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Castlemaniac - Lexique médiéval
Catégorie: Histoire et Folklore > châteaux
Date & Pays: 15/05/2015, Fr Mots: 776
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ConnétableDu latin constabularius, constabulus. L'un des grands officiers d'une cour princière ou royale, ayant des fonctions d'ordre militaire; parfois, chef d'une troupe de guerriers, à pied ou àcheval,appelée constabularia.
ConsolePierre en saillie dans un mur et destinée à porter une charge, par exemple des mâchicoulis.
Contre-terrierMaison dont un des murs est adossé à une pente en protection souvent du vent du nord.
ContrefortPilier ou mur servant d'appui et de renfort à un autre mur.
ContrescarpeParoi extérieure d'un fossé de fortifications.
ContreventPanneau pivotant sur un de ses bords verticaux, servant à doubler extérieurement un châssis vitré.
CorbeauPierre, pièce de bois ou de métal, de section verticale carrée ou rectangulaire, partiellement engagée dans un mur et portant une charge par sa partie saillante.
CordelierNom familier donné aux franciscains à cause de la corde qui ceignait leurs reins.
Corps de placeBâtiment dans son entier.
CorvéeÀ l'origine les opera corrogata sont des prestations de travail personnelles d'abord sollicitées (du latin corrogare, inviter ensemble), sous forme de labour. Elles devinrent un service collectif imposé aux serfs et aux tenanciers par le seigneur afin de lui permettre d'entretenir ses domaines. Très lourdes à l'époque franque (un jour sur deux), les corvées furent progressivement réduites à quelques jours par an.
CoudercEspace privatif d'une ferme où l'on peut trouver quelques arbres fruitiers, le four ou un puits. Enclos également destiné à la libre circulation des bêtes. Considéré aussi comme pré communal, où chacun peut laisser paître son bétail.
CouleuvrineArme à feu du XVe siècle pour laquelle on avait aménagé les anciennes archères en pratiquant des ouvertures rondes pour laisser passer le fût de l'arme.
CourtineElément de muraille reliant deux bastions ou deux tours flanquant. Sorte de rideaux pendus à l'intérieur des maisons, entre des colonnes ou le long des murs.
CoustilleurCombattant armé d'une épée et d'une longue dague, auxiliaire de l'homme d'armes à cheval.
CoutumesTaxes seigneuriales. Les mauvaises coutumes sont réputées illégitimes.
CouturePartie du terroir délimitée par des chemins.
CouvertPartie en galerie avec arcades ou maison en encorbellement souvent autour d'une place.
CoyauPetit chevron prolongeant une toiture au-delà de la partie extérieure du mur, relevant la bordure du toit et destiné à éloigner du mur l'écoulement des eaux de pluie.
CroiséeBaie à croisée de pierre.
Croix de cheminCroix monumentale érigée en bordure d'une voie ou à un carrefour.
CrypteChapelle, généralement souterraine, d'une église, où l'on plaçait le corps ou les reliques des martyrs, des saints.
CrénelageEnsemble de créneaux.
CroisadeLes croisades furent des expéditions militaires visant à la délivrance de la Terre sainte et du tombeau du Christ à Jérusalem.
Crédence de justiceBuffet à tablettes populairement associé au droit de justice (pour conserver des documents et livres).
CréneauPartie creuse d'un rempart.
CrapaudinePierre évidée dans la maçonnerie d'une porte et permettant à un vantail de pivoter.
Cul de fourVoûte formée d'une demi-coupole ou quart de sphère.
CulotSert à supporter une base de colonne la retombée d'un arc ou les nervures d'une voûte.
CursiveÉcriture tracée rapidement, sans lever la main.
DesquamationAltération superficielle de la pierre.
DescortForme lyrique utilisée du XIIe au XIVe siècles. Il s'agit généralement d'un poème d'amour destiné à être mis en musique. Il se compose d'une série de strophes inégales et rimées.
DefensDu latin defensum, defensia. Inaccessibilité; lieu défendu ou protégé par voie d'autorité.
DistiqueDu grec distikhon, neutre de distikhos, à deux rangées. Réunion de deux vers, généralement un hexamètre et un pentamètre, unis par la rime et formant unité de sens.
DitiéLe terme dit désigne d'abord au Moyen Âge le contenu d'un poème, par opposition à la mélodie. Il désignera ensuite le poème lui-même (le ditié ou dictié) et s'apparentera au conte et au fabliau.
DiplômeActe solennel, charte émanée du roi (précepte ou jugement), confirmant ou concédant des droits à un individu ou à une personne morale. Jugement royal.
DiocèseAu Bas-Empire, groupe de provinces dirigé par un vicaire. Dans l'Église médiévale, ressort de l'évêque qui coïncide avec la cité.
DialectiqueOn trouve le terme sous son sens actuel dès le XIIe siècle. Formé sur le latin dialectica, lui même emprunté au grec dialektiké, discussion. Partie du trivium, la dialectique est l'art de raisonner qui fut développé dans les universités au XIIIe siècle.
DoyenChef d'un collège de chanoines ou d'une communauté rurale.
Donjon coquilleDonjon découvert en forme de courtine, en général placé au sommet d'un monticule.
DouaireDonation du mari à sa future épouse. Gain « de survie », en cas de prédécès du mari.
DouveFossé profond rempli d'eau ou sec entourant un château ou un manoir.
DomesticusIntendant du domaine mérovingien, agent royal chargé d'administrer les domaines royaux.
DonjonTour principale d'un château fort, souvent autonome avec des défenses propres.
Donjon à motteAncien type de château dans lequel un donjon s'élève au sommet d'un monticule de terre avec d'autres bâtiments à l'intérieur et à l'extérieur des bailles, le tout étant protégé par une palissade ou un mur.
DolTerme de droit désignant la fraude dans une transaction.
DolmenChambre sépulcrale de plan massé, formée par une ou plusieurs tables portées par des orthostates.
DromonNavire de guerre à rames utilisé dans l'Empire Byzantin.
DucÀ l'origine chef militaire. A l'époque mérovingienne, la fonction ducale est personnelle et militaire. Elle se territorialise par la suite.
DuchéEn Lombardie, l'une des divisions du royaume correspondant à un groupe plus ou moins important de cités.
DyptiqueÀ l'origine, tablettes à écrire en bois ou en ivoire à deux volets, dont les faces intérieures étaient revêtues d'une mince couche de cire. Par la suite, les hauts dignitaires romains prirent l'habitude de faire finement sculpter l'ivoire de leurs faces extérieures afin de les échanger, avec des messages de congratulation, lors des grandes étapes de leur carrière politique et administrative. Les grands personnages de l'Église prirent également l'habitude de les utiliser, les diptyques étant alors décorés de sujets à caractère religieux.
EcarlateDu latin médiéval scarlatum, altération du persan saquirlat. Désigne un colorant rouge obtenu à partir d'oeufs de cochenille, ou de brasil, bois importé. Le terme emprunté à l'arabe désignait également un drap fin (d'abord bleu, puis rouge) qui aurait eu des vertus médicinales.
EchansonDu francique Skankjo, donner à boire. Officier, qui sous l'autorité du grand échanson, était chargé de donner à boire au roi et à quelques grands personnages. La fonction fut supprimée à la Révolution et réapparut sous la Restauration.
EchauguetteDu francique skarwahta, de skâra, troupe, et wahta, guet. Guérite pour le guet placée généralement en encorbellement sur la muraille ou contre une tour.
EchevinDu francique skapin, juge. À l'époque carolingienne, assesseur en justice du comte. Ensuite magistrat chargé d'administrer en corps une commune ou une ville dotée de franchises. Choisi par élection (des bourgeois de la ville), cooptation (des échevins sortis de charge) ou désigné.
EchiffeSuperstructure en bois sur un rempart, similaire à une hourd.
EchoiteUne terre tombe généralement en échoite quand celui qui en hérite, dépendant ou serf, ne peut payer la taxe successorale. Cet héritier peut travailler cette terre mais tous les fruits en vont au seigneur jusqu'à concurrence du montant de la taxe.
EcoleDu latin schola. Il existait aux XIe et XIIe siècles plusieurs types d'écoles: monastiques, épiscopales, urbaines, voir, exceptionnellement, paroissiales. Au XIIIe siècle, certaines se transformèrent en universités, ou en studia generalia, centres d'enseignement supérieur décernant des titres valables partout et dont la valeur générale était confirmée par l'approbation des autorités à caractère universel, comme le pape et l'empereur. Le mot Université désigna d'abord les associations des maîtres et des étudiants formées dans certains de ces studia, puis les studia eux-mêmes.
EcrouelleTerme que l'on trouve dès 1265 chez Jean de Meung sous la forme escroelles. Du latin populaire scrofelloe, du latin scrofulae, de scrofa, truie, animal considéré comme étant très sale. Selon la tradition, les rois de France possédaient le pouvoir de guérir les malades atteints d'écrouelles (synonyme: scrofule). En les touchant, ils faisaient le signe de la croix sur leur visage et prononçaient une formule. Cet usage qui existait aussi en Angleterre se perpétua jusqu'à la fin de l'ancien Régime et fut remis à l'honneur par Charles X le jour de son sacre en 1825.
EcuBouclier. Partie fondamentale du blason. Nom de la pièce d'or portant un écu (armorié) sur l'une de ses faces (le denier d'or à l'écu de saint Louis en est la première en date, 1266).
EcuyerDu bas latin scutarius, celui qui porte l'écu; de scutum, écu, bouclier. Le titre fut porté par les jeunes nobles aspirant à la chevalerie, qui apprenaient le métier des armes auprès d'un chevalier qu'ils servaient et dont ils portaient l'écu. Les simples nobles et les annoblis portèrent également ce titre inférieur de la hiérarchie nobiliaire.
EgliseBâtiment consacré au culte chrétien où l'on célèbre la messe.
EmirChef musulman (prince, général, gouverneur, officier), dignité importante mais inférieure à celle de calife.
EmpereurA l'origine, général vainqueur salué à ce titre par les soldats de ses légions. Puis, titre et même nom commun du chef de l'État romain, considéré comme perpétuellement victorieux. Au IVe siècle, apparaissent deux empereurs romains. En 476, disparaît celui d'Occident. De 476 à 800, il n'y a qu'un empereur romain, celui de Byzance. L'événement de l'an 800 sera interprété comme une résurrection de l'Empire romain. Après 962, en Occident, désigne le chef du Saint Empire; le roi de Germanie est candidat à l'Empire, mais ne porte le titre qu'après couronnement à Rome par le pape (ou son délégué).
EmphytéoseBail de longue durée.
EnceinteLigne extérieure des murs de clôture d'un site ou château fortifié.
EncorbellementÉlément en saillie sur un mur et supporté par des poutres, des corbeaux ou des consoles.
EnfeuNiche aménagée dans les parois intérieures ou extérieures de l'église pour abriter un tombeau ou un sarcophage.
EngoulantExtrémité sculptée en forme de gueule.
EnluminureDessin aux couleurs vives illustrant un manuscrit.
Ensemble castralEnsemble constitué par plusieurs châteaux à fonction défensive ou résidentielle.
EpopéeDu grec epopoiia, de epos, épopée, et poieîn, faire. Il s'agit d'un long poème où se mêlent le merveilleux et le vrai, la légende et l'histoire qui célèbrent un héros ou un fait remarquable.
Epi de faîtageOrnement de forme pointue au sommet du toit , en céramique ou en métal.
EpiqueDu latin epicus, emprunté au grec epikos, de epos, épopée. Se dit de ce qui est propre à l'épopée: un poème, un style épique.
ErémitismeForme de vie religieuse prônant la solitude.
Escalier en visEscalier tournant autour d'un axe plein. Il était de coutume de trouver en architecture militaire des escaliers tournant vers la droite, les assaillant (souvent droitiers) ne pouvant dès lors plus utiliser leur épée de la meilleure manière en montant à l'assaut des assiégés.
EscarpeCôté du fossé supportant le rempart.
EschatocoleMention de la date (temps, lieu) de l'appréciation et parfois des signes de validation, généralement à la fin d'un acte.
EschatologieAttitude spirituelle qu'oriente la réflexion sur les fins dernières de l'homme, fins individuelles, et surtout collectives. Va souvent de pair au Moyen Age avec l'attente soit de la fin du monde soit plutôt d'un bouleversement profond, d'ordre spirituel et matériel, de l'humanité.
EssandolesTuiles de bois fréquemment utilisées en Dauphiné au Moyen-Age.
EssartDu bas latin exartum, participe passé du latin populaire exsarire, défricher. Terre défrichée et prête à être mise en culture.
EstageDu bas latin staticum, du latin classique stare, se tenir. Par le droit d'estage, le seigneur pouvait imposer à ses vassaux des périodes de garnison au château seigneurial.
EsterlinDu latin médiéval esterlingus. Connu depuis le XIIe siècle en Ecosse, l'esterlin (dit également denier sterling) apparut au XIIIe siècle en Angleterre et ensuite dans divers pays de l'Europe du nord.
EstocPointe d'une arme blanche.
EucharistieCommunion au corps et au sang du Christ, sous forme de pain et de vin consacrés au cours de la messe. Avec le baptême et la pénitence, l'eucharistie constitue l'un des trois sacrements primitifs.
EulogiesSorte de pain bénit que des évêques ou des prêtres se transmettaient en signe de bienveillance et de communion spirituelle à l'époque mérovingienne.
EvictionTerme de droit romain, désignant une dépossession que l'on subit, en vertu d'une sentence, d'une chose que l'on a acquise de bonne foi.
EvêqueÉtymologiquement: celui qui surveille (episcopos). Le seul à posséder le sacerdoce dans sa plénitude. Chef religieux du diocèse, qui le dirige administrativement et disciplinairement ; il ordonne les prêtres, est responsable de toute la vie religieuse de son diocèse. Celui qui siège dans la métropole, chef-lieu de la province ecclésiastqiue regroupant plusieurs évêchés, est dit métropolitain, archevêque à partir de l'époque carolingienne ; il confirme et consacre ses évêques suffragants.
EvangilesPrimitivement, remise d'impôt, c'est-à-dire la bonne nouvelle par excellence. Pour les chrétiens, la bonne nouvelle du salut apporté par le Christ. L'annonce en est contenue dans les quatre Livres écrits entre 51 et 90 par Marc, Mathieu, Luc et Jean.
ExemptionPrivilège libérant un monastère ou un ordre monastique de la juridiction de l'évêque.
ExposéDans un acte, précède le dispositif et expose les circonstances qui ont précédé ou motivé cet acte.
ExcommunicationFait, pour un chrétien, de se mettre hors de la communion des fidèles. Par extension, sentence prononcée par un évêque ou par le pape constatant qu'un fidèle est sorti de l'Église soit par des actes contraires à la morale chrétienne, soit en soutenant des doctrines hérétiques, soit en refusant obéissance à la hiérarchie ecclésiastique. En conséquence, l'excommunié ne peut plus participer à la vie sacramentelle et liturgique de l'Église.
ExèdreChambre ornée de sièges souvent en saillie et arrondis à l'extérieur, ancêtre de l'abside.
ExégèseInterprétation doctrinale d'un ensemble de textes sacrés.
ExarqueHaut fonctionnaire byzantin créé par l'empereur Maurice en 584 pour diriger avec des pouvoirs militaires et civils, depuis Ravenne, les possessions byzantines d'Italie ou, depuis Carthage, celles d'Afrique.
FaudesteuilDu germanique faldestoel. Siège pliant en forme de X qui pouvait être en bois, en bronze ou en fer.
Fausse BraieEnceinte qui entoure tout ou une partie de l'enceinte principale du château, aménagée au niveau de l'escarpe afin de surélever celle-ci et de protéger la base des murailles principales contre les projectiles et contre la pose directe d'échelles par l'assaillant.
Faucre(Fautre - Faultre)Crochet fixé sur l'armure qui servait à maintenir la lance du cavalier.
FaubourgDu latin foris burgus. Bourg qui s'est bâti à l'extérieur de l'enceinte d'un autre bourg ou d'une ville ou d'un château. Souvent peuplé, à ses débuts, de marchands d'origine lointaine, mais aussi d'immigrants du voisinage. Petit à petit s'entoure de murailles et s'intègre à la ville ancienne.
FatrasieGenre poétique du XIIIe siècle, dérivant de la rêverie. La fatrasie est de forme rigoureuse (six vers de cinq syllabes; rimes aabaab, suivis de cinq vers de sept syllabes; rimes babab, soit un onzain), mais son contenu est irrationnel. Les phrases grammaticalement correctes n'ont pas de sens réel, l'auteur s'y abandonne au pur plaisir des mots. Toute une école arrageoise s'illustra dans ce type de composition comme en témoigne un recueil d'auteur inconnu, dénommé Fatrasies d'Arras, conservé à l'Arsenal.
FarcePièce de théâtre bouffonne. Le terme qui désignait au XIIIe siècle le hachis, prit son sens figuré de comédie au siècle suivant. La comédie était introduite dans un mystère comme la farce dans une volaille.