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Théosophie.fr - Glossaire Théosophie
Catégorie: Enseignement
Date & Pays: 24/02/2015, Fr. Mots: 499
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Kâmarûpa(skt). Métaphysiquement, et dans notre philosophie ésotérique, c'est la forme subjective créée par l'effet des pensées et désirs mentaux et physiques en rapport avec les choses de la matière, par tous les êtres sensibles : cette forme survit à la mort du corps. Après cette mort, trois des sept « principes »(ou, disons, plans* des sens et de la conscience où agissent tour à tour les instincts et 1'idéatlon de l'être humain) — à savoir le corps, son prototype astral et la vitalité physique — n'étant plus d'aucun usage, restent sur la terre; les trois principes supérieurs, groupés en un seul, se plongent dans un état de devachan* , où l'Ego* supérieur demeure jusqu'à l'heure d'une nouvelle incarnation, tandis que l'eidôlon* de l'ex-personnalité* est abandonné seul dans son nouveau séjour. Là, la pâle copie de l'homme qui fut jadis végète pendant un certain temps, dont la durée varie en fonction de l'élément de matérialité qui y reste attaché, et qui est déterminée par la vie écoulée du défunPrivé comme il l'est de son mental supérieur, de l'esprit et des sens physiques, ce kâmarûpa — s'il est abandonné à lui-même — va graduellement s'éteindre et se désintégrer. Mais s'il est ramené avec force dans la sphère terrestre, que ce soit par l'effet des désirs et appels passionnés des amis survivants, ou par de vraies pratiques de nécromancie*(dont l'une des plus pernicieuses est la médiumnité*) , le « spectre » peut survivre pendant une période dépassant largement la durée de vie naturelle de son corps. Une fois que le kâmarûpa a appris le moyen de retourner à des corps humains vivants, il devient un vampire qui se nourrit de la vitalité de ceux qui sont ainsi désireux de jouir de sa compagnie. En Inde, ces eidôla sont appelés pisacha, et sont fort redoutés.
Kâmarûpa(skt) En hindouisme, le mot signifie « forme protéenne »(prise à volonté), ou bien « qui a la forme du désir »(B Gîtâ, III, 43). En Théosophie : « le corps de désir » , qui, après la mort de l'individu, devient une sorte d'entité astrale, plus ou moins durable(et néfaste) selon la charge d'images et d'énergies du désir qui l'animent et constituent tout le rebut, non spirituel, de la personnalité terrestre.
Kâmarûpa(skt). Métaphysiquement, et dans notre philosophie ésotérique, c'est la forme subjective créée par l'effet des pensées et désirs mentaux et physiques en rapport avec les choses de la matière, par tous les êtres sensibles : cette forme survit à la mort du corps. Après cette mort, trois des sept « principes »(ou, disons, plans* des sens et de la conscience où agissent tour à tour les instincts et 1'idéatlon de l'être humain) — à savoir le corps, son prototype astral et la vitalité physique — n'étant plus d'aucun usage, restent sur la terre; les trois principes supérieurs, groupés en un seul, se plongent dans un état de devachan* , où l'Ego* supérieur demeure jusqu'à l'heure d'une nouvelle incarnation, tandis que l'eidôlon* de l'ex-personnalité* est abandonné seul dans son nouveau séjour. Là, la pâle copie de l'homme qui fut jadis végète pendant un certain temps, dont la durée varie en fonction de l'élément de matérialité qui y reste attaché, et qui est déterminée par la vie écoulée du défunPrivé comme il l'est de son mental supérieur, de l'esprit et des sens physiques, ce kâmarûpa — s'il est abandonné à lui-même — va graduellement s'éteindre et se désintégrer. Mais s'il est ramené avec force dans la sphère terrestre, que ce soit par l'effet des désirs et appels passionnés des amis survivants, ou par de vraies pratiques de nécromancie*(dont l'une des plus pernicieuses est la médiumnité*) , le « spectre » peut survivre pendant une période dépassant largement la durée de vie naturelle de son corps. Une fois que le kâmarûpa a appris le moyen de retourner à des corps humains vivants, il devient un vampire qui se nourrit de la vitalité de ceux qui sont ainsi désireux de jouir de sa compagnie. En Inde, ces eidôla sont appelés pisacha, et sont fort redoutés.
Kâmarûpa(skt) En hindouisme, le mot signifie « forme protéenne »(prise à volonté), ou bien « qui a la forme du désir »(B Gîtâ, III, 43). En Théosophie : « le corps de désir » , qui, après la mort de l'individu, devient une sorte d'entité astrale, plus ou moins durable(et néfaste) selon la charge d'images et d'énergies du désir qui l'animent et constituent tout le rebut, non spirituel, de la personnalité terrestre.
Kapilavastu(skt). Le lieu de naissance du Seigneur Bouddha*(signifiant « demeure jaune » ) , la capitale du monarque qui fut le père de Gautama* le Bouddha.
Karma(skt) L' « action » comme cause productrice de « fruits » ou d'effets. La loi de causalité éthique, qui replace sans cesse l'homme face aux conséquences de ses actes, pensées et attitudes antérieures. Par extension, le « karma » d'un individu est le lot de ces conséquences qu'il « récolte » inéluctablement au fil des jours. Les « chaînes karmiques » , forgées par l'être lui-même, dans son ignorance, ne peuvent être rompues que par l'exercice vigilant de son libre arbitre, et en suivant le sentier du Dharma*.
Karma(skt). Physiquement : l'action; métaphysiquement : la LOI DE RÉTRIBUTION ; la loi de cause et d'effet, ou de causalité éthique. Ce n'est Némésis que dans le sens du mauvais karma. Dans le bouddhisme* orthodoxe, c'est le onzième nidâna dans l'enchaînement des causes et des effets ; mais, en fait, c'est le pouvoir qui contrôle toutes choses, la résultante de l'action morale, le samskâra métaphysique, ou l'effet moral d'un acte commis en vue d'atteindre quelque chose qui satisfasse un désir personnel. Il y a le karma du mérite et le karma du démérite. Karma ne punit ni ne récompense : c'est simplement l'unique LOI UNIVERSELLE qui guide sans erreur et, pour ainsi dire, d'une façon aveugle, toutes les autres lois qui sont productrices de certains effets en suivant les programmes invariables répondant aux types de causalités auxquelles elles sont adaptées. Quand le bouddhisme* enseigne que « karma est le noyau moral(d'un être quelconque) qui seul survit à la mort et persiste dans la transmigration » ou la réincarnation, il signifie simplement que rien ne demeure de chaque personnalité* si ce n'est les causes qu'elle a produites — causes qui ne meurent pas, autrement dit, qui ne peuvent être éliminées de l'Univers avant d'être remplacées par leurs effets légitimes et, pour ainsi dire, effacées par ces effets. Et ces causes, à moins d'être compensées pendant la vie de la personne qui les a produites, par des effets adéquats, suivront l'Ego* dans sa réincarnation* et l'atteindront dans ses renaissances successives, jusqu'à ce que soit pleinement rétablie une complète harmonie entre causes et effets. Bien entendu, aucune « personnalité »(un pur et simple agrégat d'atomes matériels et de caractéristiques instinctuelles et mentales) ne peut continuer comme telle dans le monde du pur espriSeul ce qui est immortel dans sa nature même, et divin en essence(à savoir l'Ego), peut exister à jamais. Et comme c'est cet Ego qui, après chaque devachan*, choisit la personnalité qu'il va animer et qui, par l'intermédiaire des personnalités successives, reçoit les effets des causes karmiques produites, c'est donc cet Ego, ce Soi, qui est le « noyau moral » dont il a été question, et Karma incorporé lui-même — ce « qui seul survit à la mort » .
Kether(héb). Dans la Kabbale, « la Couronne, la plus élevée des dix sephiroth*. C'est la première sephira* de la triade supérieure, Elle correspond au Macroprosopos ?????p??s?p??(Long Visage, ou Arikh Anpin) qui se différencie en 'Hokmah et Binah ».
Khechara(skt) « Qui se meut »(chara) « dans le ciel »(khe). L'un des pouvoirs(siddhi*) du yogi est la faculté de « voler » , ou de se déplacer à volonté à travers l'espace, dans sa forme astrale(T.G.). Le mot désigne aussi diverses entités astrales. Dans le contexte de la Voix, il s'agit probablement de la capacité de libérer la conscience de sa prison terrestre pour accéder à des plans supérieurs.
Klesha(skt) Affliction. Les Yoga sûtra de Patañjali(II, 3) dénombrent 5 de ces maux dont est affligé l'individu : ignorance(avidyâ*), sens du moi, désir, répulsion, attachement tenace à l'existence. En bouddhisme, ces « souillures » intérieures se multiplient(il y en a 10) et sont également des obstacles à tout progrès. L'arhat est censé avoir éliminé entièrement ces tares, qui condamnent les êtres au samsâra*.
Krishna(skt) Le dieu « noir » ou « couleur de nuit » . Dans la Bhagavad-Gîtâ*, c'est l'image par excellence du Maître*-guru* qui demeure, à travers les siècles, le père spirituel de tout homme en quête de lumière et de réalisation spirituelle, illustré par Arjuna. Il représente aussi la source intérieure de l'omniscience, le Soi Supérieur rayonnant par le canal de Buddhi*.
Krishna(skt). Le plus célèbre Avatâr* de Vishnou, le « Sauveur » des hindous et le dieu le plus populaire. C'est le huitième Avatâr, fils de Dévakî et neveu de Kansa, l'Hérode indien, qui, en recherchant l'enfant Krishna parmi les bergers et bergères qui le tenaient caché, fit mettre à mort des milliers de leurs enfants nouveau-nés. L'histoire de la conception, de la naissance et de l'enfance de Krishna forme le prototype exact du récit néo-testamentaire à propos de Jésus. Bien entendu, les missionnaires essaient de montrer que les hindous ont volé l'histoire de la Nativité aux premiers chrétiens qui vinrent en Inde.
Kshânti(skt) L'une des pâramitâ*. La patience qui fait supporter les agressions extérieures, les tracas et l'adversité, sans se détourner du Noble Sentier*, et qui soutient l'étude et l'application des préceptes du Bouddha.
Kshetrajña ou Kshetrajñeshvara(skt). En Occultisme*, l'Esprit incorporé, l'Ego* conscient dans ses plus hautes manifestations ; le Principe qui se réincarne, ou le « Seigneur » en nous-mêmes.
Kuan-Shih-Yin Guan-Shi-Yin(chi) « Qui prête attention(kuan) aux voix(yin) du monde(shih) » : la version chinoise d'Avalokiteshvara*. Sa contrepartie féminine est Kuan-Yin, la déesse de la Compassion, réputée grande protectrice de l'humanité - en réalité : la voix divine du Soi dans l'individu, l'aspect féminin du Logos(T.G.), Kuan-Shih-Yin étant son aspect masculin(S.D. l, 473).
Kumâra(skt). Garçon, adolescent vierge, ou jeune homme non marié. Les premiers Kumâra sont les sept fils de Brahmâ, nés des membres du dieu, dans ce qui est appelé la neuvième création. Il est dit que ce nom leur fut donné en raison de leur refus formel de « procréer » leur espèce : en conséquence, ils « restèrent yogis* » , selon la légende. Voir mânasaputra*.
Kundalinî(skt) De kundalu : cercle, anneau. Kundalinî shakti est définie(S.D. l, 293) « comme le pouvoir ou la Force qui se meut selon une ligne courbe » - à la manière d'un serpent qui déroule ses anneaux. « C'est le principe de vie universel qui se manifeste partout dans la Nature » « l'électricité et le magnétisme n'en sont que des manifestations » .... Un yogi doit soumettre complètement ce pouvoir avant d'avoir accès à moksha(la libération de tout lien avec le monde). La manifestation contrôlée de cette énergie dans l'ascète engendre divers phénomènes d'ordres psychique ou spirituel, selon le centre occulte ou chakra particulier du corps qui est stimulé. Voir anâhata shabda*.
Kung Gong(chi). En musique chinoise: la première note de la gamme pentatonique primitive.
La o Tseu(chin). Grand sage, saint et philosophe des 6ème -5ème siècles av. J.-C. qui précéda Confucius.
Lagpa(tib). La main; d'après Schlagintweit: symbole astrologique de la planète Mercure(voir Lhagpa).
Lama bLa-ma(tib) En principe : un supérieur dans l'ordre monastique. Un guru*, détenant une authentique autorité spirituelle. Souvent le mot est attribué par politesse à un religieux d'un degré quelconque.(T.G.)
Langue des Mystères « Jargon » secret sacerdotal employé par les prêtres initiés, réservé à la discussion sur les choses sacrées. Chaque nation a eu sa propre langue de ce genre, inconnue de tous sauf de ceux qui étaient admis aux Mystères*.
LanouMot orthographié Lanoo dans le texte anglais et francisé en Lanou. D'origine incertaine, il ne figure pas dans les dictionnaires usuels(skt, pâl, chi, tivoire mongol). Très peu utilisé par B.P. en dehors de la Doctrine Secrète(dans les Stances de Dzyan, qui relèvent de la même source que la Voix du Silence), au sens de disciple, ou « chela* qui étudie l'ésotérisme pratique »(S.D., l, 71 note). Voir l'article « Occultisme pratique »(Lucifer 1888, p. 150-4) : de simple upâsaka(disciple laïc) qu'il était le chela* devient lanou-upâsaka, une fois franchie la première initiation. Le mot pourrait avoir une étymologie chinoise, combinant nu(= esclave, humble serviteur) et la(transcription chinoise du tibétain Lha*, signifiant dieu, ou guru* divin). Voir chela*.
lddhi(pâl) Mot correspondant au sanskrit riddhi : prospérité, succès. Ce qui fait la puissance d'un être éminent, d'où son pouvoir - temporel ou magique. Le bouddhisme distingue l) l'iddhi inférieure, les diverses sortes(iddhividhâ) de pouvoirs psychiques(se rendre invisible, projeter son image à grande distance, marcher sur l'eau, etc.) que les règles bouddhiques interdisent de manifester en public et 2) l'iddhi supérieure, ou ariyâ iddhi(le Noble Pouvoir) de celui qui a la parfaite maîtrise de son mental.
Le premier Logos est la lumière du Monde, le second et le troisième étant ses ombres dont l'obscurité s'approfondit graduellement.
Lha(tib) Voir deva*(skt). Le mot, qui renvoie à toutes catégories de divinités, esselon P.B.. celui « qui désigne généralement au Tibet les grands adeptes*, comme le mot Mahâtma. Grande Âme. est donné aux mêmes Initiés en Inde ».
Lhagpa(tib). Le fi!s de la lune. Mercure(au Tibet comme en Inde classique, où il a pour nom Budha). La planète Mercure. Voir Lagpa*.
Lhamayin(tib). Esprits mauvais, ennemis des hommes(et des dieux). Voir asura*.
Linga sharîra(skt). « Corps astral »* , c'est-à-dire le symbole aérien du corps physique. Le terme désigne ce qui est appelé Doppelgänger, le « corps astral » de l'homme ou de l'animal. C'est l'eidôlon* des Grecs, le corps vital servant de prototype du corps physique, le reflet de l'homme de chair. Il naît avant celui-ci et meurt, ou se dissipe, avec la disparition du dernier atome du corps.
Livre des Clefs Un vieil ouvrage kabbalistique, dont l'original n'existe plus, bien qu'on puisse en trouver des copies falsifiées ou défigurées, et des contrefaçons(14).
Logos(gr). Chez toutes les nations et tous les peuples, la Déité manifestée : l'expression extérieure ou l'effet de la Cause qui reste à jamais cachée. C'est ainsi que le langage est le logos de la pensée ; aussi, au sens métaphysique, les termes « Verbe » et « Parole » en rendent-ils une traduction convenable.
Loka(skt ) Région, monde. l'une des subdivisions du grand univers, étagées depuis le divin, ou l'Absolu, jusqu'aux niveaux les plus matériels : particulièrement, sphère ou plan d'expérience de conscience.
Long Visage Terme kabbalistique, en hébreu : Arikh Anpin, en grec : Makroprosôpos ?????p??s?p??, en opposition à Tsaïr Anpin, le Mikroprosôpos ?????p??s?p??. Le premier renvoie à la Déité, l'autre à l'homme, « la petite image de la grande forme »
Longue Face Terme kabbalistique, en hébreu : Arikh Anpin, en grec : Makroprosôpos ?????p??s?p??, en opposition à Tsaïr Anpin, le Mikroprosôpos ?????p??s?p??. Le premier renvoie à la Déité, l'autre à l'homme, « la petite image de la grande forme »
lu kabar-zivo Terme gnostique. Le « Seigneur des Éons » dans le système du Codex Nazareus*, c'est le procréateur(émanateur) des sept saintes vies(les sept Dhyân-Chohans* ou Archanges* primitifs, dont chacun représente l'une des vertus cardinales) et il est lui-même la troisième vie(le troisième Logos). Dans le Codex, il est salué comme le timon et la vigne de la nourriture de vie. Ainsi, il est identique au Christ*(Christos) qui déclare : « Je suis la vraie vigne et mon Père est le vigneron »(Jean, 15,1). Il est bien connu que, dans l'Église romaine, le Christ est considéré comme le « chef des Éons » , comme l'est aussi Michel — « qui est comme Dieu » . Telle aussi était la croyance des gnostiques*.
Lug Lugs(tib). Manière, méthode. Façon de procéder.
Macrocosme Littéralement, le « grand univers » , ou le grand Kosmos.
Mâdhyamaka(skt) De mâdhyama qui est au milieu : l'enseignement de la Voie du Milieu.
Mâdhyamaka(skt) De mâdhyama qui est au milieu : l'enseignement de la Voie du Milieu.
Mâdhyamika(skt) Nom de l'École de la « Voie du Milieu »(et de ses représentants) fondée par Nâgârjuna*(dont les réelles doctrines ésotériques sont probablement restées voilées). Selon cette École du mahâyâna*, toute proposition sur la nature des choses doit être rejetée comme inexacte ; la vacuité(shûnyatâ) est la réalité ultime : l'atteindre c'est gagner la plénitude, la libération. Il faut pour cela distinguer entre réalité relative(samvriti satya*) et suprême vérité(paramârtha satya*) et faire la part des deux dans la discipline quotidienne.
Mâdhyamika(skt) Nom de l'École de la « Voie du Milieu »(et de ses représentants) fondée par Nâgârjuna*(dont les réelles doctrines ésotériques sont probablement restées voilées). Selon cette École du mahâyâna*, toute proposition sur la nature des choses doit être rejetée comme inexacte ; la vacuité(shûnyatâ) est la réalité ultime : l'atteindre c'est gagner la plénitude, la libération. Il faut pour cela distinguer entre réalité relative(samvriti satya*) et suprême vérité(paramârtha satya*) et faire la part des deux dans la discipline quotidienne.
Magie cérémonielle. Magie selon des rites kabbalistiques, mis en œuvre — à ce que prétendent les rosicruciens et d'autres mystiques — en invoquant des pouvoirs spirituellement plus élevés que l'homme et en commandant à des élémentaux* qui sont bien plus bas que lui sur l'échelle des êtres.
Magie La « Grande » Science. Selon Deveria et d'autres orientalistes, « la magie fut considérée comme une science sacrée inséparable de la religion » par les nations de la plus haute Antiquité, qui jouissait de la plus brillante civilisation et du plus grand savoir. Ainsi, les Égyptiens constituèrent une nation la plus sincèrement religieuse, comme le furent et le sont encore les hindous. Selon Platon, « la magie consiste dans le culte des dieux, et s'acquiert par ce culte ». Se peut-il donc qu'une nation dont il est prouvé — comme le démontrent indubitablement inscriptions et papyrus — qu'elle a cru fermement à la magie pendant des milliers d'années, ait été trompée pendant si longtemps ? Et est-il vraisemblable que des générations successives d'une hiérarchie instruite et pieuse(dans laquelle beaucoup d'individus ont eu des vies de martyre librement enduré, de sainteté et d'ascèse) aient pu continuellement se tromper et tromper les gens(ne serait-ce même que duper le public par supercherie) pour le seul plaisir de perpétuer une croyance dans les « miracles » ? À ce qu'on dit, les fanatiques sont prêts à n'importe quoi pour faire croire de force à leur dieu ou leurs idoles.À cela nous répondons : en pareils cas, les brâhmanes et les Rekhget-Amen, ou hiérophantes* égyptiens, n'auraient pas popularisé la croyance dans le pouvoir donné à l'homme, par des pratiques magiques, d'obtenir par commandement les services des dieux — ceux-ci n'étant, en vérité, que les pouvoirs ou potentialités occultes de la Nature personnifiés par les prêtres éclairés eux-mêmes, qui vénéraient en eux seulement les attributs de l'unique Principe inconnu et innommable. Comme le dit bien le néo- platonicien Proclus : « Les prêtres de jadis, en considérant qu'il existe une certaine alliance et sympathie réciproque dans les choses naturelles, et parmi les choses qui sont manifestes aux pouvoirs occultes, et en découvrant que tout subsiste en tout, fabriquèrent une science sacrée fondée sur cette sympathie mutuelle et cette similarité... et appliquèrent à des fins occultes les natures aussi bien célestes que terrestres, au moyen desquelles, par le jeu d'une certaine similitude, ils remontèrent jusqu'aux natures divines, pour les amener en rapport avec cette demeure inférieure ». La magie est la science qui a pour objet de communiquer avec les pouvoirs supérieurs transcendant le monde terrestre, et de les diriger, ainsi que de commander à ceux des sphères inférieures : c'est une connaissance pratique des mystères cachés de la Nature, que seul possède le petit nombre, du fait qu'ils sont si difficiles à maîtriser sans tomber dans le péché contre la loi. Les mystiques* de l'Antiquité, comme ceux du Moyen-âge, divisèrent la magie en trois classes : théurgie*, goétie et magie naturelle. Comme le dît Kenneth Mackenzie, « les théosophes et les métaphysiciens se sont approprié depuis longtemps la théurgie comme leur sphère particulière. La goétie est la magie noire*, et la magie « naturelle » , ou magie blanche* s'est élevée, avec l'art de la guérison dans ses ailes, jusqu'à la fière position d'une étude exacte et progressive ». Les commentaires ajoutés par notre érudit défunt Frère sont remarquables : « Les désirs réalistes des temps modernes ont contribué à jeter la magie dans le discrédit et le ridicule... La foi(dans le propre soi de l'opérateur) est un élément essentiel en magie, et elle a existé bien avant que soient formulées d'autres idées qui présument de sa pré-existence. On dit qu'il faut un homme sage pour faire un fou ; et l'idée d'un homme doit être exaltée presque jusqu'à la folie(c'est-à-dire que la sensibilité de ses fibres cérébrales doit être accrue bien au-delà du misérable niveau inféneur de la civilisation moderne) avant qu'il puisse devenir un vrai magicien, car une poursuite de cette science implique un certain degré d'isolement et d'abnégation de soi » . Un très grand isolement, à coup sûr, dont l'obtention constitue déjà un phénomène prodigieux, un miracle en soi-même. Cependant la magie n'a rien en soi de surnaturel. Comme l'explique Jamblique* en parlant des magiciens : « En opérant à l'aide de la théurgie sacerdotale, ils se disent capables d'atteindre à des essences plus élevées et universelles, et à celles qui sont établies au-dessus du destin, à savoir Dieu et le démiurge — et cela sans employer la matière, ni recourir à quoi que ce soit d'autre sinon à l'observation d'un temps judicieux » . Déjà, certaines personnes commencent à reconnaître l'existence de pouvoirs et d'influences de caractère subtil dans la Nature dont elles n'avaient rien su auparavanMais comme le remarque le Dr Carter Blake, à juste titre : « Le dix-neuvième siècle n'est pas celui qui a observé la genèse de nouvelles méthodes de pensée ni le parachèvement d'anciennes » , à quoi M. Bonwick ajoute : « Si les Anciens n'avaient qu'une connaissance limitée de notre mode d'investigation dans les secrets de la Nature, nous en savons encore moins en ce qui concerne leur mode de recherche » .
Magie noire. Voir supra. Sorcellerie, nécromancie(ou évocation des morts), et autres abus égoïstes de pouvoirs paranormaux — abus qui peuvent ne pas être intentionnels mais n'en sont pas moins de la magie noire chaque fois qu'un phénomène est produit pour la satisfaction personnelle.
Magie blanche La magie* bénéfique : sous cette désignation c'est la magie divine, dénuée de tout égoïsme, amour du pouvoir, ambition ou lucre, et toute tournée vers le seul bien du monde en général et d'autrui en particulier. La plus petite tentative que fasse un homme pour utiliser ses pouvoirs anormaux en vue de sa propre satisfaction fait de l'exercice de ces pouvoirs de la sorcellerie, ou de la magie noire*.
Mahâmanvantara(skt). Littéralement, le grand intervalle couvert par les Manu* — la période totale d'activité universelle. Le mot manvantara se limite ici à une simple période d'activité, en opposition au pralaya, ou période de repos, sans référence à la durée du cycle.
Mahat(skt). Littéralement, « le Grand » . Le principe premier d'Universelle Intelligence et conscience. Dans la philosophie des Purâna*, le premier produit de la Nature-racine, ou pradhâna(même sens que mûlaprakriti) ; de Mahat dérive Manas*, le principe pensant, et Ahamkâra*, l'égotisme, ou le sens du « Je suis moi » dans le Manas inférieur.
Mahâtma(skt). Littéralement : « Grande Âme ». Désigne un adepte de l'ordre le plus élevé, un être exalté qui, pour avoir atteint à la maîtrise sur ses principes inférieurs, vit sans être limité par l' « homme de chair » . Les Mahâtma sont en possession de la connaissance et du pouvoir qui correspondent au degré qu'ils ont atteint dans leur évolution spirituelle. En pâli(15), le mot est Rahat, et Arhat*.
Mahâyâna(skt) « Grand véhicule » par opposition au bouddhisme hînâyana*. Alors que ce dernier invite l'individu à s'affranchir des chaînes de la souffrance et à progresser par son mérite vers l'état d'arhat*, le mahâyâna l'incite à vivre l'idéal du bodhisattva* afin de contribuer au bien de tous les êtres. Les enseignements des différentes branches de ce « véhicule »(mâdhyamika*, yogâchâra*, etc.) témoignent d'une très grande richesse de pensée. Après l'exil des bouddhistes de l'Inde, le mahâyâna s'est largement développé au Tibet et en Chine. Corée, Japon, etc.(d'où le nom de « bouddhisme du Nord » ). Même si un décalage historique semble évident entre l'époque du Bouddha et l'émergence des doctrines mahâyânistes(affirmant, entre autres, l'existence d'un « germe de Bouddha » dans chaque être) il ne fait pas de doute qu'elles étaient dès le début inscrites dans l'enseignement ésotérique du Tathâgata*.
Mahâyâna(skt). L'une des Écoles de philosophie bouddhique ; littéralement : « Grand Véhicule » . Fondé par Nagârjuna, c'est un système mystique dont les livres furent rédigés au 2ème siècle av. J.-C.
Maître Ce mot répond au sanskrit guru, « instructeur spirituel » ; il a été adopté par les théosophes de la S.pour désigner les grands adeptes dont ils tiennent les enseignements.
MaîtrePersonne qui a atteint la pleine possession d'une science, d'un art ou d'un ensemble de pouvoirs, par un long cheminement exigeant étude, ascèse et entraînement adéquats, ponctué d'épreuves et d'initiations confirmant l'individu dans le degré qu'il a atteinDans la grande chaîne des Initiés, chacun est l'élève et serviteur d'un Maître qui lui est supérieur, et est responsable à son tour de disciples qu'il doit aider à progresser, conformément à la loi de fraternité dominant l'ensemble. Le Maître devient alors instructeur(âcharya. guru*. etc.). Cependant ce père spirituel ne peut que préparer le chela* à sa seconde naissance, qui lui révélera la puissance et la sagesse éternelle du véritable Maître et Instructeur intérieur - l'Âlaya*, ou le Maître unique, dont la lumière est présente dans l'être, depuis toujours.
Manas(skt) La faculté rationnelle de la pensée. L'un des éléments de l' « organe interne »(antahkarana*) considéré comme le 6ème des sens de perception(donc leur chef = le « rajah des sens » . selon la Voix) : il saisit chaque message des sens et, avec l'aide de la mémoire, en présente l'image ainsi « pensée » à buddhi, l'organe du discernemenSi on englobe encore parmi les sens les cinq « organes d'action » énumérés par l'hindouisme, manas est à compter comme le 11ème de cet ensemble, car c'est par son canal aussi que passent les ordres donnés à la machinerie physique. Pour la Théosophie, cette activité de manas qui, en réalité, intervient dans la mise en forme de toute sensation. perception, pensée, sentiment, etc., utilisant la machinerie mentale du cerveau et de l' « homme astral »* . ne représente qu'une manifestation très limitée du grand pouvoir de Manas. lequel appartient en fait à l'Ego supérieur.
Manas(skt). Littéralement, le « mental » : la faculté mentale qui fait d'un homme un être intelligent et moral, et le distingue du simple animal. Terme synonyme de Mahat*. Ésotériquement, cependant, employé sans autre qualification, il signifie l'Ego* supérieur, ou le principe conscient qui dans l'homme se réincarne. Par contre, avec un qualificatif, il est question pour les théosophes de Buddhi-Manas — l'âme spirituelle — qu'il faut opposer à son reflet humain, Kâma-Manas.
Manas taijasa(skt). Littéralement : le Manas* « rayonnant » ; c'est un état de l'Ego* supérieur que seuls de hauts métaphysiciens sont capables de réaliser et de comprendre. Voir, dans le même sens, « Buddhi taijasî » *.
Manas-sutrâtma(skt). Association de termes signifiant « mental »(Manas*) et « âme-fil »*(sutrâtma*). C'est l'expression synonyme de notre Ego*, ce qui en nous se réincarne. Terme technique de la philosophie du Vedânta*.
Mânasaputra(skt). Littéralement : « Fils du Mental » ou « Fils né du Mental » . Le terme s'applique à notre Ego* supérieur, avant son incarnation dans le genre humain. Dans les anciens textes sacrés des hindous, les Purâna*, qui sont exotériques bien qu'allégoriques et symboliques, c'est le titre donné aux Fils de Brahmâ* nés du Mental, les Kumâra*.
Mânasapûtra(skt ) Littéralement : fils(pûtra) du Mental Universel(Manas). Dans l'immense processus évolutif de la montée de la conscience à travers tous les règnes de la nature, l'accession au stade humain, avec l'éveil de l'intelligence, n'a pas eu lieu, sur notre planète. d'une façon aléatoire elle a demandé l'intervention volontaire de hiérarchies avancées et intelligentes(des « Fils du Mental Universel » ) qui ont, symboliquement, allumé la lumière du Manas dans ce qui allait devenir la famille des « âmes humaines » . Ainsi, la pure essence de l'Ego spirituel dans chaque homme est directement liée au Mental Universel. par l'intermédiaire d'un tel mânasapûtra. Cf. S.D. l, 571, pour le rapport entre les Dhyânibuddha* et les mâna-sapûtra*. Voir aussi : Esprit planétaire*.
Mânasaputra(skt). Littéralement : « Fils du Mental » ou « Fils né du Mental » . Le terme s'applique à notre Ego* supérieur, avant son incarnation dans le genre humain. Dans les anciens textes sacrés des hindous, les Purâna*, qui sont exotériques bien qu'allégoriques et symboliques, c'est le titre donné aux Fils de Brahmâ* nés du Mental, les Kumâra*.
Mânasapûtra(skt ) Littéralement : fils(pûtra) du Mental Universel(Manas). Dans l'immense processus évolutif de la montée de la conscience à travers tous les règnes de la nature, l'accession au stade humain, avec l'éveil de l'intelligence, n'a pas eu lieu, sur notre planète. d'une façon aléatoire elle a demandé l'intervention volontaire de hiérarchies avancées et intelligentes(des « Fils du Mental Universel » ) qui ont, symboliquement, allumé la lumière du Manas dans ce qui allait devenir la famille des « âmes humaines » . Ainsi, la pure essence de l'Ego spirituel dans chaque homme est directement liée au Mental Universel. par l'intermédiaire d'un tel mânasapûtra. Cf. S.D. l, 571, pour le rapport entre les Dhyânibuddha* et les mâna-sapûtra*. Voir aussi : Esprit planétaire*.
Mânasarûpa(skt) La « forme »(rûpa) du Manas, le « corps » du mental.
Mânasarûpa(skt) La « forme »(rûpa) du Manas, le « corps » du mental.
Mantram(skt). Versets des œuvres védiques utilisés comme charmes et incantations. Par mantram, on doit entendre toutes les parties des Veda qui sont distinctes des Brâhmana — leur interprétation.
Manu(skt). Le grand législateur de l'Inde. Le mot vient de la racine sanskrite man, penser — il renvoie à l'humanité, en réalité en anglais, MAN signifie homme, mais le terme s'applique spécifiquement à Svâyambhuva Manu, le premier des Manu, issu lui-même de Svayambhû, le soi-existant, lequel pour cette raison est le Logos* et le progéniteur de l'humanité. Manu, comme premier législateur, est un être presque divin.
Manvantara(skt). Période de manifestation, qu'on oppose à pralaya*(dissolution, ou repos) ; le terme s'applique à divers cycles, particulièrement au Jour de Brahmâ*(4.320.000.000 années solaires) et au règne de l'un des 14 Manu(308.448.000 Littéralement : Manuantara — période d'un Manu antara, signifiant contenu intérieur, intervalle. Voir la Doctrine Secrète(éd. originale, II pp. 68 et seq).
Manvantara(skt) La période, ou âge, d'un Manu(sorte de progéniteur de l'humanité, qui gouverne chaque grand cycle d'évolution sur la terre). Globalement, le règne de ces Manu(au nombre de 14) couvre une période de plus de 4 milliards d'années(un « Jour de Brahmâ* » ).
Mâra(skt) ; De la racine mri(mourir) d'où mârayati : faire mourir, tuer. Mâra est le « tueur » , le « destructeur » : c'est le Tentateur, aidé de ses armées(les Mâra), personnifiant le pouvoir de fascination des désirs et passions insatiables. Pour s'en être rendu maître sous l'arbre de Bodhi*, Gautama a été appelé « vainqueur de Mâra » .
Mâra(skt) ; De la racine mri(mourir) d'où mârayati : faire mourir, tuer. Mâra est le « tueur » , le « destructeur » : c'est le Tentateur, aidé de ses armées(les Mâra), personnifiant le pouvoir de fascination des désirs et passions insatiables. Pour s'en être rendu maître sous l'arbre de Bodhi*, Gautama a été appelé « vainqueur de Mâra » .
Mârga(skt) De la racine mrig : poursuivre(un gibier) chercher à obtenir. Mârga est le chemin(voie, route,sentier) qu'on suit pour atteindre son buEn bouddhisme, le Noble Sentier(skt : âryamârga) est l'Octuple Voie, tracée par le Bouddha, constituant la dernière des Quatre Nobles Vérités*, et conduisant à l'extinction de la souffrance. Le mot mârga(pâl : magga) désigne aussi chaque phase d'une voie suivie(p. ex. : Arahatta* magga). On distingue généralement la Voie(mârga) où l'on entre et le « fruit »(phala) que l'on récolte en parvenant à son but.
Mârga(skt) De la racine mrig : poursuivre(un gibier) chercher à obtenir. Mârga est le chemin(voie, route,sentier) qu'on suit pour atteindre son buEn bouddhisme, le Noble Sentier(skt : âryamârga) est l'Octuple Voie, tracée par le Bouddha, constituant la dernière des Quatre Nobles Vérités*, et conduisant à l'extinction de la souffrance. Le mot mârga(pâl : magga) désigne aussi chaque phase d'une voie suivie(p. ex. : Arahatta* magga). On distingue généralement la Voie(mârga) où l'on entre et le « fruit »(phala) que l'on récolte en parvenant à son but.
Matérialisations Dans le langage du spiritisme*, le mot signifie l'apparition objective des soi-disant « Esprits des morts » qui, occasionnellement, se revêtent de matière ; en d'autres termes, en tirant parti des matériaux disponibles, trouvés dans l'atmosphère et des émanations des assistants, ils se constituent un corps temporaire présentant la ressemblance humaine du défunt, tel qu'il apparaissait pendant sa vie. Les théosophes acceptent comme un fait le phénomène de « matérialisation » , mais ils rejettent la théorie prétendant qu'il est produit par les « Esprits » , censés être les principes immortels de personnes désincarnées. Les théosophes déclarent que, dans les cas où les phénomènes sont authentiques — ce qui se produit plus rarement qu'on le croit généralement — ils sont dus aux larves(en latin : larvae), aux eidôla* ou aux « fantômes » de personnalités* défuntes qui hantent le kâma loka*.(Voir ce mot, ainsi que kâmarûpa*). Étant donné que ce kâma loka est sur le plan terrestre, et ne diffère de son niveau de matérialité que par le degré de son plan de conscience, il est caché à la portée de notre vue normale, et l'apparition occasionnelle de telles coques astrales n'est pas moins naturelle que les phénomènes de boules de feu électrique, et d'autres, qui se produisent dans l'atmosphère. L'électricité, considérée comme fluide, ou matière atomique(les Occultistes* tiennent en effet, avec Maxwell, qu'elle est atomique), est toujours présente dans l'air, bien que de façon invisible, et elle se manifeste, sous diverses formes, mais uniquement lorsque certaines conditions sont réunies pour « matérialiser » le fluide, et le faire passer alors de son propre plan au nôtre et le rendre ainsi objectif. Il en va de même avec les eidôla* des morts. Ils sont présents autour de nous, mais sans nous voir(du fait qu'ils demeurent sur un autre plan), pas plus que nous-mêmes ne les voyons. Cependant, chaque fois que les forts désirs des hommes vivants s'expriment en un lieu où sont réunies aussi les conditions fournies par la constitution anormale des médiums, ces eidôla sont attirés — bien plus, entraînés avec force — pour descendre de leur plan au nôtre et devenir objectifs. C'est de la nécromancie* : sans faire aucun bien aux morts, elle cause un grand mal aux vivants, sans parler du fait qu'elle interfère avec une loi de la Nature. La matérialisation occasionnelle de corps astraux ou doubles, de personnes vivantes est une tout autre question. Ces formes « astrales » sont souvent prises à tort pour des apparitions des morts du fait que, comme les caméléons, nos propres « élémentaires » , ainsi que ceux des désincarnés et des élémentaux cosmiques, prennent souvent l'apparence des images qui sont les plus fortes dans nos pensées. Pour résumer, dans ce qu'on appelle les « séances* de matérialisation » , ce sont les personnes présentes et le médium qui créent l'apparition particulière. Le cas des « apparitions » indépendantes relève d'un tout autre genre de phénomènes psychiques.
Matérialiste Ce n'est pas nécessairement celui seulement qui ne croit ni en Dieu ni en l'âme, ni à sa survivance, mais c'est aussi bien toute personne qui matérialise ce qui est purement spirituel — comme le font ceux qui croient en une Déité anthropomorphe, en une âme capable de brûler dans le feu de l'enfer, en un enfer et un paradis qui seraient des lieux particuliers et non des états de conscience. La secte chrétienne des « substantialistes » américains est matérialiste, comme le sont aussi les soi-disant « spiritualists » #NAAM?.
Mâyâ(skt). Illusion ; c'est le pouvoir cosmique qui rend possibles l'existence phénoménale et les perceptions qu'on en a. Dans la philosophie hindoue, seul est appelé réalité ce qui est sans changement et éternel ; tout ce qui est sujet au changement par décomposition et différenciation, et qui a, par conséquent, un commencement et une fin, est considéré comme MÂYÂ — illusion.
Mâyâ(skt) Le pouvoir magique, ou l'art prestigieux attribué au Divin qui déploie dans l'espace la multiplicité fantastique des mondes et des êtres, en dissimulant sous le voile illusoire des apparences l'unité fondamentale de leur essence. L'illusion personnifiée. Sont particulièrement mâyâviques(de l'adjectif skt : mâyâvin) ou illusoires, les « régions » inférieures de la lumière astrale* pour l'ignorant qui y accède.
Mâyâ(skt). Illusion ; c'est le pouvoir cosmique qui rend possibles l'existence phénoménale et les perceptions qu'on en a. Dans la philosophie hindoue, seul est appelé réalité ce qui est sans changement et éternel ; tout ce qui est sujet au changement par décomposition et différenciation, et qui a, par conséquent, un commencement et une fin, est considéré comme MÂYÂ — illusion.
Mâyâ(skt) Le pouvoir magique, ou l'art prestigieux attribué au Divin qui déploie dans l'espace la multiplicité fantastique des mondes et des êtres, en dissimulant sous le voile illusoire des apparences l'unité fondamentale de leur essence. L'illusion personnifiée. Sont particulièrement mâyâviques(de l'adjectif skt : mâyâvin) ou illusoires, les « régions » inférieures de la lumière astrale* pour l'ignorant qui y accède.
Médiumnité Terme accepté maintenant pour désigner l'état psychophysiologique anormal qui conduit une personne à prendre pour réalités les fantaisies de son imagination, ses hallucinations*, qu'elles soient réelles ou artificielles. Nul individu entièrement sain sur les plans physiologique et psychique ne peut jamais être un médium. Ce que voient, entendent et sentent les médiums est « réel » mais mensonger, ne reflétant pas la vérité : l'information provient soit du plan astral — qui est fort trompeur dans ses vibrations et ses suggestions — soit de pures hallucinations, dépourvues de toute existence réelle si ce n'est pour celui qui les perçoiLa « médiumnité » est un genre vulgarisé de capacité à servir d'intermédiaire, de médiateur : celui qui est affligé de cette faculté est censé devenir un agent de communication entre un homme vivant et un « Esprit » trépassé. Il existe des méthodes reconnues pour s'entraîner au développement d'une telle faculté indésirable.
Médiumnité Terme accepté maintenant pour désigner l'état psychophysiologique anormal qui conduit une personne à prendre pour réalités les fantaisies de son imagination, ses hallucinations*, qu'elles soient réelles ou artificielles. Nul individu entièrement sain sur les plans physiologique et psychique ne peut jamais être un médium. Ce que voient, entendent et sentent les médiums est « réel » mais mensonger, ne reflétant pas la vérité : l'information provient soit du plan astral — qui est fort trompeur dans ses vibrations et ses suggestions — soit de pures hallucinations, dépourvues de toute existence réelle si ce n'est pour celui qui les perçoiLa « médiumnité » est un genre vulgarisé de capacité à servir d'intermédiaire, de médiateur : celui qui est affligé de cette faculté est censé devenir un agent de communication entre un homme vivant et un « Esprit » trépassé. Il existe des méthodes reconnues pour s'entraîner au développement d'une telle faculté indésirable.
Mercabah(héb). « Un char. Les kabbalistes disent qu'après avoir établi les 10 sephiroth*(qui, dans leur totalité, constituent Adam Kadmon*, l'Homme-archétype), le Suprême les utilisa comme un char, ou un trône de gloire, pour descendre sur l'âme des hommes » .
Mercavah(héb). « Un char. Les kabbalistes disent qu'après avoir établi les 10 sephiroth*(qui, dans leur totalité, constituent Adam Kadmon*, l'Homme-archétype), le Suprême les utilisa comme un char, ou un trône de gloire, pour descendre sur l'âme des hommes » .
Meru(skt) Montagne fabuleuse des dieux, comparable à l'Olympe des Grecs ; objet de nombreuses descriptions cosmologiques, il fixe le centre de l'univers. Le Gange, fleuve sacré, y prend sa source céleste, pour se répandre sur la terre. Sur le mont Meru(ou Sumeru) se trouve la cité d'or de Brahman*. D'autres divinités y ont leur séjour, étagé à des niveaux différents. Une interprétation symbolique de Meru renvoie à la constitution occulte de l'homme. Voir l'article « Mount Meru » , revue The Pat,jan.-fév.1891.
Mesmérisme Terme dérivé du nom de Mesmer 1734-1815, qui redécouvrit la force magnétique et son application pratique, vers 1775, à Vienne. Le mesmérisme met en jeu un courant vital qu'une personne peut transmettre à une autre, en induisant ainsi chez cette dernière un état anormal du système nerveux qui permet à l'opérateur d'avoir une influence directe sur le mental et la volonté du sujet — l'individu mesmérisé.
Métaphysique Du grec méta, après, ou au-delà, et physika, choses du monde matériel extérieur. Traduire le mot par « démarche au-delà de la nature » ou surnaturelle, c'est oublier l'esprit et s'en tenir à la lettre morte, car il s'agit plutôt de dépasser le naturel dans ce qu'il a de visible ou concreEn ontologie et en philosophie, la métaphysique est le terme pour désigner la science qui traite de l'être réel et permanent, par contraste avec l'être irréel, illusoire, ou phénoménal.
Métaphysique Du grec méta, après, ou au-delà, et physika, choses du monde matériel extérieur. Traduire le mot par « démarche au-delà de la nature » ou surnaturelle, c'est oublier l'esprit et s'en tenir à la lettre morte, car il s'agit plutôt de dépasser le naturel dans ce qu'il a de visible ou concreEn ontologie et en philosophie, la métaphysique est le terme pour désigner la science qui traite de l'être réel et permanent, par contraste avec l'être irréel, illusoire, ou phénoménal.
MicrocosmeLe « petit » Univers, signifiant l'homme, fait à l'image de son créateur(le Macrocosme*, ou le « Grand » Univers) et contenant en lui-même tout ce que contient ce dernier. Ces termes sont utilisés en Occultisme* et en Théosophie.
Mieh Mie(chi) Traduction du mot nirodha(skt) ; l' « extinction »(des passions et autres causes de souffrance). La troisième des Quatre Nobles Vérités*, qui ouvre au nirvâna.
Migmar Mig-dmar(tib). « Œil(mig) rouge(mar) ». La planète Mars. D'après Schlagintweit, son symbole astrologique est un œil.
Mishnah(héb). Littéralement : « répétition » , du verbe shânârépéter une chose dite oralemenRésumé d'explications écrites d'après les traditions orales des Juifs, et étude ordonnée des Écritures sur lesquelles a été basé ultérieurement le Talmud.
Moksha(skt). Même sens que nirvâna* ; c'est un état posthume de repos et de béatitude de l' « Âme-pèlerin ».
MonadeC'est l'Unité, ou l'UN ; mais en Occultisme*, le mot renvoie souvent à la Dyade grec : Duas, ??a? unifiée, Âtma-Buddhi — ce qui constitue la partie immortelle de l'homme qui, après s'être incarnée dans les règnes inférieurs, et avoir progressé peu à peu jusqu'au stade humain, trouve dès lors sa voie jusqu'au but final — le nirvâna*.
Monas(gr µ??a?). Même sens que le terme Monade*, l' « unique » , une Unité. Dans le système pythagoricien, la Dyade émane de la Monas supérieure, et solitaire, laquelle représente par conséquent la Cause Première.
Monde Occulte Titre du premier livre 1881 qui ait traité de la Théosophie, de son histoire et de certains de ses principes. Écrit par A.P. Sinnett, à l'époque rédacteur en chef d'un journal indien influent, le Pioneer, publié à Allahabad, en Inde.
Monogénès(gr ?????e??? ). Littéralement : « engendré seul » ; épithète donnée à Proserpine Perséphone en grec et d'autres dieux et déesses, ainsi qu'à Jésus.
Mu(senzar). Selon P.(T.G.) : la « destruction de la tentation » dans le cours de la pratique du yoga. Voir Mieh*, mot chinois évoquant la même idée.
Mudrâ(skt) Mot féminin. Un sceau(anneau, etc.) pour imprimer une marque, lettre, etc. Sceau mystique figuré avec les doigts(d'une main ou des deux) disposés entre eux d'une manière codifiée, qui peut être d'une grande puissance magique(T.G.).
Mundaka Upanishad(skt). Littéralement : la « doctrine ésotérique Mundaka ». Traité d'une haute antiquité(traduit par Raja Ram Mohun Roy). Voir, pour une version française, Cahier Théosophique, n° 155, éd. Textes Théosophiques, Paris.
Myalba dMyal-ba(tib). Mot correspondant à naraka(skt) ou niraya(pâl) : enfer. Les traditions évoquent une multiplicité d'enfers(froids ou chauds) dont la durée n'est cependant pas éternelle. Selon P.B., Myalba est le nom de la Terre, l' « enfer » où les êtres sont forcés de se réincarner(T.G.). Voir Avîchi*.
Mystères sacrésIls étaient représentés dans les temples de l'Antiquité par les hiérophantes* initiés, pour le bien et l'instruction des candidats. Les plus solennels et les plus occultes furent certainement ceux qui furent célébrés en Égypte par « la troupe des gardiens des secrets » , comme M. Bonwick appelle les hiérophantes. Maurice donne en quelques lignes une description vivante des Mystères. À propos de ceux qui étaient représentés à Philae(une île sainte du Nil), il écrit : « C'était dans ces ténébreuses cavernes que les grands arcanes mystiques de la déesse(Isis) étaient dévoilés aux regards des aspirants en adoration, tandis que résonnait l'hymne solennel de l'Initiation répercuté tout au long de ces replis cachés au sein de la pierre ». Le mot « mystère »* vient du verbe grec muô muw(se tenir la bouche close), et chaque symbole qui s'y rattache possède un sens caché. Comme l'ont affirmé Platon et bien d'autres sages de l'Antiquité à leur sujet, ils étaient d'un caractère hautement religieux, moral, et bénéfique, considérés comme écoles d'éthique. Les Mystères grecs — ceux de Déméter et de Dionysos n'étaient que des imitations de ceux qu'on célébrait en Égypte, et l'auteur cité M. Bonwick du livre «Egyptian Belief and Modern Thought #NAAM? nous fait savoir que « notre mot chapelle(ou capella en latin) renvoie au terme caph-el, ou collège du dieu El, la divinité solaire ». Les Cabires bien connus divinités sacrées adorées principalement à Samothrace
Mysticisme Mot renvoyant à toute doctrine empreinte de mystère et de métaphysique, et traitant plus des mondes idéaux que de l'univers contingent, terre-à-terre.
Mystique Du grec mustikos qui concerne les Mystères. Dans l'Antiquité : individu appartenant au cercle des initiés* aux Mystères* de jadis. De nos jours : personne qui pratique le mysticisme*, entretient des vues mystiques, transcendantales, etc.