Copie de `Université de Liège - Lexique de géologie sédimentaire`
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Université de Liège - Lexique de géologie sédimentaire
Catégorie: Géographie > pétrologie; géologie
Date & Pays: 15/12/2014, Be Mots: 266
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Albâtre ce terme désigne deux variétés de pierres ornementales a) masse finement grenue de gypse, ressemblant au marbre de Carrare. (Syn. alabastrite, albâtre gypseux) ; b) variété d'onyx calcaire des auteurs anciens. (Syn. albâtre calcaire, albâtre oriental, albâtre égyptien, marbre onyx).
Alios(mot gascon) grès brun et noirâtre à ciment d'oxyde de fer et de matière organique, représentant généralement le niveau d'illuviation, imperméable, d'un profil podzolique. Syn. bétain, grenailles, grepp, grison, orstein (All.).
Alun groupe de minéraux résultant généralement de l'altération de schistes riches en pyrite, par l'action de solutions sulfuriques sur des silicates de potassium et d'aluminium. L'alun était utilisé autrefois pour fixer les teintures. La formule de l'alun potassique est KAl(S04)2.12H2O
Alvéolaire(structure) c'est une des structures des paléosols. Il s'agit de septes micritiques arqués de quelques centaines de µm de long, développés dans des cavités, généralement des racines.
Ambre résine fossile d'origine végétale, transformée au cours de la fossilisation en une masse transparente à translucide, à éclat résineux et à cassure conchoïdale de couleur jaune, parfois brunâtre ou rougeâtre (Dr = 2-2,5 et Ds = 1,1), C10H16O (syn. succin). Ne pas confondre l'ambre jaune que l'on trouve associée aux roches sédimentaires avec l'ambre gris que l'on recueille, flottant sur la mer, et qui représente des concrétions intestinales de cétacés.
Ampélite(de ampelos = vigne, A. BRONGNIART, 1827) shale argileux noir, très charbonneux, chargé de pyrite en grains très fins, qui servait autrefois à l'amendement des terres à vigne. Il en existe un niveau dans le Westphalien du Synclinal de Namur l'Ampélite de Chokier qui servit autrefois à la fabrication de l'alun de Liège (Syn. schiste alunifère).
Anthracite(de anqraz = charbon) variété de houille à cassure brillante, parfois conchoïdale, riche en carbone ( > 90 %) brûlant sans fumée et ne tachant pas les doigts.
Anthraxolite matière carbonée à éclat brillant et cassure conchoïdale formée par diagenèse et métamorphisme de matière carbonée dérivant probablement de produits pétroliers.
Antidune dune formée dans des conditions d'écoulement rapide et qui se déplace dans le sens inverse du courant, par érosion de sa partie aval et sédimentation sur sa partie amont. Le tableau ci-dessous montre les relations entre vitesse du courant et type de ride.
Ardoise voir phyllade (roche métamorphique).
Arène(du lat. arena = sable) sable grossier provenant de la désagrégation superficielle des granites et des gneiss.
Argile à blocaux(angl. boulder clay) diamicton d'origine glaciaire ou prédomine la phase argileuse.
Argile à silex argile résiduelle provenant de la dissolution d'une craie à silex.
Argile grasse argile très plastique, riche en minéraux argileux, laissant à la cuisson de nombreuses fentes de retrait. Pour éviter ce défaut, on ajoute une matière inerte (poudre de quartz) ou on choisit une argile maigre, c'est-à-dire une argile à kaolinite comportant une fraction silteuse importante.
Argile réfractaire (angl. fire-clay) argile kaolinique très pure, utilisée pour la fabrication de la porcelaine.
Argile résiduelle résidus insolubles de la dissolution des roches calcaires qui s'accumulent dans les parties déprimées des plateaux karstiques et dans les poches de dissolution (y compris les grottes) que l'on rencontre dans les terrains calcaires.
Argiles roches terreuses, cryptocristallines essentiellement constituées de minéraux de type phyllosilicate, parmi lesquelles on distingue, pratiquement a) des argiles plastiques ou terres glaises dont la particularité est de former une pâte lorsqu'on les imbibe d'eau. Les constituants minéraux essentiels en sont la kaolinite et l'halloysite. Elles servent surtout à la fabrication des briques et des tuiles ; b) des argiles smectiques ou terres à foulon qui possèdent des propriétés décolorantes et détergentes. Elles servent au dégraissage des laines et au raffinage des huiles. Les constituants minéraux essentiels sont les illites et les montmorillonites.
Argilite terme ambigu utilisé tantôt comme synonyme de roche argileuse (Ex . A. CAROZZI, 1953; P. BELLAIR et CH. POMMEROL, 1968) - tantôt comme synonyme d'argile indurée (G. MILLOT, 1963) - tantôt encore comme synonyme d'argile schisteuse, se fendant suivant les plans de stratification (F. RINNE, 1905), ce qui correspond au shale des auteurs anglais.
Argilolite(A. BRONGNIART, 1827) tuf rhyolitique altéré, bigarré, partiellement silicifié, associé aux coulées acides. Syn. argilophyre (A. BRONGNIART, 1813).
Arkose(A. BRONGNIART, 1823) grès contenant plus de 25 % de feldspaths. Cf. Classification des grès.
Asphalte produit d'oxydation des pétroles se présentant sous forme de masse solide, amorphe, noire ou brune. Soluble dans le sulfure de carbone et aisément fusible.
Atoll anneaux récifaux de quelques centaines de m de large, ceinturant une étendue d'eau marine d'une quarantaine de m de profondeur au plus appelée lagon. La couronne atollienne comprend les zones suivantes, de l'océan vers le lagon
ATTERBERG(Echelle granulométrique d', 1905) le diamètre de base est 2 mm et les diamètres successifs forment une progression géométrique de raison 10. L'échelle des z (W.C. KRUMBEIN, 1937) est définie par la relation z = 0,301 - log10 D, D désignant le diamètre des grains. L'échelle du pédologue suédois ATTERBERG (1846-1916) a été largement utilisée en Europe (surtout en Allemagne) et elle fut adoptée en 1927 par la Commission internationale de la science des sols.
Auges(stratifications en) rides créées par des courants dont les surfaces limites incurvées définissent des formes en auge. (Angl.trough cross bedding).
Avoine(Pierre d') variété décalcifiée, de couleur jaune-paille, des Psammites du Condroz (Famennien). Exploitée pour la confection des bacs à acide (Villers-le-Temple, Vierset, Flône) et comme abrasif en marbrerie (Onhaye, Chaumont-Florennes et Ermeton-sur-Meuse).
Baeleghem(Pierre de) grès calcaire du Lédien (Lutétien supérieur) qui fut exploité jadis pour la construction de monuments en Belgique et aux Pays-Bas. Baeleghem est situé à 17 km à l'Ouest d'Alost.
Bardiglio marbre saccharoïde gris à odeur fétide (quand on le casse) intercalé dans le Marbre de Carrare.
Bassin sédimentaire même si des sédiments peuvent se déposer pratiquement dès leur érosion, leur devenir est en général de terminer leur voyage au sein d'un bassin sédimentaire. Un bassin sédimentaire ne se forme que là où des sédiments peuvent s'accumuler. Cette évidence recouvre un concept majeur l'accumulation des sédiments nécessite une création d'espace, résultat soit d'un enfoncement de la base du futur bassin (subsidence), soit d'une hausse du niveau marin (cours de diagenèse et dynamique des bassins).
bassins d'arrière-arc ces bassins ressemblent par leur mécanisme de subsidence et par leur remplissage aux bassins liés à la divergence de deux plaques. Les dépôts volcano-sédimentaires y sont cependant mieux représentés (exemple mer du Japon);
Bauxite(BERTHIER, 1821, d'après la localité des Baux de Provence) roche massive de teinte variable, allant du blanc au brun-rouge, constituée d'un mélange de différents oxydes et hydroxydes d'aluminium, amorphes ou cristallins gibbsite, boehmite, diaspore,… et renfermant des impuretés opale, hydroxyde de fer, minéraux des argiles, matière silteuse, etc… C'est en fait une latérite riche en aluminium.
Beach rock concrétions gréseuses souvent stratifiées observées le long des plages en zone tropicale ou subtropicale. L'induration rapide des beach rocks est due à l'évaporation de l'eau en zone inter- à supratidale et à la précipitation de ciment carbonaté.
Bedload ensemble des particules en mouvement par roulement, traction et saltation sur le lit d'un cours d'eau. Il s'agit généralement de galets et de sable.
Bimsstein(BOETIUS de BOOT, 1636) ponce. - Le terme est parfois utilisé pour désigner des produits artificiels, utilisés comme matériaux de construction à cause de leur légèreté.
Bioturbation ensemble des phénomènes de perturbation des sédiments par l'activité organique. On distingue
Bitume terme ambigu au sens vulgaire, désigne la substance hydrocarbonée servant au revêtement des chaussées et des trottoirs (dans ce cas, synonyme de goudron); au sens scientifique, désigne tous les hydrocarbures naturels libres (huiles de pétrole et asphaltes) qui sont solubles dans le sulfure de carbone, par opposition aux pyrobitumes qui ne peuvent être extraits des roches qui les contiennent (par exemple, les schistes bitumeux) que par distillation.
Bleu belge marbre à fond noir ou bleu noir, finement veiné de calcite blanche, d'âge warnantien.
Boghead(du nom d'une localité d'Ecosse, J. QUECKET, 1853) charbon formé par l'accumulation d'algues microscopiques. Syn. torbanite (exploitée à Torban Hill, près de Boghead).
Boulder gros bloc de pierre arrondi par l'érosion.
BOUMA(séquence de) séquence de dépôt idéale formée par un courant de turbidité. La séquence de Bouma (1962) comprend une série de termes (A-E) dont la granulométrie est globalement décroissante. D'autres séquences ont été proposées pour des courants de turbidité moins denses que dans le modèle de Bouma.
Brèche toute roche consolidée formée d'éléments anguleux d'assez grande taille. Il existe des brèches sédimentaires (conglomérat à débris anguleux, brèche de pente, brèche récifale) des brèches volcaniques (brèches d'explosion, d'écoulement, …), des brèches tectoniques (brèche de faille, brèche de friction), …
Brocatelle variété de marbre dont le dessin rappelle les étoffes du même nom. Constitué en réalité de débris de coquilles jointives. Exploité principalement à Tortose (Espagne), Sienne (Italie) et Boulogne et Moulins (France).
Cacholong terme mongol désignant la matière opaque, blanc mat, ressemblant à de la porcelaine, constituée d'un mélange d'opale et de calcédoine, formant la bordure de certains silex.
Calcaire à entroques calcaire formé par l'accumulation d'entroques (articles composant la tige des crinoïdes ou encrines); syn. calcaire encrinitique, calcaire à crinoïdes.
Calcaire ampéliteux(L. CAYEUX, 1935) Calcaire noir mat à grain fin renfermant souvent de la matière charbonneuse tachant les doigts.
Calcaire argileux calcaire à grain fin où la matière argileuse est régulièrement disséminée dans toute la masse ou concentrée en petits flocons uniformément distribués dans la masse calcaire. Les calcaires argileux forment la transition entre les calcaires et les marnes. (L. CAYEUX, 1935).
Calcaire bitumineux calcaire finement zonaire montrant une alternance de lits beige clair et brun foncé dont la coloration résulte d'une imprégnation variée en matières organiques que les chimistes qualifient de kérogène. Lors d'une distillation à l'abri de l'air, vers 500°C, les calcaires bitumimeux fournissent une certaine quantité d'hydrocarbures liquides, mais ils ne contiennent pas de bitume autonome qui puisse être séparé par dissolution dans du sulfure de carbone. Syn. calcaire asphaltique. (Angl. Oil shales).
Calcaire construit roche calcaire qui résulte de la fixation du CaCO3, dans les squelettes d'organismes fixés, vivant en colonies sur le fond de l'eau et capables d'édifier des récifs (biohermes ou biostromes). Nombre de calcaires construits sont désignés par le nom de l'organisme prédominant calcaire corallien ou coralligène, calcaire à polypiers, calcaire à bryozaires, calcaire algaire, etc… Syn. calcaire récifal, boundstone, reef rock.
Calcaire coquillier calcaire qui renferme une grande quantité de coquilles de mollusques. Syn. +calcaire conchylien, lumachelle. Ne pas confondre ces termes lithologiques avec l'unité stratigraphique désignant le Trias moyen et appelée Muschenkalk = Conchylien.
Calcaire dur (vocabulaire de carrier) les calcaires durs se débitent à la scie sans dents au moyen d'eau et de sable (ex les marbres) tandis que les calcaires tendres se débitent à sec à l'aide d'une scie à dents.
Calcaire graveleux, grossier, grenu, granuleux calcaires formés par l'agglomération de grains calcaires discernables à l'œil nu (ce qui les distingue des calcaires lithographiques dont le grain est si fin que la roche apparaît parfaitement homogène). Il n'existe malheureusement pas de limites granulométriques précises entre les différents types de calcaire, d'où un flottement inévitable dans l'application des termes d'un auteur à l'autre.
Calcaire grumeleux dans la description de la structure grumeleuse, L. CAYEUX distingue a) la structure d'origine secondaire qui correspond aux pseudo-allochems de R.L. FOLK et b) la structure d'origine dynamique qui s'applique aux accumulations de pellets (R.L. FOLK, 1959).
Calcaire lithographique calcaire à grain extrêmement fin et doté d'une certaine porosité qui fut longtemps utilisé en lithographie. Le calcaire lithographique le plus célèbre est le calcaire portlandien de Solenhofen (Bavière). Syn. calcaire cryptocristallin (L. CAYEUX, 1935, 140), calcaire microgranulaire (J. JUNG, 1958), micrite (R.L. FOLK, 1959) (calcareous) mudstone (R.J. DUNHAM, 1962).
Calcaire noduleux calcaire argileux dans lequel la calcite s'est concrétionnée autour de certains points d'attraction durant la diagenèse. Par augmentation de la teneur en matière argileuse, on passe au calcshiste noduleux. (ALL. Knollenkalk, Flazerkalk). Certains calcaires noduleux ont été exploités comme marbre griotte et campan (Dévonien des Pyrénées), guillestre (Jurassique des Alpes), ammonitico-rosso (Crétacé des Apennins).
Calcaire oolithique (ou oolitique, de won = œuf)calcaire constitué par l'accumulation de petits corps sphériques de la dimension d'une tête d'épingle, appelés oolithes (oolites) et réunis par un ciment. Syn. oomicrite, oospathite.
Calcaire pisolithique(ou pisolitique, de pisos = pois) calcaire formé par l'accumulation de grosses oolithes dont le diamètre dépasse 2 mm.
Calcaire sableux, silteux, argileux calcaire renfermant une quantité notable (mais inférieure à 50 %) de constituants terrigènes. (Angl. sandy-, silty-, muddy limestone).
Calcaire sapropélien roche du Carbonifère présentant une teinte noirâtre et un aspect mat et montrant en coupe mince un pigment isotrope brun très pâle, plus ou moins finement dispersé dans la masse calcaire. Les calcaires sapropéliens sont apparentés aux calcaires bitumineux.
Calcaire siliceux calcaire imprégné de silice (à l'état d'opale) ou envahi par une silicification secondaire.
Calcirudite, calcarénite, calcisiltite, calcilutite calcaires détritiques dont les débris ont la dimension respective des graviers, des sables, des silts et des argiles.
Calcrete(G.W. LAMPLUGH, 1902) concrétionnement pédogénétique affectant des sols riches en carbonates. (= duricrust, caliche).
Calcschiste terme ambigu désignant a) un micaschiste calcitifère (+); b) une roche sédimentaire zonaire montrant une alternance régulière de minces lits calcaires et argileux (L. CAYEUX, 1935, 54); c) roche calcaire devenue plus ou moins schisteuse sous l'influence d'actions mécaniques.
Caliche terme ambigu désignant notamment a) des dépôts de nitrates alcalins du désert de l'Atacama (Pérou/Chili) ; b) une variété de croûte dure (cf. calcrete).
Campan calcaire noduleux de teinte verte, mêlée de rouge foncé, de gris, de blanc, de rose pâle, exploité comme marbre dans la région de Campan, près de Bagnères de Bigorre (Haute-Pyrénées).
Cannel coal(= candel coal) charbon sapropélique riche en spores, compact et dur, montrant un éclat terne à cireux et une cassure conchoïdale, riche en matières volatiles, il brûle avec une longue flamme fumeuse comme une chandelle (d'où le nom). Syn. gayet de spores (M. LEGRAYE, 1932).
Cap-rock amas imperméable d'anhydrite, de gypse et de dolomite coiffant les dômes de sel pénétrant les terrains surincombants.
Carapacecuirasse = croûte dure (Angl.A103 duricrust) terme général désignant un horizon superficiel ou supérieur d'un profil pédologique que l'on observe sous les climats semi-arides. Ces croûtes se forment par précipitation de sels déposés par des eaux minéralisées qui remontent par capillarité durant la saison sèche. On a décrit des concentrations de matière alumineuse (bauxite), ferrugineuse (latérite, ferricretes), siliceuses (silcretes), calcaire (caliche, calcrete, kunkar), etc…
Cargneule roche pseudobréchique constituée d'un liant calcitique, imprégné d'oxydes de fer, de teinte rousse, dans lequel sont individualisés des fragments de calcaire et de dolomie noirâtre et zonaire à grain fin. Ces roches se forment au cours de la diagenèse de sédiments évaporitiques constitués de niveaux de dolomie primaire et d'anhydrite. L'augmentation de volume produite par la transformation de l'anhydrite en gypse provoque une fragmentation des niveaux interstratifiés de dolomie, de la calcite se substituant ensuite au gypse. Le terme est appliqué abusivement aux dolomies caverneuses et à de fausses brèches formées par dolomitisation incomplète d'un calcaire. Syn. corgneule, carnieule, rauhwacke.
Caustobiolithe(H. POTONIE, 1910) terme désignant l'ensemble des roches combustibles fossiles charbons, hydrocarbures et schistes bitumeux.
Chaille nom donné aux concrétions siliceuses de teinte généralement claire, plus ou moins mélangées de calcaire, que l'on trouve dans les calcaires du Jurassique.
Chanel lag conglomérat intraformationnel ou lumachelle formant la base des dépôts de chenaux.
Chapeau de fer produit ferrigineux de l'altération superficielle surmontant un gîte métallifère sulfuré. C'est le résultat de l'oxydation des sulfures métalliques qui est suivie du lessivage du soufre et de la plupart des métaux et qui laisse subsister en surface des oxydes de fer hydratés. Syn. gossan.
Charbon au sens le plus général, le terme désigne les produits combustibles solides d'origine végétale (charbon de bois, charbons de terre) ou animale (noir animal, provenant de la calcination des os en vase clos), composés principalement de carbone. Pétrographiquement, les charbons sont des roches aisément combustibles (contenant plus de 50 % en poids et plus de 70 % en volume de matière carbonée) formées par compaction et induration de restes de plantes plus ou moins intensément transformées. La classification des charbons se fonde 1) sur la nature des débris végétaux, charbons humiques (dérivés de la tourbe par humification tourbe, lignite, houille, anthracite) ou charbons sapropéliques (dérivés de la putréfaction anaérobique de spores, d'algues ou de végétaux finement divisés cannel coal, boghead, torbanite); 2) sur le degré de métamorphisme qui définit le rang (angl. rank) des charbons et se traduit par un enrichissement progressif en carbone; 3) sur la teneur en matières non combustibles, responsables de la teneur en cendres des charbons.
Chert ce mot à des significations différentes d'un pays à l'autre a) aux USA, il désigne toute roche cryptocristalline massive, constituée de calcédoine fibreuse, d'opale amorphe ou de quartz microcristallin; la cassure est esquilleuse et la couleur variable (F. J. PETTIJOHN, 1975); b) en Grande-Bretagne, le mot s'applique aux concrétions, nodules et lits siliceux intercalés dans les calcaires anté-Crétacé; c) en Belgique, le mot est réservé aux accidents siliceux en milieu calcaire pour les roches paléozoïques (les silex désignant les accidents siliceux de la craie mésozoïque); d) en France, L. CAYEUX, 1929 a remplacé le terme chert par le mot silexite, mais BELLAIR et POMEROL (1968, 130) utilisent le mot chert pour désigner les accidents siliceux en milieu siliceux. Cf. roches siliceuses.
Ciment phase minérale (souvent carbonatée) précipitée après le dépôt, dans la porosité du sédiment.
Cimentation processus diagénétique de précipitation d'une phase généralement carbonatée ou siliceuse dans les pores d'une roche.
Climbing ripple stratification figure sédimentaire formée par l'empilement de rides de courant migrant avec accumulation continue de sédiments. (Franç. rides montantes).
Coal ball concrétion sphérique que l'on trouve au toit des veines de houille ou au sein de celles-ci. Ces concrétions carbonatées se sont formées avant compaction des sédiments, si bien que les débris végétaux qu'on y observe ont conservé leur structure cellulaire.
Compaction processus post-dépôt aboutissant à une réduction d'épaisseur du sédiment. On distingue la compaction mécanique par expulsion de l'eau et réorientation des grains et la compaction chimique par dissolution.
Concrétion produit de la concentration ou de la ségrégation d'un constituant minéral mineur au sein d'une roche sédimentaire. Ex. silex de la craie. - Terme général qui évoque avant tout le mode de formation alors que des termes comme nodule, rognon, géode définissent principalement la forme des produits de concrétionnement. - On classe les concrétions a) d'après la période de formation en synsédimentaire, pénécontemporaine et épigénétique; b) d'après la forme externe en nodulaire ou stratiforme; c) d'après la structure interne en nodule, sphérulite, rosette, géode, etc… d) d'après la nature chimique des concrétions siliceuse, calcaire, phosphatée, etc…
Cone-in-cone structure sédimentaire que l'on observe habituellement au sein de lits ou de concrétions calcaires intercalées dans des couches argileuses ou schisteuses. Ces structures consistent en empilements jointifs de cônes emboîtés constitués de calcite (ou de sidérite, ou de gypse) fibreuse. L'angle apical des cônes varie entre 30 et 60°, la hauteur entre 10 et 100 mm. Syn. beef (G.- B.), Tutenmergel, Nagelkalk (All.).
Conglomérite(WILLARD, 1930) conglomérat ayant atteint le même stade diagénétique qu'un quartzite.
Contourite dépôt bien lité à rides de courant des fonds océaniques provenant de la redistribution par les courants de fond, de la fraction la plus fine des matériaux accumulés au pied du talus continental par les courants de turbidité.
Convolute bedding cette structure consiste en un plissement souple accentué des lamines d'une couche sédimentaire, souvent des sables fins et silts. La liquéfaction des sédiments d'une couche hydroplastique est sans doute le facteur primordial de la formation des convolutes. Ce phénomène est fréquent dans le terme C des turbidites.
Coprolithe(W. BUCKLAND, 1824, de kopros = excrément) excrément fossilisé d'animaux, riche en phosphate de calcium.
Coquin nodule de phosphate de calcium des sables verts argileux de l'Albien des Ardennes françaises. - Ne pas confondre avec le terme anglais coquina (calcaire coquillier plus ou moins cimenté) et coquinite (calcaire coquillier compact).
Cornstone terme anglais applicable au Vieux et au Nouveau grès rouge pour désigner des concrétions calcaires enrobées dans des marnes et passant à du calcaire noduleux.
Crânière terme local (Lorraine belge) désignant une accumulation de travertin ou de tuf calcaire.
Cranière de Lahage (Lorraine belge); A vue générale du dépôt; B production actuelle de travertin.
Crescent marks figures sédimentaires formées par affouillement en amont d'un obstacle et sédimentation en aval. (Franç. figure en croissant).
Cron terme local (Lorraine belge) désignant une accumulation de travertin ou de tuf calcaire.
Cryoclastie dans les zones périglaciaires, où le gel joue un rôle important une grande partie de l'année, le couple gel-dégel constitue un processus important. L'action du gel-dégel sur les roches aboutit à un débitage en gros morceaux (roches macrogélives, type basalte) ou en petits morceaux (roches microgélives, type craie).
Cuesta des successions sédimentaires faiblement inclinées, formées d'alternances de couches tendres et de couches résistantes à l'érosion peuvent donner naissance à un relief en cuestas. La cuesta comprend un front, plus ou moins abrupt, dû à l'interruption de la couche résistante, une dépression longeant le pied de l'abrupt et creusée dans les couches tendres et un revers qui correspond à peu près au dos de la couche résistante inclinée. En avant du front, il arrive que des reliefs isolés témoignent de l'ancienne extension de la formation résistante ce sont des buttes-témoins.
Debris flow écoulement gravitaire d'une boue riche en débris (galets, blocs). Ces écoulements ont l'aspect du béton frais et se mettent en mouvement lorsque de fortes pluies ont saturé d'eau leur fraction fine.
Demoiselles coiffées figures d'érosion développées par le ruissellement dans un dépôt hétérogène (moraine). La présence d'un bloc de roche protège de l'érosion les dépôts tendres situés en-dessous de lui.
Diagenèse ensemble des processus physico-chimiques qui, dans les conditions de pression et température faibles de subsurface, sont responsables de la transformation d'un sédiment en roche sédimentaire.
Diatomite roche sédimentaire siliceuse claire, légère et poreuse, constituée presqu'exclusivement de frustules de diatomées. La diatomite a été utilisée notamment comme abrasif et comme adsorbant dans la fabrication de dynamite.
Dissolution processus diagénétique de disparition d'une phase carbonatée, sulfatée ou siliceuse, aboutissant à la création de porosité.
Doline dépression circulaire où s'infiltrent les eaux de surface dans un paysage karstique.
Dolomie(même origine que le minéral dolomite, dédiée à J.D. DOLOMIEU par H.B. de SAUSSURE, 1792) roche sédimentaire carbonatée dont la composition chimique est voisine de celle du minéral dolomite. Il existe en effet beaucoup de dolomites légèrement calcitiques (< 10 %) et de calcaires légèrement dolomitiques (< 10 %), mais très peu de roches de compositions intermédiaires. - On distingue a) des dolomites primaires (= orthodolomites), massives, caractérisées par un grain extrêmement fin (< 10m, dolomicrite, dolomie lithoïde), un fin litage, l'absence de fossiles et une association plus ou moins étroite avec des dépôts évaporitiques; b) des dolomies secondaires ou épigénétiques, provenant de la transformation métasomatique de calcaires de faciès les plus variés. Ces dolomies secondaires sont plus ou moins largement cristallines, finement cariées, mais la dolomitisation a pour effet d'oblitérer les structures primitives des calcaires. En anglais, le mot dolomite désigne à la fois le minéral et la roche, aussi SHROCK (1948) a-t-il proposé d'appeler la roche dolostone.
Dopplérite substance ayant l'aspect d'un gel, découverte en 1849 par DOPPLER dans les dépôts tourbeux de Bad Aussee en Autriche, environ 2 m au-dessous de la surface du marais. Cette substance perd 75 % d'eau par dessiccation et se transforme en une matière solide noire à fracture conchoïdale, insoluble dans l'eau, l'alcool et l'éther et dont la composition moyenne est 56,5% de C, 5,5% de H, 36% de O, 2% de N.