grecs, le « Grand Âge » ne recouvrait que l'année tropique, ou sidérale, de 25.868 ans. Sur l'Âge complet — celui des dieux — ils ne disaient rien, vu que c'était une question qui ne devait être discutée et divulguée que dans les Mystères, et pendant les cérémonies d'Initiation. Le « Grand Âge » des Chaldéens était le même, calculé en chiffres, que celui des hindous.
Guhya-vidyâ(skt). La connaissance secrète des mantrams mystiques.
Gupta-vidyâ(skt). Même sens que guhya-vidyâ. Science, connaissance ésotérique ou secrète.
Guru(skt) Vénérable, respectable : d'où l'application du mot aux parents, et particulièrement au maître spirituel, qui conduira le disciple à la seconde naissance.
Gygès(gr). L'anneau de Gygès est devenu une métaphore fameuse dans la littérature européenne. Gygès était un Lydien qui, après avoir tué le roi Candaule, épousa sa veuve. Platon nous informe que Gygès descendit un jour dans un gouffre ouvert dans la terre et y découvrit un cheval de bronze : dans son flanc ouvert se trouvait un squelette d'homme de stature gigantesque qui portait au doigt un anneau de bronze. Mis au doigt de Gygès, cet anneau le rendit invisible.
HadèsDu grec Aïdès ??d??, l' « invisible » : c'est le royaume des ombres, dont l'une des régions était le Tartare, un lieu de complète obscurité, comme l'était aussi la zone de profond sommeil sans rêve qui se trouvait dans l'Amenti égyptien. Si on en juge par la description allégorique des punitions qui y étaient infligées, l'endroit était purement karmique. Ni l'Hadès, ni l'Amenti n'étaient l'Enfer que continuent de prêcher certains prêtres et religieux rétrogrades. Et qu'ils aient été représentés par les Champs Élysées ou le Tartare, on ne pouvait accéder à ces lieux qu'en franchissant le fleuve pour gagner l' « autre rive » . Comme l'exprime bien Bonwick dans son ouvrage Egyptian Belief and Modern Thought #NAAM?, on peut trouver l'histoire de Charon, le passeur(du Styx), non seulement chez Homère mais aussi dans les écrits poétiques de bien des pays. Il est indispensable de traverser le Fleuve avant d'atteindre aux Îles des Bienheureux. Le rituel égyptien a décrit un Charon, avec sa barque, de longs siècles avant Homère ; il y est appelé Khu-en-na, le timonier à tête de faucon. Voir Enfer*.
Hallucination État produit parfois par des désordres physiologiques, parfois par la médiumnité et d'autres fois par l'ébriété. Mais il faut rechercher plus profondément que dans la physiologie la cause qui produit ces visions. Toutes — particulièrement quand l'origine en est la médiumnité — sont précédées d'une relaxation du système nerveux, entraînant invariablement un état magnétique anormal qui a pour effet d'attirer sur le patient des ondes de lumière astrale. Ce sont ces ondes qui fournissent l'imagerie des diverses hallucinations, lesquelles, cependant, ne sont pas toujours de simples rêves vides et irréels, comme les médecins ont tendance à le dire. Personne ne peut voir ce qui n'existe pas(c'est-à-dire n'a pas son empreinte marquée) dans ou sur les ondes(11) astrales. Mais un voyant peut percevoir des objets et des scènes(passées, présentes ou futures) qui n'ont pas le moindre rapport avec lui-même, et, bien plus, percevoir plusieurs choses totalement sans relations entre elles, au même moment, ce qui peut produire les combinaisons d'images les plus grotesques et absurdes. Mais ivrogne et voyant, médium et adepte, prennent leurs visions respectives dans la lumière astrale. Cependant, tandis que l'ivrogne, le fou et le médium sans entraînement, ou encore l'individu souffrant d'une fièvre cérébrale, voient, parce qu'ils n'y peuvent rien, en évoquant des visions embrouillées, sans s'en rendre compte eux-mêmes et sans être capables de les contrôler, au contraire, l'adepte et le voyant entraîné ont le choix de leurs visions et le pouvoir de les maîtriser. Ils savent où fixer leur regard, comment stabiliser les scènes qu'ils désirent observer, et comment voir au-dessus des couches extérieures de la lumière astrale. Pour la première catégorie de voyants, ces aperçus saisis dans les ondes astrales sont des hallucinations. Pour les autres, ils deviennent la reproduction fidèle de ce qui véritablement a eu lieu, se passe actuellement ou arrivera plus tard. Ce qui n'est que perspectives aléatoires, entrevues par le médium, et visions vacillantes qu'il saisit dans la lumière trompeuse, se transforme, par la volonté directrice de l'adepte et du voyant authentique, en la représentation véridique de ce qu'il désire faire venir dans le champ focal de sa perception.
Hamsa(skt) Oiseau du genre cygne, oie. Mot mystique aux diverses significations occultes. Associé à kâla(le temps infini) il renvoie à l'Absolu(Parabrahman) ; dans le monde manifesté, Brahmâ* est le « véhicule » de cet oiseau(Hamsa vahana)(T.G.). Dans la Hamsa Upanishad, l'adepte en méditation s'identifie à l'Oiseau(niché dans le cœur), le Soi suprême. D'où la formule : Aham sa(Je suis Lui), qui joue sur le mot hamsa.
Hermas Auteur grec de l'Antiquité ~ 2e s. ap. J.-C. : seuls quelques fragments de ses œuvres demeurent encore aujourd'hui voir son Pasteur, longtemps tenu par les chrétiens pour inspiré.
HiérogrammateTitre donné aux prêtres égyptiens qui recevaient la charge d'écrire et de lire les textes sacrés et secrets Littéralement : « scribes des archives secrètes » Ils servaient d'instructeurs pour les néophytes se préparant à l'Initiation
HiérogrammatisteTitre donné aux prêtres égyptiens qui recevaient la charge d'écrire et de lire les textes sacrés et secrets Littéralement : « scribes des archives secrètes » Ils servaient d'instructeurs pour les néophytes se préparant à l'Initiation
Hiérophante Du grec hiérophantes ?e??fa?t??, littéralement : « celui qui explique les choses sacrées » . Dans les temples de l'Antiquité, ce titre appartenait aux plus hauts adeptes* qui instruisaient les candidats, exposaient les mystères sacrés, et étaient les Initiateurs aux grands Mystères* ultimes. L'hiérophante tenait la place du Démiurge et expliquait aux postulants à l'Initiation les divers phénomènes de création qui étaient produits pour leur instruction. « II était le seul interprète des secrets et doctrines ésotériques. Prononcer même son nom devant une personne non initiée était interdiIl siégeait à l'Orient et portait, comme symbole d'autorité, un globe d'or suspendu à son cou. Il avait aussi le nom de Mystagogue ».(Kennett R. Mackenzie, M.S.Membre de la Société Théosophique, The Royal Masonic Cyclopaedia).
Hillel Un grand Rabbi babylonien du siècle précédant l'ère chrétienne. Homme saint et instruit, il fut le fondateur de la secte des Pharisiens(12).
Hînayâna(skt) Le « petit véhicule » du bouddhisme primitif(jugé relativement inférieur au mahâyâna*, ou « grand véhicule » , développé ouvertement dans la suite). Souvent appelé « bouddhisme du Sud », il est répandu à Ceylan et dans l'Asie du Sud-Est.
Hînayâna(skt). Le « Petit Véhicule » , mot appliqué à un canon scripturaire et à une École du bouddhisme*, en opposition à Mahâyâna*, le « Grand Véhicule ». Les deux Écoles sont mystiques.(Voir Mahâyâna).Également, dans la superstition exotérique, la plus basse forme de transmigration.
Hînayâna(skt) Le « petit véhicule » du bouddhisme primitif(jugé relativement inférieur au mahâyâna*, ou « grand véhicule » , développé ouvertement dans la suite). Souvent appelé « bouddhisme du Sud », il est répandu à Ceylan et dans l'Asie du Sud-Est.
Hînayâna(skt). Le « Petit Véhicule » , mot appliqué à un canon scripturaire et à une École du bouddhisme*, en opposition à Mahâyâna*, le « Grand Véhicule ». Les deux Écoles sont mystiques.(Voir Mahâyâna).Également, dans la superstition exotérique, la plus basse forme de transmigration.
Homogénéité Du grec homos, « même » , et génos, « genre » . Caractérise ce qui est entièrement de même nature, non différencié, non composé, comme l'or est censé l'être.
Huit terribles misères - Parmi ces calamités, causes de souffrance(pâl : dukkha), 4 sont liées au corps(naissance, vieillesse, maladie, mort), 3 au mental(perte de ce qu'on aime, affliction par ce qu'on ne désire pas, incapacité d'obtenir ce qu'on désire), et l à la condition terrestre illusoire(incarnation dans les 5 skandha, ou agrégats qui composent l'être psychophysique personnel).
Hypnotisme Du grec hypnos, sommeil. Nom donné par le Dr Braid au processus par lequel un homme doué d'un fort pouvoir de volonté en plonge un autre dont le mental est plus faible dans une sorte de transe : une fois dans cet état, le sujet fera n'importe quoi en obéissant à la suggestion de l'hypnotiseur. À moins de viser des applications bénéfiques, cette pratique serait, pour un Occultiste* , à ranger dans la magie noire* ou la sorcellerie : c'est la plus dangereuse, moralement et physiquement, du fait qu'elle interfère avec les fluides nerveux.
Illusion En Occultisme* , tout ce qui est fini(comme l'Univers et tout ce qu'il contient) est appelé illusion, ou maya*.
Individualité L'un des noms donnés, en Théosophie et en Occultisme*, à l'Ego* supérieur de l'homme. Nous faisons une distinction entre l'Ego immortel et divin et l'ego mortel humain qui périCelui-ci, ou la « personnalité »*(l'ego personnel), ne survit à la mort du corps que pendant un temps limité en kâma loka* ; pour sa part, l'individualité demeure à jamais.
Indra(skt) Le Dieu du Ciel et chef des autres dieux*, ou deva*.
Initié Du latin initiatus. Terme servant à désigner quiconque a été admis aux mystères et secrets de la Maçonnerie ou de l'Occultisme* et en a reçu la révélation. Aux temps de l'Antiquité, le mot s'appliquait à ceux qui avaient été initiés à la connaissance secrète enseignée par les hiérophantes* des Mystères*; de nos jours, ce sont ceux qui ont été initiés, par les adeptes de la science mystique, à la connaissance mystérieuse qui, malgré l'écoulement de longs âges, compte encore sur la terre des individus qui s'y vouent réellement.
Îshvara(skt). Le « Seigneur » , ou le dieu personnel, l'esprit divin, qui est dans l'homme. Littéralement : l'existence souveraine(indépendante). Titre donné à Shiva et d'autres dieux en Inde. Shiva est appelé aussi Îshvaradeva, ou deva* souverain.
Jagrat(skt) L'état de conscience de veille(cf. Mândûkya Upanishad).
Jamblique Grand théosophe et Initié* du 3ème siècle. Il a beaucoup écrit sur les diverses sortes de démons qui apparaissent dans les évocations, mais s'exprima en termes sévères contre de tels phénomènes. Grandes furent ses austérités, la pureté de sa vie et sa sincérité. On rapporte que, par lévitation, il s'est élevé de 10 coudées au-dessus du sol, comme on le dit aussi de certains yogis* et médiums modernes.
Javidan Kherad(per). « Sagesse immortelle ». Ouvrage de préceptes moraux.
Jhana pâl pour Jñâna(skt). Connaissance ; sagesse occulte.
Jñâna(skt) La connaissance spirituelle qui est pure sagesse, recherchée dans la méditation, et réalisée par l'initiation. En Occident, le mot gnose évoque les mêmes idées.
Jñâna(skt) La connaissance spirituelle qui est pure sagesse, recherchée dans la méditation, et réalisée par l'initiation. En Occident, le mot gnose évoque les mêmes idées.
Jñânadarshana shuddhi(skt) La perception, ou vision(darshana), de la suprême connaissance(jñana) dans toute sa pureté(shuddhi).
Jñânadarshana shuddhi(skt) La perception, ou vision(darshana), de la suprême connaissance(jñana) dans toute sa pureté(shuddhi).
JñâneshvariLong commentaire inspiré sur la Bhagavad-Gîtâ(datant de 1290 ap. J.-C.), écrit par le saint et poète Jñâneshvara, en langue marâthi.(Cf. Theos. l, p. 86-7 et 142.)
JñâneshvariLong commentaire inspiré sur la Bhagavad-Gîtâ(datant de 1290 ap. J.-C.), écrit par le saint et poète Jñâneshvara, en langue marâthi.(Cf. Theos. l, p. 86-7 et 142.)
Johannes ReuchlinGrand philosophe et philologue allemand, kabbaliste et homme de grand savoir. Né à Pforzheim(Allemagne) en 1455, il fut diplomate alors qu'il était encore jeune. À une certaine période de sa vie, il reçut la haute charge de juge au tribunal de Tübingen, où il resta onze ans. Il fut aussi le précepteur de Mélanchton. Le clergé dominicain le harcela de persécutions pour sa glorification de la Kabbale* juive, tandis qu'en même temps il était appelé le « Père de la Réforme » . II mourut en 1522, dans un grand dénuement — sort commun réservé à tous ceux qui, à l'époque, s'élevaient contre la lettre morte de l'Église.
Jour de Brahmâ Période de 2.160.000.000 ans(5) pendant laquelle, après avoir émergé de son Oeuf d'Or(skt hiranya garbha), Brahmâ* crée et façonne le monde matériel, vu qu'il représente simplement, dans la Nature, la force créatrice et fertilisatrice. Au bout de cette période, les mondes étant détruits tour à tour, par le feu et par l'eau, il disparaît, avec la Nature objective ; c'est alors la Nuit de Brahmâ*.
JulaiRulai(chi) « Ainsi venu » = Tathâgata*.
K'u Ku(chi) Misères, souffrances. La première des Quatre Nobles Vérités* du bouddhisme : l'existence est douleur. Voir : « huit terribles misères » * .
K'u Ku(chi) Misères, souffrances. La première des Quatre Nobles Vérités* du bouddhisme : l'existence est douleur. Voir : « huit terribles misères » * .
Kabbale(héb Kabbalah). La Kabbale est « la sagesse cachée des Rabbis hébreux du Moyen Âge, tirée des doctrines secrètes plus anciennes concernant les choses divines et la cosmogonie, qui furent combinées en une théologie, après le temps de la captivité des Juifs à Babylone ». Toutes les œuvres qui se rangent dans la catégorie ésotérique sont appelées kabbalistiques.
Kâlachakra(skt) Pour les jaïns, la roue du temps, qui tourne sur des milliards d'années. Au Tibet, le Kâlachakra tantra(introduit en 1027) est un ensemble d'écrits(du Canon tibétain) qui comprend des considérations astronomiques pour la mesure du temps et un système de méditation fondé sur une métaphysique occulte où Âdibuddha* et les familles de Bouddhas qui en dérivent ont une place centrale. Mais pour P.le mot Kâlachakra( « Cercle du Temps » * ) renvoie à un système de mysticisme ésotérique « aussi vieux que l'homme, connu en Inde et pratiqué avant que l'Europe soit devenue un continent » .
Kâlachakra(skt) Pour les jaïns, la roue du temps, qui tourne sur des milliards d'années. Au Tibet, le Kâlachakra tantra(introduit en 1027) est un ensemble d'écrits(du Canon tibétain) qui comprend des considérations astronomiques pour la mesure du temps et un système de méditation fondé sur une métaphysique occulte où Âdibuddha* et les familles de Bouddhas qui en dérivent ont une place centrale. Mais pour P.le mot Kâlachakra( « Cercle du Temps » * ) renvoie à un système de mysticisme ésotérique « aussi vieux que l'homme, connu en Inde et pratiqué avant que l'Europe soit devenue un continent » .
Kalpa(skt) Une très longue période de temps(variable selon les systèmes) ; un grand cycle de manifestation du monde. Généralement, pour l'Inde : la durée d'un « jour de Brahmâ* qui couvre bien des cycles mineurs(l 000 mahâyuga).
Kâma(skt) Désir. À l'aube de l'Univers, le Rig Veda évoque Kâma - le désir originel - comme l'impulsion première vers la manifestation ; il pénètre et soutient tous les mondes, dans leur unité foncière avec l'Absolu. Au plan humain, il s'exprime comme désir d'unir les sens à leurs objets, pour en jouir. Kâma devient ainsi la grande force irrésistible qui enchaîne l'homme à la terre(cf. tanhâ*). C'est l'aspect Cupidon de l'Amour. Son aspect supérieur(Erôs), qui sous-tend toute démarche spirituelle, est la manifestation du Désir universel qui est en harmonie avec le Dharma* cosmique(cf. Bhagavad-Gîtâ, VIl.11) -ce qui renvoie à la Compassion, la Loi des Lois.
Kâma(skt) Désir. À l'aube de l'Univers, le Rig Veda évoque Kâma - le désir originel - comme l'impulsion première vers la manifestation ; il pénètre et soutient tous les mondes, dans leur unité foncière avec l'Absolu. Au plan humain, il s'exprime comme désir d'unir les sens à leurs objets, pour en jouir. Kâma devient ainsi la grande force irrésistible qui enchaîne l'homme à la terre(cf. tanhâ*). C'est l'aspect Cupidon de l'Amour. Son aspect supérieur(Erôs), qui sous-tend toute démarche spirituelle, est la manifestation du Désir universel qui est en harmonie avec le Dharma* cosmique(cf. Bhagavad-Gîtâ, VIl.11) -ce qui renvoie à la Compassion, la Loi des Lois.
Kâma loka(skt). Plan* semi-matériel, subjectif et invisible pour nous, où demeurent les « personnalités »* désincarnées(les formes astrales appelées kâmarûpa*) jusqu'à ce qu'elles s'évanouissent de ce plan, par l'épuisement complet des effets des impulsions mentales qui avaient créé ces eidôla* de passions et de désirs animaux de qualité inférieure. Voir kâmarûpa. C'est l'Hadès* des anciens Grecs et l'Amenti des Égyptiens — le pays des Ombres Silencieuses.
Kâma loka(skt). Plan* semi-matériel, subjectif et invisible pour nous, où demeurent les « personnalités »* désincarnées(les formes astrales appelées kâmarûpa*) jusqu'à ce qu'elles s'évanouissent de ce plan, par l'épuisement complet des effets des impulsions mentales qui avaient créé ces eidôla* de passions et de désirs animaux de qualité inférieure. Voir kâmarûpa. C'est l'Hadès* des anciens Grecs et l'Amenti des Égyptiens — le pays des Ombres Silencieuses.