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Castlemaniac - Lexique médiéval
Catégorie: Histoire et Folklore > châteaux
Date & Pays: 15/05/2015, Fr Mots: 776
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Abreuvoirn. m. Petites rainures creusées dans la pierre et destinées à recevoir le mortier.
Absiden. f., lat. absida, grec hapsis Construction en forme d'hémicycle ou de polygone qui constitue, derrière le choeur, l'extrémité d'une église.
Abbén. m., lat. abbas, XIe siècle Moine élu par ses égaux à la tête d'une abbaye ou d'un monastère, selon la règle attribuée à saint Benoît de Nursie
Abéen. f., anc. fra. bee, XVe siècle Ouverture par laquelle l'eau, venant d'un bief, actionne la roue du moulin.
Abbatiatn. m., lat. abbatia, Xe siècle Charge d'abbé ou d'abbesse
Abbayen. f., dérivé du lat. abbatia, Xe siècle Etablissement ecclésiastique d'hommes ou de femmes suivant une règle de type cénobitique.
Abbatialn. f., derivé du lat. abbatia, XVe siècle Eglise d'une abbaye. adj., lat. abbatialis Qui appartient, qui à un rapport avec l'abbé, l'abbesse ou l'abbaye.
Abaqueou abac n. m., lat. abacus, grec abax, tablette 1. Tablette formant la partie supérieure du chapiteau d'une colonne. 2. Table à calcul sur laquelle les chiffres prennent une valeur en fonction de leur place par rapport à un jeton. Au moyen âge, elle est utilisé par les marchands et les écoliers.
AcreMesure agraire employée dans certaines régions de France, particulièrement le Nord-Ouest. L'acre correspondait à la surface labourée en un jour et valait en moyenne 52 ares.
AccoladeElément d'architecture, horizontale et décoratif.
AdoptianismeHérésie du christianisme tendant à considérer le Christ, fils de l'homme, comme « adopté » par Dieu.
AdoubementDu francique dubban, frapper. Cérémonie par laquelle un homme est fait ou ordonné chevalier. Le nouveau chevalier reçoit de l'adoubeur un violent coup sur la nuque du plat de l'épée.
AffranchirOn trouve le verbe vers 1190 chez le Châtelain de Coucy. Il signifie libérer un ancien esclave qui reste cependant lié à son ancien maître, ou à celui qu'il a choisi, par le droit de patronage.
AgrariumRedevance d'une part des récoltes, généralement la dixième, à l'époque mérovingienne. A ne pas confondre avec le champart ou avec le terrage. Disparaît à l'époque carolingienne.
AideUne des catégories de services dus par le vassal à son seigneur comprenand des obligations d'ordre militaire de nature fort diverse (les plus courants: ost et chevauchée, garde du château ou estage) et d'ordre écuniaire: dans un certain nombre de cas, progressivement limités à trois ou quatre à partir du XIIe siècle (chevalerie du fils aîné, mariage de la fille aînée, croisade, rançon, souvent accroissement du fief), le seigneur peut imposer à son vassal une contribution extraordinaire.
AlleutierPersonne possédant une terre en franchise de droits.
AlleuDu francique alôd. Durant le Haut Moyen Age, l'alleu désigne les biens patrimoniaux par opposition aux acquêts. Sous les Carolingiens, l'alleutier doit la dîme à l'église et l'aide militaire au souverain si celui-ci est attaqué. Ensuite (XIe-XIIIe siècle), l'alleu désigne un bien possédé en pleine propriété, le plus souvent hérité et sans seigneur, par opposition à la tenure paysanne et au fief: l'alleu ne comporte ni hommage ni services nobles ; dans celui des paysans, par opposition à tenure, l'alleu, terre indépendante de tout seigneur foncier, n'entraîne ni redevances, ni services, ni droits. Surtout répandu, à tous les niveaux, dans le Midi.
AllègePan de mur situé sous une fenêtre.
AllégoriqueQui tient de l'allégorie. L'allégorie est un récit ou une description qui, pour exprimer une idée générale ou abstraite, recourt à une représentation concrète de la réalité sous forme de personnifications. La Psychomachia le Combat de l'âme de Prudence (IVe siècle), qui fut un des ouvrages les plus lus pendant des siècles, évoque de façon allégorique les luttes qui opposent les vertus chrétiennes et les vices paiens dans l'âme humaine. Cette personnification de notions abstraites se retrouvera dans un genre littéraire très prisé au Moyen Âge qui développa une imagerie allégorique à partir du XIIIe siècle. Raoul de Houdenc par exemple sera l'auteur de la première grande allégorie narrative avec le Songe d'enfer, et appliquera l'allégorie descriptive à un sujet...
AlcôveDans une chambre, l'alcôve est un renfoncement qui reçoit un lit de parade ou de repos.
AlexandrinLe terme est tiré du Roman d'Alexandre ( XIIe siècle) qui fut écrit dans ce type de vers. L'alexandrin, vers français de douze syllabes, domina à partir de 1200 dans les chansons de geste et la poésie religieuse. Il persista jusqu'au XIVe siècle, puis disparut. C'est Pierre de Ronsard qui le remettra à l'honneur.
AlbergerLouer un bien.
AmortissementElément ornemental placé au sommet de tout axe vertical d'une élévation (pinacle, statue, etc.).
AmessementCérémonie religieuse obligatoire durant laquelle un clerc purifie la jeune mère avant les relevailles.
AmbonDans les églises anciennes, antérieures au XIIIe siècle, petite chaire surélevée, à la limite du choeur (il y en a généralement deux symétriques par rapport à son entrée et reliés par une clôture basse, le chancel) d'où l'on prêchait et lisait les Écritures.
AntrustionGuerrier domestique qui fait partie de la truste.
AnsangeSurface rectangulaire de 40 perches de long sur 4 perches de large, à raison d'une perche de 10 pieds. Estimé à un peu plus ou un peu moins de 14 ares selon les auteurs contemporains.
AntéfixeOrnement, souvent en terre cuite ou en pierre, décorant le bord des toits.
AntiphonaireLivre utilisé par le choeur pour chanter les réponses aux différentes heures de l'office divin. Ph. de Thaun orthographiait antifinier en 1119. On écrira antiphonar au début du XIVe siècle. Du latin ecclésiastique antiphonarius, de antiphona, chant alterné, emprunté au grec anti, contre, et phônê, voix.
AnnalesRécit, année par année, des principaux événements d'un royaume, surtout à l'époque carolingienne.
Anneau de salutAnneau scellé dans le mur extérieur d'une église, il suffisait de le saisir pour échapper à la justice séculière. On les voit encore aujourd'hui sur les plus anciennes.
Anneau SigillaireBague dont le chaton (généralement intaille ou matrice de métal), s'imprimant en relief sur le sceau de cire, authentifiait un acte.
AprisionA l'époque carolingienne, terre en friche qui, en Septimanie ou dans la marche d'Espagne, est donnée en bénéfice à un paysan défricheur avec prescription trentenaire.
ApanageTerre ou bien donné par le roi à ses enfants pour compenser leur exclusion à la couronne, celle-ci étant réservée à l'aîné.
AquilonNom latin (aquilo, -onis) du vent du Nord dont on trouve la première mention dans Fet des Romains (1213). Le terme finit par désigner le Nord.
ArpentUnité de mesure agraire divisée en quatre quartiers, chaque quartier se divisant en quarterons. La surface de l'arpent pouvait selon les régions varier de 30 à 60 ares. L'arpent carolingien (environ 12 ares) disparut au cours du XIIe siècle.
ArrachementPierres saillant d'un mur, témoignant d'une destruction ou d'une volonté de reprise de maçonnerie.
Arts LibérauxEnseignés par les licenciés ès arts, ils sont au nombre de sept, répartis en trivium (grammaire, rhétorique, dialectique) et en quadrivium (géométrie, arithmétique, musique et astronomie). Ils composent le cursus des études médiévales. Assimilés aux sept piliers de la demeure de la Sagesse, ou à sept ruisseaux irrigés par la Fontaine de la Sagesse, ils ont été représentés sous forme de vierges dotées chacune d'attributs spécifiques ou ont pu être personnifiés comme à la cathédrale de Chartres où l'on voit la Sagesse siéger en compagnie de Cicéron, Aristote, Euclide, Donat, Boèce, Ptolémée et Pythagore. Le droit, la médecine et la théologie sont la suite de ces études et correspondent à des licences spécifiques.
ArchichancelierChef de la chancellerie royale carolingienne, sous les ordres de l'archichapelain.
ArchichapelainChef de la chapelle royale carolingienne et principal conseiller ecclésiastique du roi.
ArchidiacreClerc assistant l'évêque, le plus souvent chargé d'une subdivision du diocèse, l'archidiaconé. A l'époque mérovingienne, très souvent chargé par l'évêque de l'administration du temporel de l'évêché.
ArchivolteMoulure, décoration supérieure sur un arc de portail ou sur une simple baie.
ArcatureSuite de petites baies libres couvertes d'un arc.
ArchePartie d'un pont formée de la voûte prenant appui sur les deux piles qui la portent.
ArchèreOuverture longue et étroite dans un mur pour tirer à l'arc ou à l'arbalète.
Archère à nicheArchère comportant une niche pour le tireur.
Arc briséArc est une courbe qui décrit une voûte ou la partie supérieure d'une baie. L'arc brisé est un arc aigu formé de deux segments de cercle se coupant suivant un certain angle.
Arc de déchargeArc incorporé dans un mur afin de soulager les parties inférieures, souvent placé au-dessus d'une baie.
Arc en plein cintreCourbure intérieure d'une voûte, d'une arcade, d'un arc , composé d'une moitié de cercle.
Arcade aveugleOuverture pratiquée sous un arc dans un mur. Elle est aveugle quand elle ne perce pas toute l'épaisseur du mur dans lequel elle est construite.
AraireDe l'ancien provencal araire, du latin aratrum, charrue. L'araire est un instrument de labour qui, à la différence de la charrue faite pour retourner la terre, rejette la terre déplacée de part et d'autre du sillon creusé. Déjà mentionné au IVe millénaire avant Jésus-Christ, il apparaîtra sous nos latitudes deux millénaires plus tard. L'araire était appelé binot dans le Nord.
ArativumPrestation de travail qui consiste à labourer un champ.
ArcMembre architectonique franchissant un espace en dessinant une ou plusieurs courbes (haut d'une baie, renfort d'une voûte...).
AssiseAssemblée de seigneurs réunie par le souverain pour juger une cause importante.
AssommoirOuverture défendant généralement une porte permettant de jeter des projectiles verticalement.
AstragaleMoulure située à la jonction du fût et du chapiteau d'une colonne.
AuneDu francique alina, avant-bras. Mesure de longueur de valeur variable utilisée surtout pour mesurer les étoffes. A Paris, une aune valait 1,188 mètre.
AveuSuit généralement l'investiture du fief : le vassal, pour éviter toute contestation ultérieure, « avoue » son fief; de même, le seigneur avoue (reconnaît) son vassal et inversement.
AvouéA l'époque carolingienne, homme très probablement libre et laïc, choisi par un établissement immuniste (Eglise) avec l'accord du roi (ou inversement), qui le représente en justice et exerce à sa place les fonctions judiciaires, militaires et fiscales qu'un ecclésiastique ne pouvait remplir. Au premier âge féodal, personnage généralement puissant qu'il est souvent difficile de rattacher à l'avoué carolingien. En effet, ce dernier était un « délégué ». À l'époque féodale, l'avoué lève des coutumes sur les terres d'Église au nom de la « protection » qu'il accorde.
AzurDu latin médiéval azzurum, emprunté à l'arabe lazaward. Le mot arabe vient du persan lâdjourd, lapis-lazuli (pierre d'un bleu intense). L'azur est la couleur du blason, représentée en gravure par des tailles horizontales.
BaculPeine infligée à un homme ayant commis une faute dans l'exercice de sa charge ou à une fille dévergondée. Comme son nom le suggère, le bacul consistait à frapper les fesses du fautif avec une pelle.
BaieOuverture fermée ou non d'une façade (arcade, fenêtre, porte).
Baies géminéesFenêtres séparées en deux par une colonne.
BaileAgent seigneurial ou princier, dans le Midi, particulièrement en Auvergne, Gascogne, Languedoc. Son équivalent septentrional est le prévôt. Ses attributions sont financières et judiciaires.
BailliDe l'ancien français baillir, administrer. À l'origine, le bailli était un agent d'administration seigneurial. Philippe Auguste en fit des agents royaux chargés d'une mission temporaire de contrôle des prévôts. À partir du milieu du XIIIe siècle, il devinrent des officiers exerçant dans une baillie des fonctions supérieures, judiciaires, financières et militaires et rétribués par gages.
BalconEtroite plate-forme à garde-corps, en surplomb devant une ou plusieurs baies. Le balcon est généralement extérieur.
BalladeDe l'ancien provencal ballada (danse, poème à danser). On trouve le terme chez Adam de la Halle dès 1260. Forme lyrique associée à la danse. C'est un petit poème de forme régulière généralement composé de trois couplets ou plus avec un refrain et un envoi contenant la dédicace au destinataire du poème. Eustache Deschamps (1346 - 1406) fut le producteur de ballades le plus fécond avec plus de 1000 compositions. Le genre fut banni par le Pléiade.
BanalitésMonopoles économiques comme les moulins, les fours ou les pressoirs exercés par les détenteurs du droit de ban.
BanneretVassal qui regroupe plusieurs hommes d'armes sous sa bannière. Il s'agit souvent d'un seigneur qui, sans être comte ou baron, bénéficie d'une position sociale et économique supérieure à celle du commun des nobles.
BanvinDroit du seigneur interdisant la vente du vin pendant une période donnée.
BaptistèreBâtiment généralement octogonal, couvert d'une coupole, qui contient la piscine baptismale. C'est le deuxième édifice d'un groupe cathédral, à l'époque mérovingienne.
BarbacaneOuvrage fortifié avancé, servant à défendre la porte d'une ville ou d'un château.
BardeauxPlanche de bois mince et allongée servant à couvrir les toitures sur le mode du recouvrement.
BaronDu latin baro. Homme, au sens « viril » du mot; vassal ou seigneur important; au pluriel, catégorie supérieure de l'aristocratie laïque, par opposition aux simples chevaliers.
Barre ou BarradeSérie de maisons accolées par le pignon.
Barri ou barryNom d'origine Arabe. Faubourg situé hors de l'enceinte d'une ville fortifiée.
BasileuxDepuis Héraclius (vers 630), l'empereur byzantin.
Basse-courCour extérieure protégée par les murailles d'un château.
BassièrePetite pièce voûtée servant d'évier et à entreposer des aliments au frais.
BassinetCasque en usage au XIIIe et XIVe siècles, formé d'une visière mobile et souvent pointue percée de trous.
BastideVille nouvelle, dans le Sud-ouest de la France, généralement créée sous l'autorité conjointe d'un propriétaire terrien et d'une puissance souveraine ou féodale.
BastilleOuvrage temporaire placé par l'assaillant lors d'un siège.
BastillonTour d'artillerie faisant saillie sur la courtine et possédant des embrasures pour armes à feu.
BastionOuvrage avancé à deux flancs et deux faces faisant saillie, placé généralement sur l'enceinte d'un château.
BaudrierBande de cuir, fermée par une plaque-boucle et une contre-plaque, qui passait de l'épaule droite à la hanche gauche et supportait l'épée.
BeffroiTour d'attaque mobile. Elle est poussée par l'assaillant contre l'enceinte d'un château. En ville, tour dans laquelle on plaçait des gardes pour surveiller la campagne et une cloche pour sonner l'alarme.
Beffroi de charpenteConstruction en charpente, placée dans la chambre des cloches à l'intérieur d'un clocher et portant les cloche.
BestiaireOn trouve le terme vers 1119 chez Ph. de Thaun. De l'adjectif latin bestiarus. Recueil de fables, de moralités mettant en action des animaux. Les sources les plus anciennes des bestiaires sont la Bible et des fables recueillies par le Physiologus, naturaliste anonyme écrivant en grec, probablement au IIe siècle. Traduites en plusieurs langues, ces fables auront un succès considérable et seront diffusées de l'Orient jusqu'en Irlande. Ces histoires fabuleuses, venant souvent de légendes antiques ou orientales et mettant en scène une véritable ménagerie de l'imaginaire inspireront les sculpteurs des cathédrales.
BezantNomisma en grec ou solidus aureus en latin. Pièce d'or émise depuis Constantin (312) par les empereurs byzantins. Taillée à 12 par livre de 321 g pèse 4,55 g. En raison de sa qualité (or pur), de sa stabilité, de la notoriété de l'empereur, devient l'espèce par excellence du commerce international. Décline (alliage, poids) à partir du XIe siècle.
BienheureuxSe dit, à l'époque mérovingienne, d'un saint (beatus) avant que l'on fasse la distinction entre bienheureux, béatifié et saint.
BillettesOrnement composé de petits tronçons de moulures régulièrement espacés et alternés. Décor fréquent sur les archivoltes des portails romans.
BlockhausBâtiment de pierre ou de bois, généralement d'un étage, muni de meurtrières et utilisé comme fort.
BliaudTunique de laine ou de soie, aux manches très courtes, et serrée à la taille par une ceinture.
BlocageMélange grossier de cailloux et de mortier remplissant l'intervalle entre les deux parements d'un mur.
BoisseauDe l'ancien français boisse, mesure de blé ; du gaulois bosta, creux de la main. Mesure variable selon les lieux, qui pouvait être ras (environ 12,8 litres pour le boisseau de Paris) ou comble (15 à 25 % de plus). Les pays anglo-saxons ont conservé l'unité de mesure sous le nom bushel (36,3 litres au Canada et en Grande-Bretagne ; 35,2 litres aux États-Unis).
BoisseléeDe boissel, forme ancienne de boisseau. Unité de surface qui correspondait à l'aire que l'on pouvait ensemencer avec un boisseau de grains.
BonnierMesure agraire valant environ 1 ha 1/3.
Borde ou borderiePetite tenure paysanne. Rare à l'époque carolingienne, créée en grand nombre au moment des défrichements (XIe-XIIIe siècle). Souvent en marge des anciens terroirs; moins étroitement liée à la seigneurie dont elle dépend.
BornePierre plantée en terre, avec des petits cailloux témoins devant et derrière, pour marquer les limites des champs.
BossageParement de pierre formant une bosse plus ou moins saillante par rapport à ses arêtes.