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Castlemaniac - Lexique médiéval
Catégorie: Histoire et Folklore > châteaux
Date & Pays: 15/05/2015, Fr Mots: 776
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LatrinesLieux d'aisances. Les toilettes de l'époque.
LauzePierre travaillée pour être utilisée comme dalle ou tuile.
LatrinesL'ancêtre de nos WC, le plus souvent construit en encorbellement sur un rempart ou une tour.
LambourdePièce recevant les bouts des solives, placée parallèlement contre certaines poutres sur lesquelles elle est fixée.
LanceUnité de combat constituée d'un homme en armes à cheval, de son page, d'un coustilleur et deux ou trois archers.
LanternonPetite construction de plan centré et de forme élancée, percée de fenêtres et placée au faîte d'un toit.
LaïcTout individu qui fait partie du peuple des fidèles et n'est pas clerc.
LeydeTaxe en nature ou en argent levée aux foires et marchés sur les grains et autres denrées apportées pour la vente.
LegatioMission et étendue territoriale sur laquelle s'exerce cette mission, pour un envoyé du souverain carolingien dit: missus dominicus.
LeudeHomme de haut rang, aristocrate barbare qui sert le roi et lui est lié par serment. Possède d'importants biens fonciers ou autres.
LectionnaireDu latin médiéval lectionarium. Livre qui réunit les textes de la Bible ou des Pères qui doivent être lus à la messe et à l'office.
LecteurUn des ordres mineurs. Le lecteur s'occupe des lectures et des chants dans les offices. Peut être ordonné à dix ou douze ans. A dix-huit ou vingt ans, le lecteur opte entre la vie séculière et la vie ecclésiastique.
LivreMesure de poids. La livre romaine (327 g) a été renforcée sous Charlemagne (435 ou 491 g) et aboutit, en France, à la livre de 489 g. L'unité monétaire de ce nom en dérive directement: dans un lingot d'une livre poids, Charlemagne faisait tailler 240 pièces d'un denier: d'où l'équivalence une livre = 240 deniers = 20 sous. La livre est divisée en douze onces.
LimesLigne de fortifications suivant la frontière de l'Empire romain (en Germanie par exemple).
LinteauPierre disposée à l'horizontale au-dessus d'une baie.
LiturgieEn grec, service public. Fonction cultuelle publique englobant l'ensemble de la prière de l'Église et les célébrations sacramentelles. La liturgie de l'Église d'Occident peut varier selon les royaumes barbares: wisigothique, gallicane, etc., ou se reformer sur un type unique comme pour la liturgie carolingienne imitant la liturgie romaine.
LigeDu latin ligius, de l'allemand ledig, non entravé. Forme d'hommage préférentiel, l'emportant sur l'hommage simple ou plan.
LignageGroupe rassemblant les descendants d'un même ancêtre. Au Moyen Age, s'organise autour de la transmission directe d'un honneur familial.
LimeOutil d'acier aux aspérités régulièrement disposées qui permet de dégrossir et de polir.
LiernesSur une voûte à croisée d'ogives, nervure secondaire qui part de la clef en soulignant le faîte de la voûte ou le voûtain.
LieueDu latin leuca. La lieue gauloise est utilisée durant tout l'Empire romain et, après, au nord de Lyon. Elle vaut 2.222 mètres. Ne pas la confondre avec la lieue germanique, la rasta, qui vaut un peu plus de quatre kilomètres.
LibreJuridiquement, ne dépend pas d'un maître: doit, à l'époque franque, le service militaire, l'assistance au mallus, etc.
LicePalissade de bois entourant les châteaux ou les sites fortifiés.
LideDescendant de demi-libres barbares ou d'affranchis. La classe des lides est probablement résiduelle à l'époque carolingienne.
LogicienMaître des arts qui, à propos de la dialectique, pratique la logique, art de raisonner.
LogisBâtiment principal d'une résidence seigneuriale dans les châteaux.
Logis porche ou châteletBâtiment d'entrée d'un château ou d'un manoir servant souvent d'habitation.
LombardHabitant de la Lombardie. Italien domicilié en France et y faisant commerce de l'argent; usurier.
LuminaireDans le Haut Moyen Age, huile d'olive nécessaire pour l'éclairage et la célébration du culte dans les sanctuaires.
MartyriumTombe d'un martyr ou d'un saint dans un sanctuaire. Par extension, nom donné à l'édicule, la chapelle ou la crypte contenant ce tombeau.
MascaronMasque sculpté de fantaisie pouvant décorer la clef de l'arc ou de la plate-bande d'une baie, l'orifice d'une fontaine, etc.
Marque de TâcheronSigne gravé sur la pierre par le tailleur de pierre, il s'agit de la signature du travail réalisé par le tailleur.
MartyrEn grec: témoin. Dans l'Église, le martyr est celui qui a poussé le témoignage en faveur du Christ jusqu'à subir la mort pour lui. Le martyre est la première voie de sainteté reconnue par l'Église; les martyrs ont donné lieu à un culte très important durant le Haut Moyen Age.
Manteau de cheminéeConstruction formée de deux piédroits, d'un couvrement et éventuellement d'un couronnement, renfermant le foyer et faisant avant-corps.
MarcheÀ l'époque carolingienne, vaste circonscription territoriale destinée à protéger une frontière. Dirigée par un marquis.
MaréchalDu latin marescalcus. Valet ou officier d'écurie; l'un des grands officiers d'une cour princière ou royale, ayant des fonctions d'ordre militaire.
Margrave ou MarquisDu latin marchio. Personnage de rang comtal placé à la tête d'une région frontière ou marche.
MarguillierDu latin matricularius, garde-rôle. Le marguillier avait, dans chaque paroisse, la charge du registre où étaient inscrits les pauvres secourus pour l'Église.
MallTribunal public.
ManantDe l'ancien français maneir, demeurer, du latin manere. Désignait un paysan, un vilain ou un habitant d'un village par opposition à l'habitant d'un bourg.
MandragoreDu latin mandragora; du grec mandragoras. La mandragore, herbe à la grosse racine charnue, peut évoquer un corps humain. Cette forme a probablement contribué aux traditions rabbiniques qui prétendaient que la mandragore avait poussé au paradis terrestre. Les Grecs et les Romains l'utilisaient en philtres sensés faire naître l'amour, guérir la stérilité et multiplier l'argent. Cette superstition subsista jusqu'au Moyen Âge et fut combattue par l'Église.
MangonneauSorte de catapulte fréquemment utilisée au XVe. Il portait à une extrémité de son levier une poche pour loger le projectile, et, à l'autre, un fort contrepoids.
ManicleGantelet, plus précisemment garde du gantelet.
ManoirDemeure à la tête d'un domaine agricole appartenant à un propriétaire de fief, noble ou non, ne possédant pas les droits seigneuriaux permettant d'élever un château muni de défenses importantes: tours, donjon, etc.
MaireDu latin maior, le plus grand. Membre d'une communauté rurale qu'il dirige au nom du propriétaire ou de l'intendant.
Maison forteDemeure munie d'organes défensifs mais dont le possesseur ne détient pas les droits seigneuriaux.
MalbergFigure dans la loi Salique pour désigner l'éminence où se tient le tribunal, le mallus, des libres francs qui juge après avis des rachimbourgs. Terme germanique latinisé.
MaimbourDu germanique mund ; latinisé en mundeburdium. Protection d'un puissant sur celui qui se met en sa dépendance.
Main d'oeuvreService dû au propriétaire foncier par les tenanciers des manses.
Mainmortable ou MortaillableSe disait d'un serf sujet au droit de mainmorte.
MainmorteImpossibilité, pour un individu, de transmettre librement son héritage. Droit pour le seigneur d'hériter, en totalité ou en partie, de cet héritage. Taxe payée dans ce cas au seigneur, par les héritiers, pour disposer des biens du défunt: tête de bétail (meilleur catel), somme fixe... Parfois (au XIIIe s.), propriété ecclésiastique (l'Église, comme corps, n'a pas de succession).
MesseService eucharistique où le prêtre consacre le pain et le vin en corps et sang du Christ en union avec les fidèles.
MeurtrièreOuverture étroite pratiquée dans le mur d'un ouvrage fortifié pour permettre l'observation et l'envoi de projectiles.
MentonnièrePièce que l'on attachait, au milieu du XVe, devant la barbute et qui protégeait le nez et le bas du visage.
MerlonPartie pleine d'un rempart entre deux créneaux.
MerrainBois de charpente.
MemoriaMonument consacré au souvenir de quelqu'un. Édicule funéraire abritant la tombe d'un personnage important.
MeneauTraverse ou montant divisant un fenêtre.
MenhirMonument mégalithique formé d'un seul bloc de pierre dressé.
MenseRevenu ecclésiastique. La mense abbatiale est la partie des revenus monastiques attribuée à l'abbé (laïque le plus souvent); la mense conventuelle la partie réservée à l'usage des moines.
MeisDu latin mansus. Mot dialectal repris par les historiens pour désigner, au moment du fractionnement des manses, aux XIe-XIIe siècles, la partie centrale séparée du reste.
MilleMesure maritime valant environ 1852 mètres. En Angleterre, on distingue ce mille nautique du mille terrestre de 1609 m.
MilliaireBorne routière romaine où les distances sont libellées en milles; le mille contient mille pas et vaut 1482 mètres.
MimeRécit ou discours burlesque, déclamé et joué par un acteur.
MineDu bas latin mina, du latin classique hemina; du grec hêmina. Mesure de capacité variable pour les grains et les farines. La mine de la région parisienne valait environ 78 litres.
MinistérialOriginairement le membre de la familia d'un propriétaire, donc esclave, mais ayant certaines charges, donc certaines compétences (maire, artisan, doyen). Le ministérial désigne ensuite: un serviteur domestique (libre ou non), souvent spécialisé dans un métier ou un officier subalterne détenteur d'une part de l'autorité publique ou encore un agent seigneurial ayant une fonction de police ou d'administration. ou enfin une catégorie de serfs chargés de services privilégiés, avant tout le service militaire; ils forment en Allemagne (XIe siècle) une classe héréditaire dont les membres sont généralement chevaliers et dont les éléments supérieurs accèdent à la noblesse.
MiracleDu latin miraculum, prodige. Le terme apparu à la fin du XIe siècle designe un genre dramatique médiéval de forme généralement brève, il fut éclipsé par la vogue du mystère.
MiséricordeDague à lame mince et à deux tranchants. A l'origine une épée très courte. Destinée à se glisser dans les défauts de l'armure.
MissaticumRégion d'inspection des missi dominici chargés par le roi ou l'empereur de multiples tâches, parmi lesquelles le contrôle des fonctionnaires locaux. Un missaticum comprend en général plusieurs pagi.
Missus ou Missi DominiciEnvoyés, représantants du pouvoir central carolingien, chargés de surveiller les autorités locales; ils vont généralement deux par deux: un laïc (comte) et un ecclésiastique (évêque). Leur tournée d'inspection se fait dans un missaticum regroupant plusieurs comtés.
MistralCollecteur d'impôts, qui percevait le tiers des produits des actes de justice relatifs aux habitants du mandement. Cette charge est héréditaire et peut passer à une femme par héritage. Le mistral touche des revenus proportionnels aux recettes de la châtellenie. Son intérêt étant que celles-ci soient les plus élevées, il empêche le châtelain de détourner des fonds et donc de léser le Dauphin. Le mistral devait veiller au bon état des chemins, il devait entretenir les moulins delphinaux qui dépendaient de sa mistralie et quand une réparation était nécessaire, le mistral avait le droit, avec l'assentiment du châtelain, de prendre des troncs de chênes dans la forêt de Servette.
MistraliePartie du mandement sur lequel le mistral exerçait son office.
Motte ou Motte CastraleDu latin mota. Élévation artificielle ou naturelle sur laquelle est construite une fortification; fortification.
MoulinDans les royaumes barbares, la diminution de la main-d'oeuvre esclave nécessite le remplacement du moulin à bras par le moulin à eau qui permet une grande économie de main-d'oeuvre. Il importe donc, dans les textes de cette époque, de distinguer les deux types.
MonaitaireFonctionnaire royal, puis serviteur d'un grand, laïc ou ecclésiastique, qui frappe monnaie.
MonastèreCommunauté de moines ou de moniales, établissement où des religieux ou religieuses vivent en communauté, selon une règle et sous l'autorité d'un abbé ou d'une abbesse.
MonogrammeRéunion en un seul signe de plusieurs lettres d'un nom propre royal. Apposé au bas d'un diplôme royal en signe de validation, il tient lieu de signum.
MonophysismeDoctrine qui insiste si fortement sur l'unité de la personne du Christ incarné qu'elle ne distingue plus ses deux natures, humaine et divine.
MortierMélange de chaux, de sable et d'eau qui sert à lier les pierres.
MotetPièce musicale à une ou plusieurs voix apparue au XIIIe siècle. Le motet peut être religieux ou non, il est parfois soutenu par des instruments.
MoineauPetit blockhaus ou avant-corps placé au pied d'une courtine et en général garni de meurtrières.
MoellonPierre, non taillée ou grossièrement taillée, de petites dimensions.
MoineDu latin monacus du grec monos, seul. Membre d'un ordre à voeux solennels vivant en communauté dans une maison religieuse soumise à la clôture pour y louer Dieu par le renoncement aux biens de la terre, l'ascèse et la prière. Le moine prête trois voeux perpétuels: pauvreté, chasteté, obéissance. L'accès des moines à la prêtrise est exceptionnel durant le Haut Moyen Age. On notera donc que le monachisme n'est pas lié à la cléricature et que tous les religieux ne sont pas des moines: franciscains ou dominicains des ordres mendiants.
ModillonsCorbeaux ornés soutenant une corniche d'une abside de type roman. Ils représentant souvent des figures humaines licencieuses grimaçantes en alternance avec des animaux ou monstres du bestiaire roman, symboles du combat perpétuel entre le Bien et le Mal.
Mur de refendMur porteur d'un bâtiment formant une division intérieure.
MuidDu latin modius. Mesure de capacité pour les liquides et les solides; de valeur variable selon les temps et les lieux, le muid a presque toujours une capacité considérable, de l'ordre de plusieurs centaines de litres: il contient, à l'époque romaine, 8 l 67 cl, à l'époque mérovingienne environ 34 litres, après la réforme de Charlemagne environ 52 litres.
MystèreOn trouve le terme formé sur le latin mysterium, du grec mustêrion, de mustês, signifiant initié, sous la forme mistere dès le XIIe siècle chez Gautier d'Arras . Genre dramatique médiéval, imitation de l'histoire sainte, qui s'adresse au peuple et joué principalement par des mimes et des jongleurs.
NefPartie de l'église, de l'entrée principale à la croisée du transept; peut être flanquée de 2 ou 4 bas-côtés. Type de bateau.
NervureGrosse moulure d'une voûte, en particulier d'une voûte gothique. Les nervures sont, en général, la partie visible des arcs constituant l'ossature de cette voûte.
NestorianismeDoctrine hérétique qui, avec le patriarche Nestorius (condamné en 431) distingue à ce point les deux natures du Christ incarné (humaine et divine) qu'elle admet difficilement l'unité de sa personne. La Vierge est mère du Christ et non mère de Dieu.
NeumeDu latin médiéval neuma, altération du grec pneûma, souffle. Signe de notation musicale que l'on trouve dans les livres liturgiques du IXe au XIVe siècles.
NicheRenfoncement dans l'épaisseur d'un mur, théoriquement destiné à recevoir un élément décoratif, et son encadrement.
NobilisCe substantif latin peut désigner, selon les cas, un grand d'un royaume ou d'une province, un homme éminent, un notable, un personnage inférieur aux principes et supérieur aux milites, aux simples hommes libres, au populus vulgaris, aux villani, aux rustici, aux non nobles..
NoblesseOn peut admettre qu'une classe dominante ne mérite le nom de noblesse que si elle réunit deux conditions: d'abord la possession d'un statut juridique propre, qui confirme et matérialise la supériorité à quoi elle prétend; en second lieu, que ce statut se perpétue par le sang-sauf, toutefois, à admettre, en faveur de quelques familles nouvelles, la possibilité de s'en ouvrir l'accès, mais en nombre restreint et selon des normes régulièrement établies. Selon cette définition, la noblesse au Moyen Age a connu de grandes variations selon les temps et les lieux.
Noblesse CarolingienneGroupe, aux contours très flous, d'individus et de leurs familles, riches en terres, puissants, capables de combattre ou de rassembler autour d'eux un certain nombre de combattants et d'obtenir de la faveur royale des charges importantes.
NoneOffice monastique qui se chante ou se récite à la fin de la neuvième heure de la journée, c'est-à-dire aux alentours de 15 heures selon les saisons. Ramené vers midi au XIIIe siècle: d'où l'anglais noon, afternoon. Neuvième partie des revenus prélevés après la dîme
NonesLe 5 du mois (ou le 7 en mars, mai, juillet, octobre).
NotaireScribe de chancellerie.
NotificationEn diplomatique, précède l'exposé.
NourriIndividu qu'un chef nourrit, moyennant un serment et les prestations d'un service (militaire).