Copie de `Théosophie.fr - Glossaire Théosophie`
Ce glossaire n’est plus en ligne.
Le glossaire dans lequel se trouvait ce mot n’existe plus, ou le site Internet n’est (plus) pas en ligne. Vous voyez ci-dessous une copie de l’information. Il est possible que les informations ne soient plus à jour. Soyez critique en évaluant sa valeur.
|
|
|
Théosophie.fr - Glossaire Théosophie
Catégorie: Enseignement
Date & Pays: 24/02/2015, Fr. Mots: 499
|
Sceau - Mot renvoyant aux termes sanskrits yantra(figure symbolique d'une grande puissance pour le mystique) et mudrâ*(geste symbolique, pouvant exprimer un yantra). La plus fameuse de ces représentations est le shri yantra(intégrant plusieurs sceaux de Salomon, combinaison de 2 triangles inversés). Voir : S.D. l, 118. Edkins(C.p. 63) évoque le « sceau du cœur »(chi : hsin yin xin yin) comme symbole de la doctrine ésotérique du Bouddha(chi : ch'eng fa yen ts'ang = le pur secret de l'œil de la vraie doctrine) qu'il a communiquée oralemenC'est le svastika(chi : wan, signifiant aussi 10 000, pour la multitude des perfections atteintes par le Sage). « Ce sceau est généralement placé sur le cœur du Bouddha dans les images et représentations de cette divinité* ... il orne les couronnes des divinités des bönpo au Tibet .... » Voir aussi Vajra*.
Science sacrée Épithète qualifiant les sciences occultes* en général, et utilisée par les rosicruciens pour la Kabbale*, et particulièrement pour la philosophie hermétique.
sciences occultes Les sciences visant les secrets de la Nature — physique et psychique, mentale et spirituelle — appelées sciences hermétiques ou ésotériques. En Occident, on peut nommer la Kabbale*, en Orient, le mysticisme*, la magie* et la philosophie ésotérique du yoga*, cette dernière étant souvent désignée par les chela* en Inde comme le septième darshana,( « point de vue » ou école de philosophie), alors que le monde des profanes indiens ne dénombre que six darshana. Ces sciences sont tenues cachées au vulgaire — comme elles l'ont été depuis des âges — pour la très bonne raison qu'elles ne seraient jamais appréciées par les classes instruites égoïstes(qui en feraient mauvais usage, à leur profit, et ainsi transformeraient la science divine en magie noire*) , ni par les classes incultes qui ne les comprendraient pas. On met souvent en avant, comme une accusation portée contre la philosophie ésotérique de la Kabbale, le fait que sa littérature est pleine d' « un jargon barbare privé de sens » inintelligible pour le mental ordinaire. Mais les sciences exactes — comme médecine, physiologie, chimie, etc. — ne doivent-elles pas plaider coupables pour une accusation semblable ? Les scientifiques officiels ne voilent-ils pas leurs faits expérimentaux et leurs découvertes sous une terminologie gréco-latine élaborée de récente date et fort barbare ? Comme le remarque avec justesse notre regretté Frère Kenneth Mackenzie, « jongler ainsi avec les mots quand les faits sont si simples c'est l'art des savants de l'époque actuelle, en contraste frappant avec ceux du 17ème siècle qui appelaient une bêche une bêche et non « un instrument aratoire » . En outre, alors que leurs « faits » seraient aussi simples et compréhensibles si on les rendait en langage ordinaire, les faits de la Science Occulte sont d'une nature si abstruse qu'il n'existe dans la plupart des cas aucun mot dans les langues européennes pour les exprimer. Finalement, notre « jargon » répond à une double nécessité :(a) décrire clairement ces faits à une personne versée dans la terminologie occulte et(b) les cacher au profane.
SéanceTerme employé actuellement pour désigner une réunion tenue avec un médium en vue d'obtenir des phénomènes de différentes natures. Le mot est surtout en usage parmi les spirites.
SéanceTerme employé actuellement pour désigner une réunion tenue avec un médium en vue d'obtenir des phénomènes de différentes natures. Le mot est surtout en usage parmi les spirites.
secte des Vallabâchârya(skt). Également appelée « secte des Mahârâja » les « épicuriens de l'Inde » . Communauté connue pour ses pratiques licencieuses de culte phallique, dont la branche principale est à Bombay. L'objet de ce culte est l'enfant Krishna. Le gouvernement anglo-indien a été conduit plusieurs fois à intervenir pour arrêter ses rites et ses viles pratiques ; et le « Mahârâjah » qui est à sa tête — une sorte de grand-prêtre — a été plus d'une fois mis en prison, à très juste titre. C'est là l'une des souillures les plus noires de l'Inde.
Sentier Nombreuses significations : cf. mârga.
Senzar Nom mystique de la langue sacerdotale secrète, ou « langue des Mystères » , des Adeptes initiés dans le monde entier(G. ).
Sephiroth(héb) - Terme de la Kabbale* hébraïque, appliqué aux dix émanations divines issues du Principe universel et impersonnel, ou de la DÉITÉ, appelée Ain Soph*.(Voir Glossaire Théosophique).
Shaiva(skt) Appartenant à Shiva, ou consacré à ce dieu. Shivaïste.
Shâkya Thubpa(tib) Traduction de Shâkyamuni(skt), le sage des Shâkya : le Bouddha.
Shâna(skt). Fait de fibres de shana(chanvre ou lin indien). Shânavâsa est la « robe de shana » , vêtement aux propriétés magiques qui aurait permis à un pratyeka-buddha* d'acquérir la sagesse et de gagner le « nirvâna de destruction ». Pour cette légende, voir : Edkins(C.p. 66-7).
Shânavâsin(skt) Nom d'un arhat*(3ème patriarche du bouddhisme). Selon la légende, étant un marchand dans une vie antérieure, il aurait secouru un pratyekabuddha*, malade et en guenilles, en lui offrant une robe de shâna*. En voyant les effets magiques de son présent, le marchand fît le vœu de toujours porter une pareille robe dans ses vies futures.
Shen-hsiu(chi) L'un des grands disciples de Hung-jen, 5ème patriarche de l'École Ch'an(skt: dhyâna* -jap: zen) fondée par Bodhidharma*. Shen-hsiu(env. 605-706) répandit la doctrine en Chine du Nord, tandis que son rival, Hui-neng, fut le maître de l'École du Sud qui se ramifia en de nombreuses branches jusqu'au Japon.
Shîla(skt) La seconde des pâramitâ*. En bouddhisme hînayâna* : conduite morale, moralité ; la base positive d'une parfaite conduite bouddhique, qui inclut parole, pensée, action, moyens d'existence ou de survivance. Du point de vue d'un bodhisattva*, l'éthique visée dans toute démarche est inspirée par la sagesse qui découle de dhyâna*.
Shiva(skt) L' « auspicieux » - le dieu gracieux, favorable, bienveillanLe troisième aspect, destructeur et régénérateur, de la trinité hindoue. Le grand patron des yogis.
Shramana(skt) De la racine shram : peiner, faire effort(cf. ascète*). Mot désignant celui qui s'impose une discipline physique, psychique et spirituelle, comme le fait l'athlète qui exerce son corps. D'une façon assez lâche : un moine bouddhiste.
Shrâvaka(skt) De la racine shru : entendre, écouter, prêter attention. Primitivement : un des « auditeurs » duBouddha qui ont reçu directement sa doctrine. Plus généralement : un « écoutant » , qui suit les leçons d'un instructeur.
Shrîmad Bhâgavata Purâna(skt) Le plus fameux et populaire des 18 grands Purâna, il célèbre la gloire de Vishnu-Krishna(dont l'histoire est donnée dans le 10ème livre).
Siddhârtha(skt) Voir Bouddha*.
Siddhi(skt) L'un des grands pouvoirs occultes gagnés par le yogi au cours de son ascèse, mais qui peuvent bloquer son progrès s'il est tenté de les employer. Dans le bouddhisme, il en existe plusieurs descriptions(cf. iddhi*). Dans le contexte de la Voix du Silence, les siddhi peuvent renvoyer aux 6 abhijñâ* selon la liste classique suivante : l ) iddhi*(englobant divers pouvoirs merveilleux, mais propres à une magie inférieure) ; 2) « ouïe divine »(= l' « ouie-deva* » ), clairaudience qui entend à distance voix humaines et divines(et comprend leur sens), 3) perception des pensées d'autrui ; 4) rappel des vies antérieures ; 5) « œil divin »(= la vue-deva*), clairvoyance qui connaît les cycles de renaissance de tous les êtres selon la contrainte de karma et 6) réalisation de l'état de libération par l'extinction des débordements dus au désir et à l'ignorance.
Six vertus glorieuses - Voir : pâramitâ*.
Skandha(skt). Les attributs de chaque personnalité qui, après la mort, forment la base, pour ainsi dire, d'une nouvelle incarnation karmique. Dans le système exotérique ou populaire des bouddhistes, on dénombre cinq skandha qui sont : rûpa, la forme, ou le corps, qui laisse après lui ses atomes magnétiques et ses affinités occultes ; vedanâ, les sensations, qui font de même ; saññâ*, les idées abstraites qui sont les pouvoirs créateurs à l'œuvre d'une incarnation à l'autre ; samkhâra*, les tendances du mental et viññâna*, les pouvoirs mentaux de la conscience.
SoiIl y a deux soi dans les hommes : le supérieur et l'inférieur, l'impersonnel et le personnel. L'un est divin, l'autre semi-animal. Il y a lieu de faire une grande distinction entre les deux.
Somnambulisme État d'une personne qui « marche en dormant » . Condition psycho-physiologique trop bien connue pour appeler une explication.
Sowân - Mot cingalais pour srotâpanna*(cf. Eitel, C.B., p. 213).
SpiritismeDans le mouvement spirite, il faut distinguer les « spiritualistes » anglo-saxons, qui rejettent presque unanimement la doctrine de la réincarnation*, et les « spiritists »(spirites français) qui en font le principe fondamental de leur croyance. Il y a toutefois une très grande différence entre les vues de ces derniers et les enseignements philosophiques des Occultistes* orientaux. Les « spiritists » spirites appartiennent à l'Ecole française fondée par Allan Kardec* et les « spiritualists » d'Amérique et d'Angleterre à celle des « soeurs Fox » qui ont inauguré leurs théories à Rochester(U.S.A.). Les théosophes croient à la réalité des phénomènes médiumniques obtenus par les deux catégories de spirites(« spiritualists » et « spiritists » ) , mais ils rejettent l'idée des « esprits » qu'ils mettent en avant.
Spiritualism ang. Croyance moderne dans le retour sur terre de l'esprit des morts pour s'entretenir avec les vivants.(Voir Spiritisme).
Srotâpanna(skt) « Celui qui est entré(apanna) dans le courant(srota) » menant au nirvâna*. Le premier des stades de l'Âryamârga est appelé srotâpatti, « l'entrée dans le courant » . Ces deux termes qui, à l'origine, appartiennent au hînayâna*, sont souvent confondus(p. ex. par Schlagintweit, B.p. 18).
Sthûla SharîraskTerme désignant le corps physique de l'homme, en Occultisme* et dans la philosophie du Vedânta.
Sthûlopâdhi-22skLe corps physique dans son état de conscience de veille(jagrat).
Sukshmopâdhi(22b) {skt. Le corps physique dans l'état de rêve(23)(svapna), kâranopâdhi étant le corps causal*.
Sumeru(skt) Voir Meru*.
Summerland ang : « Pays de l'été » . Nom imaginaire donné par les spirites anglo-saxons à la demeure des esprits désincarnés, qu'ils localisent quelque part dans la Voie lactée. Ce Summerland est décrit, sur l'autorité d' « esprits qui reviennent, comme un charmant pays, avec de belles villes et de jolis bâtiments, une Salle du Congrès, des Musées, etc., »(Voir les œuvres d'Andrew Jackson Davies).
Sushupti(skt) État de sommeil profond, sans rêves(cf. Mândûkya Upanishad). État de conscience éveillée expérimenté par le yogi sur le plan correspondant.
Sutta Nipâta(pâl) Collection de textes didactiques, en prose et en vers, pour les laïcs, appartenant au Canon bouddhique(division Sutta Pitaka).
Svapna(skt) État de rêve(cf. Mândûkya Upanishad). État de conscience éveillée expérimenté par le yogi sur le plan correspondant : vision clairvoyante(T.G.).
Svasamvedana(skt) La perception consciente et réfléchie de la propre essence de l'être. Terme synonyme de paramârtha, la pure conscience du Soi qui est vérité suprême(cf. S.D. l, 44 note et 48 note).
T'ang Tang(chi). Nom de 2 dynasties, dont la plus récente(618-907) fut fondée par Li Shih-min. Un des noms de la Chine.
T'ang Tang(chi). Nom de 2 dynasties, dont la plus récente(618-907) fut fondée par Li Shih-min. Un des noms de la Chine.
Ta-Shih-Chi(chi) Nom d'un grand bodhisattva* qui est représenté, dans le paradis occidental d'Amitâbha*(le Devachan*), à la droite de ce Bouddha, tandis que Kuan-Shih-Yin* se tient à sa gauche, l'ensemble formant les « Trois Sages de l'Ouest » . Voir Edkins(C.B., p. 209, 234).
Taijasa(skt). Adjectif dérivant du mot tejas, « flamme » « splendeur » , d'où : « rayonnant » , « lumineux » , en parlant du mânasa rûpa(« le corps de Manas* »), ainsi que des étoiles, et des enveloppes qui sont rayonnantes comme des étoiles en grec: astroeidès, ou augoeidès. Terme de la philosophie du Vedânta*, qui a d'autres significations en dehors du sens occulte donné plus haut.
Tanhâ(pâl) En sanskrit : trishnà. La soif de vivre, de jouir des objets des sens : le puissant désir d'existence sous toutes ses formes, qui enchaîne l'être au samsâra*.
Tântrika(skt) Adepte du tantrisme(fondé sur divers textes appelés tantra, et préconisant certaines voies abruptes vers l'Éveil, par des pratiques spécifiques et initiations souvent secrètes). Il existe une frange dégénérée(le tantrisme « de la main gauche » , ou vâma mârga) qui recourt à la pire forme de magie noire et de sorcellerie(G.).
Tântrika(skt) Adepte du tantrisme(fondé sur divers textes appelés tantra, et préconisant certaines voies abruptes vers l'Éveil, par des pratiques spécifiques et initiations souvent secrètes). Il existe une frange dégénérée(le tantrisme « de la main gauche » , ou vâma mârga) qui recourt à la pire forme de magie noire et de sorcellerie(G.).
TaoDao(chi) Route, voie, chemin(cf. mârga*). C'est la dernière des Quatre Nobles Vérités* : l'octuple sentier qui mène à l'état d'arhat*.
Târaka râja yoga . L'un des systèmes de yoga* du brâhmanisme, le plus philosophique et, en fait, le plus secret de tous, étant donné que ses principes réels ne sont jamais révélés publiquemenC'est une École d'entraînement purement intellectuelle et spirituelle.
Târaka râja yoga . L'un des systèmes de yoga* du brâhmanisme, le plus philosophique et, en fait, le plus secret de tous, étant donné que ses principes réels ne sont jamais révélés publiquemenC'est une École d'entraînement purement intellectuelle et spirituelle.
Tat(skt) Cela. Voir Katha Upanishad(II. l et 2) où le Soi est Cela ; également la Chândogya Upanishad(VI, 9-16) où est répété le grand précepte Tat tvam asi(Tu es Cela). Pour la formule AUM TAT SAT, voir Bhag. Gîtâ, XVII, 23-28.
Tathâgata(skt) Désigne celui « qui est ainsi venu »(comme ses prédécesseurs) : le Bouddha Gautama.
Tattvajñânin(skt) Celui qui possède tattvajñâna, la connaissance de la vérité, la perception des principes réelsde toute chose. Voir Theos. mai 1889, p. 479, 482, pour la distinction entre âtmajñânin* et tattvajñânin.
Tétragrammaton(gr). Le nom de la déité en quatre lettres qui dans notre langue peut se rendre par I H V H pour lod — Hé — Vau — Hé. C'est un terme kabbalistique correspondant(mais sur un plan plus matériel) à la Tétraktys pythagoricienne.(Voir Glossaire Théosophlque).
Tétragrammaton(gr). Le nom de la déité en quatre lettres qui dans notre langue peut se rendre par I H V H pour lod — Hé — Vau — Hé. C'est un terme kabbalistique correspondant(mais sur un plan plus matériel) à la Tétraktys pythagoricienne.(Voir Glossaire Théosophlque).
Thegpa-chenpo'i-do(tib) Un sûtra(DomDo ) relevant du mahâyâna(Thegpa-chenpo), publié en traduction par Schlagintweit(B.p. 77 et seq.), intitulé « Repentir de tous les péchés, doctrine du trésor caché ». C'est une prière aux Bouddhas de Confession, présents, passés et futurs.
Théodidaktos(gr). « Instruit par Dieu » , titre donné à Ammonios Saccas*.
Théogonie Du grec théogonia ?e?????a, littéralement : « genèse des dieux » .
Théosophia(gr ?e?s?f?a ). Littéralement: « sagesse divine ou sagesse des dieux » .(Pour une explication plus complète de termes comme Théosophie, théosophes et Société Théosophique, etc. voir Glossaire Théosophique).
Thérapeutes(gr). École de guérisseurs ou d'ésotéristes mystiques juifs, désignés à tort par certains comme une secte. Ils résidaient à Alexandrie, ou dans ses environs ; ce qu'ils faisaient et croyaient demeure jusqu'à ce jour un mystère pour les critiques, car leur philosophie semble avoir été une combinaison de pratiques orphiques, pythagoriciennes, esséniennes et purement kabbalistiques.(Voir Glossaire Théosophique).
Théurgie(gr : théourgia ?e?????a). Rites visant à faire descendre au plan terrestre des Esprits ou Dieux planétaires*, et autres. Pour parvenir à réaliser un tel but, le théurge devait être absolument pur et désintéressé dans ses motifs. De nos jours, la pratique de la théurgie n'est pas du tout souhaitable, elle est même dangereuse. Le monde est devenu trop corrompu et méchant pour permettre la pratique de ce que seuls pouvaient tenter de faire sans risques des hommes saints et éclairés comme Ammonios*, Plotin*, Porphyre* et Jamblique*(le théurge le plus savant de tous). Actuellement, la théurgie — ou la magie* bénéfique, divine — ne peut que trop facilement devenir goétique, c'est-à-dire tomber dans la sorcellerie. La théurgie est la première des trois subdivisions de la magie, à savoir théurgie, goétie et magie naturelle. Voir magie*.
Thumos(gr ??µ??). Terme de la philosophie pythagoricienne et platonicienne, appliqué à un aspect de l'âme humaine pour désigner son élément passionnel, propre au kâmarûpa*. Le mot est presque l'équivalent du sanskrit tamas, la « qualité des ténèbres » , et en dérive probablement.
Timée de Locres vers le 5ème s. av. J.-C.. Philosophe pythagoricien, né à Locres. Il différa quelque peu de son maître dans la doctrine de la métempsychose. Il est l'auteur(en dialecte dorien) d'un traité encore existant sur l'Âme du monde, sa nature et son essence.
Tîrthikaou Tîrthaka. (skt) Du mot tîrtha signifiant passage, gué traversant une rivière ; également : secte(servant de gué pour « passer à l'autre rive » ). Les tîrthika étaient les adhérents(brâhmanes, voire jaïns) de l'une ou l'autre des sectes opposées aux bouddhistes ; donc, pour ces derniers, des « non-croyants »( « hérétiques » , « incrédules » , « infidèles » , etc.), rejetant le Dharma du Bouddha. Parfois, des ascètes rigoureux, mortifiant leur chair, et doués de pouvoirs paranormaux.
Tîrthikaou Tîrthaka. (skt) Du mot tîrtha signifiant passage, gué traversant une rivière ; également : secte(servant de gué pour « passer à l'autre rive » ). Les tîrthika étaient les adhérents(brâhmanes, voire jaïns) de l'une ou l'autre des sectes opposées aux bouddhistes ; donc, pour ces derniers, des « non-croyants »( « hérétiques » , « incrédules » , « infidèles » , etc.), rejetant le Dharma du Bouddha. Parfois, des ascètes rigoureux, mortifiant leur chair, et doués de pouvoirs paranormaux.
Titiksha(skt) Endurance, capacité développée à la perfection par le yogi de supporter avec fermeté, courage et patience, toutes les paires d'opposés(plaisir/douleur, etc.) sans dévier de sa route.
Triade Dans toute religion et toute philosophie : les trois en Un.
Triangle sacré Comme première figure géométrique, le triangle évoque la triade supérieure dans l'homme, qui constitue l'individu éternel et divin. Voir T.G. : Tzuradésignant la triade comme le divin « prototype » ; voir aussi T.G. : Triade, « les trois en un » , dominant les 7 sephiroth inférieurs de la kabbale, qui correspondent chacun à l'un des 7 principes de l'homme. Le trois renvoie également aux 3 grands degrés de l'initiation(cf. T.G.). Les « trois feux » désignent aussi la triade supérieure Âtma*-Buddhi*-Manas* qui, en union indivise, deviennent une unité.
Trikâya(skt) Les trois corps(kâya) du Bouddha. Doctrine très occulte propre au mahâyâna* faisant l'objet de nombreux commentaires(exotériques) dont le sens ne peut s'éclairer qu'à l'aide de clefs ésotériques réservées au « petit nombre » . II s'agit des « corps glorieux »(nirmânakâya*, sambhogakâya* et dharmakâya*) élaborés par l'Adepte au fil de son ascèse et qui, en lui assurant une immortalité de conscience à travers toutes les fluctuations, lui permettent d'exercer en permanence cette conscience éveillée, à tous les niveaux de la manifestation, jusqu'aux sphères du nirvâna, éventuellement d'entrer volontairement en contact avec le monde des hommes pour les protéger et les éclairer. Voir T.G. : Trikâya, Triratna et Trisharana.
Trinité Dans toute religion et toute philosophie : les trois en Un.
Trois grandes perfections L'Initié est dit « trois fois très grand »(voir : Hermès Trismégiste). Le mot « perfection » renvoie ici au sanskrit siddhi* : pouvoirs spirituels transcendants qui font de l'homme un siddha(un « yogi de perfection » ). La tradition parle de 3 pouvoirs mystiques du Bouddha(Gopa, Yasodhara et Utpala Varna) que d'aucuns ont pris pour ses 3 femmes, cf. Rhys Davids, 51, 2.
Trois méthodes de prajñâ Voir Prajñâ* ; également T.G. : Trijñâna.
Trois mondes(skt: triloka* ou trailokya). Exotériquement : le Ciel(skt : svarga), la terre(skt : bhûmi) et l'enfer(skt : pâtâla) ; il s'agit, en fait, des sphères spirituelle, psychique(ou astrale) et terrestre. Voir T.G. : Tribhuvana. En bouddhisme classique, trois mondes(pâl : tiloka) sont évoqués : l) kâmaloka, la sphère de jouissance des sens, et de toute forme de désir(incluant les mondes des hommes, des animaux, des trépassés, des asura*, des deva* inférieurs et les multiples enfers) ; c'est à ces niveaux(selon le mahâyâna*) qu'œuvrent les Bouddhas humains, dans leur nirmânakâya ; 2) rûpaloka, la sphère céleste encore liée aux formes(rûpa), monde purement mental d'idéation, où l'Ego supérieur de l'homme éprouve, après la mort, l'état de béatitude du Devachan*, ésotériquement cette sphère comprend 7 niveaux différents d'absorption(dhyâna* ) ou de contemplation : on relie à ces niveaux les Dhyânibodhisattva* dans leur sambhogakâya* ; 3) arûpaloka, le monde « sans forme »(comprenant encore 7 niveaux de dhyâna*) ; les états purement abstraits de haute conscience spirituelle(bodhi* ) qui y sont atteints s'élèvent jusqu'au seuil du nirvâna*, et sont dépouillés de toute sensation ou sentiment en rapport avec la personnalité terrestre et l'univers tridimensionnel ; idéalement, à ces niveaux correspondent les Dhyânibuddha*, dans leur dharmakâya. Voir T.G. : Trailokya et Eitel, C.B., p. 180.
Trois sacré Comme première figure géométrique, le triangle évoque la triade supérieure dans l'homme, qui constitue l'individu éternel et divin. Voir T.G. : Tzuradésignant la triade comme le divin « prototype » ; voir aussi T.G. : Triade, « les trois en un » , dominant les 7 sephiroth inférieurs de la kabbale, qui correspondent chacun à l'un des 7 principes de l'homme. Le trois renvoie également aux 3 grands degrés de l'initiation(cf. T.G.). Les « trois feux » désignent aussi la triade supérieure Âtma*-Buddhi*-Manas* qui, en union indivise, deviennent une unité.
Tsung-men Zong-men(chi) École ou secte, particulièrement l'École du Ch'an(jap. : Zen) rattachée au grandpatriarche Bodhidharma*. Selon Edkins(C.p. 158), la branche exotérique du bouddhisme(voir Chiao-men*) reflétait la tradition des paroles du Bouddha, tandis que sa branche ésotérique(Tsung-men) contenait la tradition du cœur du Bouddha : muni du « vrai sceau* » , ou « sceau de vérité » , Bodhidharma aurait ouvert la voie de la contemplation(Ch'an = dhyâna*) en détournant de l'instruction livresque, afin de rechercher directement la vraie nature et le cœur du Bouddha.
Tulpa'i-kuSprul-pahi-sku(tib) Corps de transformation ou d'émanation. Voir : nirmânakâya*.
Udumbara(skt) Voir T.G. Genre de figuier(ficus glomerata) aux fruits appréciés, qui ne porte des fleurs qu'à de très rares occasions ; nom donné aussi à une sorte de cactus(qui passe pour fleurir à l'heure de minuit, à très haute altitude) ainsi qu'à une espèce de lotus géant(nila udumbara, ou « lotus bleu » ) consacré au Bouddha ; sa floraison, extrêmement rare, est, dit-on, signe d'événement exceptionnel : ce lotus aurait fleuri avant la naissance de Gautama, et plus tard, au XIVème siècle juste avant celle de Tsongkhapa. Ainsi, quelle que soit l'espèce végétale qui la porte, la fleur précieuse de l'udumbara est liée à la naissance ou la présence d'un très grand Initié. Voir aussi dans la Voix « la fleur de minuit de Bouddha » . Cette fleur exerce aussi sa magie dans les descriptions mythiques du Devachan*. Voir Beal, Cap. 379.
Upâdhi(skt) Base, véhicule ou support d'une réalité plus subtile, comme le corps physique est le « véhicule » de l'être qui l'anime. Le mot courant pour véhicule est vâhana.
Upâdhyâya(skt) Précepteur qui veille à l'observance des rites et des règles de discipline dans une communauté monastique. Un tuteur, qui prend en charge les novices.
Upanishad(skt). Littéralement : « Doctrine ésotérique » . La littérature upanishadique appartient à la troisième division des Veda ; elle est classée parmi les révélations — la shruti, ou parole révélée. Il reste encore de nos jours quelque 150 Upanishad, bien qu'on ne puisse guère en retenir vraiment plus d'une vingtaine qui soient exemptes de falsification. Elles sont toutes antérieures au 6ème s. avant J.-C. De même que la Kabbale* interprète le sens ésotérique de la Bible, les Upanishad, expliquent le sens mystique des Veda. A leur sujet, le prof. Cowell prononce deux avis, qui sont aussi intéressants que corrects. Il déclare ainsi :(1) ces oeuvres ont « une caractéristique remarquable, l'absence totale d'exclusivité brahmanique dans leur doctrine... Elles respirent un esprit tout différent, une liberté de pensée inconnue dans tous les écrits antérieurs, à l'exception des hymnes du Rig Veda eux-mêmes ; et(2) les grands instructeurs de la connaissance supérieure(Gupta-vidyâ)*, et les Brâhmanes, sont continuellement représentés comme se tournant vers des rois Kshatriya pour devenir leurs élèves »(ou chelâ*). Cela démontre de façon concluante les points suivants :(a) les Upanishad furent écrites avant que s'imposent le système des castes et le pouvoir brâhmanique, ce qui par conséquent, sous l'angle de l'ancienneté, les placerait au second rang et non au troisième par rapport aux Veda et(b) les sciences occultes — ou la « connaissance supérieure » , selon l'expression de Cowell — sont bien antérieures aux Brâhmanes de l'Inde, ou à leur établissement en une caste. Cependant, les Upanishad sont très postérieures à la Gupta-vidyâ, la « Science Secrète » qui est aussi vieille que la pensée philosophique humaine elle-même.
Vahan(skt vahana ). « Véhicule » , terme synonyme d'upâdhi*.
Vajra(skt) Dur, ou puissanEn Inde, la foudre du dieu Indra, arme céleste en forme de disque, ou de deux éclairs croisés en X. Également, le diamant(qui est « dur comme la foudre » , ou de la même substance qu'elle). Au Tibet, c'est le dorje* indestructible, le « sceptre de diamant » , souvent associé à la clochette(skt : ghanthâ) dont le timbre pénètre les mondes. Selon P.(T.G.), le vajra est le sceptre magique des prêtres-initiés, exorcistes et Adeptes*, possesseurs de hauts pouvoirs(ou siddhi*), qu'ils mettent en action au cours de certaines cérémonies(domination de forces inférieures, théurgie, etc.). Par sa transparence adamantine, le vajra renvoie à la pure essenceindifférenciée(appelée « vacuité » , au-delà de toute description), mais il est aussi un symbole masculin de la puissance d'action et de compassion d'un Bouddha réalisé, tandis que, traditionnellement, la clochette est le symbole féminin qui évoque la Sagesse, Prajñnâ*(= Sophia), inséparable du vajra.
Vajradhara(skt) Dans le lamaïsme : le suprême Bouddha primordial(Âdibuddha*). Le Seigneur de tous les mystères(skt: guhyapati). Voir S.D. l, 571, où Vajradhara est identifié au premier Logos.
Vajrapâni(skt) « Qui manie le vajra* ». Un grand Dhyânibodhisattva* honoré par les profanes comme un puissant destructeur de démons, mais considéré par les Adeptes « comme une Force subjective dont la nature réelle n'est connue(et expliquée) que par les plus hauts Initiés de l'École yogâchâra »(T.G.).
Vajrasattva(skt) Qui a le vajra* pour essence, le « cœur de diamant » ou l' « âme-diamant » . Le nom du sixième Dhyânibuddha* selon l'École yogâchâra qui en compte 7 - au lieu de 5 dans le bouddhisme populaire(T.G.). Vajrasattva(le Second Logos, selon la S.D. l, 571) peut aussi représenter la collectivité des Dhyânibuddha* dont l'essence, non manifestée et sans limite, est Âdibuddha*(ou Vajradhara*).
Vedânta(skt). Littéralement : « la fin de toute connaissance Veda » . Parmi les six darshana, ou Écoles de philosophie, le Vedânta est aussi dénommé Uttaramîmânsâ — la Mîmânsâ « postérieure » . II y a de ces critiques qui, dans l'incapacité où ils sont de comprendre son ésotérisme, le considèrent comme un athéisme, mais il n'en est rien, vu que Shankarâchârya, le plus grand apôtre de cette École, qui l'a rendue populaire, fut l'un des plus grands mystiques* et adeptes* de l'Inde.
Vidyâ(skt). Connaissance, ou plutôt « Connaissance-Sagesse ».
Viññânapâl, correspondant au skt : vijñâna. L'un des cinq skandha* des bouddhistes ; littéralement : « pouvoirs mentaux » de la conscience conditionnée. Voir skandha.
Virâga(skt) De la racine viranj, perdre sa couleur naturelle, devenir indifférent, perdre tout intérêt aux choses. D'où : indifférence à tout ce qui sollicite l'homme dans le monde. Voir Portail*.
Vogay - Très probablement : Bodhgayâ*, en l'une des langues vernaculaires de l'Inde. L'arbre de Vogay' ne serait autre que l'arbre de Bodhi* que vénèrent les pèlerins à Bodhgayâ. Voir aussi Udumbara*.
Vue-deva - Skt : divyachakshu. La faculté de clairvoyance, l'un des 6 pouvoirs(abhijña*) obtenus par la pratique approfondie de dhyâna*. Par ce pouvoir(le 4ème de la liste), il est possible(entre autres) de percevoir les destinées des êtres, dans leur déroulement karmique. Voir siddhi*.
Yâna(skt) « Véhicule » , ou système méthodique permettant d'arriver à l'Éveil et à la libération des liens du samsâra*. Dans les voies du bouddhisme, on oppose généralement le Petit Véhicule(hînayâna*) au Grand Véhicule(mahâyâna*).
Yâna(skt) « Véhicule » , ou système méthodique permettant d'arriver à l'Éveil et à la libération des liens du samsâra*. Dans les voies du bouddhisme, on oppose généralement le Petit Véhicule(hînayâna*) au Grand Véhicule(mahâyâna*).
Yoga(skt). École de philosophie fondée par Patañjali, mais qui existait déjà, longtemps avant ce sage, comme enseignement distinct et système de vie. C'est Yajñavalkya — un fameux sage des temps très reculés, qui vécut avant la période du Mahâbhârata, et à qui on attribue le Yajur Veda Blanc, le Satapatha Brâhmana et la Brihadâranyaka Upanishad — qui passe pour avoir inculqué la nécessité et le devoir impérieux de la méditation religieuse et de la retraite dans les forêts, et ainsi pour être celui qui a donné naissance à la doctrine du Yoga. D'après le prof. Max Müller, c'est ce Yajñavalkya qui a préparé le monde à la prédication du Bouddha. Cependant, en tant que philosophie, le Yoga de Patañjali est plus défini et précis, et renferme plus d'éléments de sciences occultes qu'aucune des œuvres attribuées à Yajñavalkya.
Yogâchâra(skt). Une École mystique ésotérique du mahâyâna, remontant à un disciple direct du Bouddha, Aryasamgha*. P.(T.G.) invite à ne pas confondre ses doctrines avec tout ce qui, dans la suite, a été compilé par Asanga(avec ses successeurs) et mis au compte du système yogâchâra, surtout en fait d'enseignements tantriques, dont l'application peut conduire à la magie noire.
Yogiou yogin (skt). Fidèle qui pratique le système du Yoga. Il y a divers degrés et genres de yogis et, en Inde, le mot est devenu maintenant un terme générique désignant n'importe quelle sorte d'ascète.
Yuga(skt). Un âge du monde. On en décompte quatre, qui s'enchaînent selon la série suivante : krita(ou satya) yuga, l'âge d'or ; treta yuga, dvâpara yuga et kali yuga, l'âge noir, où nous sommes actuellemen(Voir la Doctrine Secrète pour une description complète).
Zénobie Reine de Palmyre, vaincue par l'empereur Aurélien en 272. Elle eut pour maître et conseiller Longin*, le célèbre critique et logicien du 3ème siècle ap. J.-C. Voir Longin*.
Zénobie Reine de Palmyre, vaincue par l'empereur Aurélien en 272. Elle eut pour maître et conseiller Longin*, le célèbre critique et logicien du 3ème siècle ap. J.-C. Voir Longin*.
Zohar(héb). Le « Livre de la Splendeur » , ouvrage kabbalistique, attribué à Rabbi Siméon ben lo'haï, au premier siècle de notre ère.(Pour une explication plus complète, voir Glossaire Théosophique).
ZoroastrienFidèle de la religion des parsis*, adorateurs du soleil ou du feu*.