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Castlemaniac - Lexique médiéval
Catégorie: Histoire et Folklore > châteaux
Date & Pays: 15/05/2015, Fr Mots: 776
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NovaleTerre récemment mise en culture (et taxe la frappant: dîme novale).
NumismonNom grec du sou d'or qui reste l'unité monétaire byzantine et constitue l'unité monétaire internationale du Haut Moyen Age.
ObservanceMise en pratique d'une prescription religieuse. Manière propre à une communauté religieuse d'interpréter la Règle qu'elle suit (étroite observance, primitive observance). La communauté ou l'ensemble des communautés qui adoptent la même interprétation de la Règle.
OboleDu latin obolus, du grec obolos. Pièce valant un demi-denier, qui prit le nom de maille à partir de Saint-Louis.
OculusPetite ouverture de forme circulaire ou proche du cercle, munie ou non d'un panneau vitré.
OecuméniqueUniversel, c'est-à-dire, pour un concile, réunissant les prélats, au moins évêques, de toute la Chrétienté ou leurs représentants.
OfficialitéSiège et ressort de l'official, clerc exerçant par délégation les pouvoirs judiciaires de l'évêque.
OgiveArc allant d'un point d'appui à un autre en passant par la clef de voûte.
OncialeÉcriture dérivée de la capitale romaine.
Opus QuadratumTechnique du maçon qui consiste à faire alterner des pierres carrées ou rectangulaires en édifiant un mur.
OppidumMot gaulois désignant un plateau facilement fortifiable. L'oppidum a très souvent été le point de départ d'une ville.
OrdonnanceConstitution royale fixant des procédures de règlement et qui a force de loi.
OrEn héraldique, émail de couleur jaune ou, plus rarement, doré.
OrdinationRite qui confère les différents ordres par imposition des mains avec une formule propre à chaque ordre.
OstDu latin hostis, exercitus. Armée. Grande expédition militaire ayant un but général: aller contre l'ennemi. Service militaire dû au roi, puis au seigneur. A l'époque féodale, peut prendre la forme d'un service bref, appelé chevauchée. Aux temps féodaux, le service d'ost, devenu l'une des principales obligations vassaliques, est variable selon les coutumes. Il était généralement limité à 40 jours par an.
OutrepasséSe dit d'un arc en fer à cheval dont l'arc de cercle outrepasse le diamètre des deux côtés, en général d'une valeur du tiers de rayon.
Patronage(droit de). Possibilité de présenter à l'évêque, pour qu'il l'ordonne, le desservant d'une église.
PattéeAux extrémités élargies (le motif de la croix pattée a souvent été confondu avec celui de la croix de Malte).
PavementAire de pierres, de briques, de carreaux en céramique posés sur une couche de support.
PatricienMot utilisé par les historiens pour désigner dans les villes le groupe des citoyens auquel leur richesse (souvent d'origine mercantile), leur origine ou leurs alliances (les patriciens ne sont pas tous nobles, tous les nobles ne sont pas des patriciens) donnent une autorité particulière. Maître des institutions communales, voient se dresser contre eux, au XIIIe siècle, le groupe des nouveaux enrichis (Métiers).
PasnagePâturage des porcs. Droit perçu à cette occasion.
PatènePetit plat servant à recueillir les hosties lors de la célébration de la messe.
PatriarcheTitre porté par les évêques des principaux sièges de la Chrétienté à partir du concile de Chalcédoine (451).
PatriceAu Bas-Empire, la plus haute dignité toujours accordée au généralissime des armées romaines. Comme celui-ci était souvent un Barbare au Ve siècle, le titre est passé à certains très hauts postes des royaumes burgonde et franc. Il fut relevé par la Papauté qui attribua le titre de « patrice des Romains » aux premiers Carolingiens.
Pariage ou paréageDu latin paragium. Association entre deux seigneurs, le plus souvent, un seigneur laïque et un seigneur ecclésiastique; partage des revenus, ou revenus, résultant de cette association.
ParoisseCirconscription ecclésiastique urbaine ou rurale dirigée par un curé. Subdivision de l'évêché et communauté de fidèles d'un saint patron. L'église paroissiale, desservie par un prêtre, a des fonts baptismaux, un cimetière et perçoit les dîmes et oblations.
ParsionContrat agraire portant sur le bétail.
PansièrePartie de l'armure qui recouvre le ventre et la poitrine. Elle remplace le haubert de mailles qui est devenu une protection insuffisante. Fait d'une ou plusieurs plaques d'acier, elle est réunie à la dossière par des charnières ou des courroies.
ParapetSimple mur souvent crénelé protégeant les emplacements de tir à ciel ouvert au sommet d'une enceinte, d'une tour, d'un rempart ou sur un chemin-couvert.
ParementFace visible du mur fait de pierres de tailles.
PanageDu latin médiéval pastinaticum, du latin classique pastio, pâturage. Autorisation donnée aux éleveurs de porcs de faire paître leurs animaux dans les forêts et dans les bois communaux.
Panetierofficier, initialement chargé de la garde du pain, servant au sein de la maison du roi ou d'un prince.
Pans de boisEnsemble des pièces de charpente assemblées dans un même plan vertical. Plus particulièrement, mur en charpente hourdé de brique, torchis, plâtre, etc. appelé hourdis.
PalissadeClôture défensive, originellement composée de poteaux de bois.
PalliumBande de laine blanche ornée de croix noires envoyée à l'archevêque par le pape, symbole de l'unité de la hiérarchie catholique et des pouvoirs de juridiction spéciaux accordés à l'archevêque.
PalfrenierEsclave ou valet qui nourrit et panse les chevaux.
PalfroiDu bas-latin paraveredus. On trouve le terme dans la Chanson de Roland sous la forme palefreid. Le palefroi est un cheval de parade, de marche, par opposition au destrier, cheval de combat.
PaïenÉtymologiquement: l'habitant du pagus, car les gens des campagnes furent les derniers à se convertir au christianisme. Désigne l'adepte des cultes polythéistes des anciennes religions romaine ou germanique.
PaissonDu latin pastio, -onis, de pascere, paître. Pratique de pâturage du bétail dans les bois, en application du droit de panage.
PalEn héraldique, se dit de la pièce verticale d'un blason.
PalaisCe terme évoque d'abord une construction architecturale réservée à un haut personnage. C'est étymologiquement la demeure de l'empereur sur le Palatin. Par extension, toute demeure impériale ou royale. A l'époque carolingienne, résidence et entourage du souverain. Durant le Haut Moyen Age, on entend aussi par «palais» l'ensemble des domestiques et des conseillers du roi, le personnel de la chancellerie ainsi que les grands personnages qui sont les auxiliaires naturels du roi.
PechColline isolée.
PendentifTriangle de maçonnerie entre les grands arcs qui soutiennent une coupole.
PentureBande de métal fixée à plat sur le vantail d'une porte, sur un volet, de manière à l'articuler sur le gond.
PercheMesure agraire de superficie variable en fonction du nombre de pieds carrés qui la composaient. La perche de Paris valait 34,19 m² (324 pieds carrés), la perche commune 42,21 m² (400 pieds carrés), la perche des Eaux et Forêts 51,07 m² (484 pieds carrés).
PerronEscalier extérieur de quelques marches se terminant par une plate-forme sur laquelle donne une porte d'entrée.
PhalangeUnité militaire chez les Macédoniens. Employé comme synonyme de légion ou de formation militaire.
PhilosopheDans l'enseignement supérieur romain, le philosophe occupe le dernier stade; c'est celui qui réfléchit sur les causes et les principes fondamentaux. Durant le Haut Moyen Age, le mot ne désigne plus que quelqu'un de savant.
PhrygiumBonnet phrygien du pape.
PiedMesure de longueur romaine qui vaut exactement 0,294218 m. 5 pieds = 1 pas.
Piédroit ou Pied-droitMontant vertical sur lequel retombent les voussures d'une arcade, d'une voûte.
PiétaTableau ou sculpture représentant une vierge de pitié.
PieveEglise pourvue d'un baptistère.
Pignon à redentsPignon orné de découpures en forme de dents, formant comme les marches d'escalier.
PilastreMembre vertical formé par une faible saillie d'un mur, en général muni d'une base et d'un chapiteau similaires à ceux de la colonne.
PilierSupport isolé, élevé pour recevoir une charge.
PinacleAmortissement élancé se terminant en forme de cône ou de pyramide effilés et qui se place notamment au sommet d'une culée, dans l'architecture gothique.
PiscineDans le baptistère, bassin rempli d'eau dans lequel on descendait par des marches. Au fond, l'eau arrivait à la poitrine. L'officiant, pour baptiser le catéchumène, lui enfonçait la tête dans l'eau et la ressortait.
PlaidDu latin placitum, conforme à la volonté. Le nom désignait à l'époque franque un conseil réuni autour du souverain, un tribunal royal et les jugements formulés par ces juridictions. Le terme s'appliqua progressivement à des assemblées judiciaires présidées par des ducs, des comtes ou de simples seigneurs du ban.
PlantaireCatalogue symbolique de plantes.
PleigeCaution, garantie. Garant.
PlessisEnclos fortifié.
PodestatMagistrat au mandat de courte durée (6 mois à 2 ans) mais auquel les pouvoirs exécutifs et judiciaires assurent la prééminence au sein de la cité.
PoivrièreToiture pointue et échancrée sur une tourelle de plan circulaire. La tourelle peut-elle aussi porter ce nom.
PolylobéConstitué de plusieurs arcs de cercle.
Pont à becsPont ayant des piles en pointes vers l'amont afin de permettre d'atténuer la force des eaux de la rivière.
Pont dormantPont ne pouvant pas se relever.
Pont levisPont mobile se levant pour empêcher le passage aux portes charretière et piétonne, des personnes non désirées ou ennemis.
PontifeFonction la plus élevée dans la religion romaine. Abandonnée par l'empereur Gratien à la fin du IVe siècle. Désigne ensuite soit le pape, soit un évêque.
PoplyptyqueInventaire de domaines à l'époque carolingienne. Document écrit contenant l'inventaire détaillé des possessions foncières d'un grand propriétaire, décrivant les composantes de chaque domaine (terre de réserve, tenures paysannes), donnant les noms des tenanciers et leurs charges dues.
PopoloDésigne: 1 - Les non patriciens. 2 - Parmi ceux-ci l'ensemble des métiers (XIIIe siècle). 3 - L'organisation politique de ces métiers une fois parvenus au pouvoir (gouvernement du popolo). Aux sens 1 et 2, suivant la richesse et l'importance sociale, on distingue le popolo grasso (gras), le popolo medio (moyen), le popolo minuto (petit). Le popolo grasso contrôle presque constamment le pouvoir.
PorchePièce ou galerie devant l'entrée d'un bâtiment, formant habituellement avant-corps bas, devant la façade du bâtiment qu'il commande, il est souvent hors oeuvre.
PortageDu latin portagium, portaticus. Péage établi aux portes d'une ville; droit de port.
PortailPorte principale de grande largeur, parfois de caractère monumental.
PorteBaie de communication fermée par un vantail ou des vantaux.
Porte charretièreLarge porte permettent le passage de charrettes et autres véhicules à roues.
Porte piétonnePorte ne laissant passer qu'un homme
PortiqueGalerie couverte dont le toit est soutenu par des colonnes.
PoternePetite porte dérobée, ouverte dans les endroits les moins apparents et les moins exposés, notamment dans les fossés, qui servait à fuir ou à faire entrer des renforts à l'insu des assiégeants.
PoulaineDe l'ancien français Polain, Polonais. Chaussure d'origine polonaise munie d'une pointe pouvant dépasser vingt centimètres. Introduite en France vers le milieu du XIVe siècle. La mode de la poulaine interdite en France par l'Eglise et la royauté, perdura jusqu'à la fin du XVe siècle.
PourpreCouleur rouge foncée obtenue à partir d'un coquillage, le murex. Elle était exclusivement réservée à l'empereur. Sa fabrication était un monopole d'État.
ProphétesseÉtymologiquement: celui ou celle qui parle pour. Durant le Haut Moyen Age, le prophète ou la prophétesse est considéré, à tort, comme celui ou celle qui annonce l'avenir.
ProtocoleCadre formel d'un acte, relativement fixe au sein d'une même chancellerie.
PrieurDignitaire d'un chapitre ou d'un monastère; chefs de monastères subordonnés dits prieurés (les prieurs n'ont pas toutes les prérogatives de l'abbé). Dans certaines villes italiennes, principaux responsables du pouvoir exécutif, choisis parmi les Métiers (arts); fin XIIIe siècle.
Principauté territorialePar cette expression moderne, on désigne une région assez vaste, partie d'un empire ou d'un royaume, gouvernée par un personnage y exerçant de façon pratiquement indépendante l'ensemble des droits régaliens (duché, comté, évêché...).
ProcurationDroit de réquisitionner ce qui est nécessaire à un fonctionnaire public en mission.
ProcureurEn principe, représentant du roi en justice; puis représentant de quiconque a obtenu du roi (en payant une taxe) l'autorisation de plaider par procureur.
PrélatDignitaire ecclésiastique.
PrésagesSignes interprétés dans le paganisme comme une annonce de l'avenir.
PrêtreClerc qui a reçu le sacrement de l'ordre.
PrévôtDu latin praepositus. Officier public ayant des fonctions judiciaires ou policières; agent domanial; chanoine administrant la mense capitulaire, parfois chef d'un chapitre de chanoines; dans certains monastères, moine occupant la deuxième place, après l'abbé.
PrécepteActe gracieux (don, concession) ou administratif à l'époque mérovingienne. Puis diplôme solennel donnant force exécutoire à un acte gracieux ou administratif, à l'époque carolingienne. Charte émanant de l'autorité royale ou prise au nom du roi sur un point concret (établissement d'un privilège, confirmation d'un droit, etc.).
Préfet du prétoireFonctionnaire du Bas-Empire au sommet de l'administration locale. En Occident, il y en a trois : en Gaule, Illyricum et Italie. Ce poste fut maintenu en Italie au VIe siècle par Théodoric et Justinien.
PrébendePart des revenus d'une mense capitulaire affectée à un chanoine.
PrécaireConcession d'une terre en usufruit à vie, moyennant un cens modique. Le precarium romain est un contrat qui consiste à faire une avance quelconque révocable à tout moment. La precaria de l'époque mérovingienne en est issue: le demandeur adresse au concédant une requête consignée dans une charte. Celui-ci scelle l'accord par un autre acte en donnant la jouissance d'une terre, par exemple, pour un temps renouvelable ou à vie. La précaire était alors une tenure grevée d'un cens récognitif. A partir de Charlemagne, les concessions de terres ecclésiastiques aux vassaux royaux sont appelées précaires au nom du roi pour les distinguer des autres précaires. Tenir en précaire une propriété signifie gérer une propriété concédée en général par un (grand) propriétaire moye...
PuînéUn enfant né après un de ses frères ou une de ses soeurs.
PuitTrou creusé dans la terre pour atteindre la nappe d'eau souterraine. La margelle est une pierre percée ou une assise de pierre qui marque l'orifice du puits et forme le chaperon d'un petit mur à hauteur d'appui, le mur de margelle.
Questeur(du sacré palais). Sorte de ministre, au Bas-Empire, qui assiste au conseil impérial et s'occupe de toutes les questions intérieures. A ne pas confondre avec le simple questeur.
QuintaineMannequin monté sur un pivot et armé d'un bâton, qui, lorsqu'on le frappait maladroitement avec la lance, tournait et assenait un coups sur le dos de celui qui l'avait frappé.
RacouplerRendre cocu par représaille.